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Charlize Theron : "Sean Penn, c'est l'amour de ma vie !"

Publié le 21 mai 2015

Dans le dernier "Mad Max", l'actrice sud-africaine Charlize Theron se retrouve à des années lumières de la mannequin sophistiquée qu'elle est dans la publicité Dior. Rencontre avec cette femme caméléon, jeune maman comblée, amoureuse de l'homme de sa vie : Sean Penn.

Après sa performance dans Monster – qui lui avait permis de décrocher en 2004 l’Oscar de la meilleure actrice – Charlize Theron se métamorphose de nouveau dans Mad Max : Fury Road, du réalisateur australien George Miller, où elle arbore cheveux rasés, corps de baroudeuse body-buildé, scarifié, brûlé, mutilé…

France Dimanche : Vous êtes méconnaissable dans le dernier Mad Max…
Charlize Theron : C’est pour ça que j’aime exercer ce métier. C’est très agréable de prendre le public à contre-pied.

F.D. : Il y a un rôle qui semble vous tenir à cœur depuis quelques mois, celui de mère. Qu’avez-vous appris de votre enfant ?
C.T. : Mon fils ne m’a rien appris du tout. [rires] Je pense juste que nous avons tous tendance à perdre notre capacité d’émerveillement en grandissant. Grâce à lui, je redécouvre cette faculté et adore chaque instant passé en sa compagnie. Pour autant, mon fils n’est en rien différent des enfants de son âge. Quand je suis avec lui, je vis des bonheurs simples. Comme le voir manger une sucette ou une glace ! L’idée de lui commander un dessert me réjouit d’avance !

F.D. : Parlez-nous de l’effet Sean Penn…
C.T. : J’étais déjà très heureuse et épanouie quand j’ai rencontré Sean. Je pense que c’est pour cela qu’il est tombé amoureux de moi, parce que j’étais quelqu’un qui générait une dose saine d’amour-propre et de confiance en soi ! [rires] J’aime Sean et j’aime notre relation car nous rendons nos vies meilleures. Pour autant, il ne remplit pas un vide chez moi, et je ne remplis pas un vide chez lui. Nous sommes tout simplement deux adultes très sains d’esprit, et passons des moments fabuleux ensemble. Je suis très contente d’être mère, d’avoir rencontré l’amour de ma vie, de pouvoir continuer ma carrière dans le cinéma, et il n’y a pas une minute qui s’écoule sans que je réalise la chance que j’ai.

F.D. : Avez-vous peur du futur, d’autant plus que vous êtes jeune maman ?
C.T. : Comme tous les autres parents, je me pose un tas de questions ! Même si j’étais consciente de certaines choses auparavant, je pense que la maternité m’a donné un sens plus poussé des responsabilités. Je veux tout mettre en œuvre pour essayer de laisser à mon fils un monde en meilleur état qu’il ne l’est. Je pense que les enfants sont vraiment une source d’inspiration. Je me rends compte notamment que, dans la lutte que je mène contre le sida, mon fils m’a insufflé une nouvelle énergie pour ce combat. Je veux vraiment arriver à éradiquer cette maladie pour sa génération. En tant que Sud-Africaine, je suis bien placée pour connaître les ravages qu’a pu faire ce fléau…

F.D. : Vous êtes née dans les faubourgs de Johannesburg, à Benoni. Qu’est-ce qui a bien pu vous donner envie de devenir actrice ?
C.T. : On avait beau habiter dans un trou à rats, nous étions quand même équipés d’une machine à laver et de la télévision. Le problème, c’est que les programmes cessaient d’être diffusés à 21 h. Jusqu’au jour – béni – où mes parents ont investi dans un magnétoscope. J’avais 9 ans. Je me souviens que le premier film que nous avons loué en vidéo était Splash, avec Tom Hanks. J’ai probablement dû visionner cette comédie une centaine de fois. Je me prenais pour Daryl Hannah, au point de m’enfermer des heures dans la salle de bains. Mon grand fantasme, c’était de voir mes gambettes se métamorphoser en queue de sirène.

Charlize Theron : "Je n’ai pas eu toutes mes dents avant l’âge de 11 ans"

F.D. : Vous avez déclaré un jour : « Je n’ai pas eu de cheveux jusqu’à l’âge de 4 ans. J’étais un gros bébé chauve avec une tête disproportionnée. » D’une certaine manière, vous étiez un alien…
C.T. : Et pour ne rien arranger, je n’ai pas eu toutes mes dents avant l’âge de 11 ans ! Bref, j’avais vraiment un look étrange ! Et comme j’étais en plus très grande avec un teint très pâle, et que je portais des lunettes, je vous laisse imager la dégaine !
F.D. : Comment vous imaginez-vous à 50 ans ?

C.T. : Honnêtement je n’en ai aucune idée ! Ce que je sais, c’est que j’en aurai bientôt 40 et que des changements inéluctables s’opèrent. Comme n’importe quelle femme, il y a des jours où c’est plus facile que d’autres de se regarder dans un miroir. J’ai sous les yeux ma mère, qui prend de l’âge avec beaucoup d’élégance. Son secret est qu’elle fait peur au temps qui passe. À un moment, elle a dû regarder l’âge en face, et lui a dit d’aller se faire foutre ! [rires] Elle a 62 ans, et c’est un exemple pour moi. Mais elle vous le dira : vieillir, c’est pas pour les poules mouillées !

Propos recueillis par Frank Rousseau

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