France Dimanche > Actualités > Charlotte Gainsbourg : Hantée par la mort de ses proches !

Actualités

Charlotte Gainsbourg : Hantée par la mort de ses proches !

Publié le 12 octobre 2014

L’actrice, qui a perdu son papa à l’âge de 19 ans, ne se remet pas de la disparition de Kate Barry, sa sœur, le 11 décembre 2013...

Dans le numéro du 24 janvier 2014 du magazine Elle, l’actrice pose, superbe, naturelle, en toute confiance pour Kate Barry… Cette séance de photos réalisée le 30 novembre 2013, que Charlotte Gainsbourg a accepté de voir publier, sera la dernière rencontre qu’elle a eue avec la grande photographe, fille de Jane Birkin et du compositeur John Barry. À la fin de ce moment de bonheur partagé, les deux sœurs s’étaient promis de se revoir bien vite…

Hélas, les retrouvailles n’ont jamais pu se faire et ne se feront plus : quelques jours plus tard, le 11 décembre, la célèbre portraitiste de 46 ans était retrouvée inanimée dans la cour de son immeuble, situé dans le XVIe arrondissement de Paris, après avoir chuté d’une fenêtre de son appartement au 4e étage.

->Voir aussi – Serge Gainsbourg : 25 ans déjà !

Une disparition soudaine, un coup terrible dont la comédienne ne s’est pas remise : « Cela fait six mois que ma sœur est morte, et je suis toujours abasourdie, vient-elle en effet de confier dans L’Express styles. Pour l’instant, la vie est un brouillard total, je n’ai plus aucun repère. Je dois arriver à me reconstruire. »

Charlotte Gainsbourg horizontale

Loque

Ceux qui ont perdu un proche savent combien il est difficile d’accepter qu’un être qu’on a aimé ait, pour de bon, tiré sa révérence. Son visage, sa voix, ses sourires, ses confidences, ses larmes et ses colères aussi, son amour surtout, ont disparu pour toujours, et rien ne le ramènera dans le monde des vivants.

Ceux qui ont connu le deuil savent aussi que les premiers temps de l’absence, l’évidence de la mort tente vainement de se frayer un chemin dans leur cœur, une période où, finalement, plus rien ne compte, même pas sa propre vie : « Je pense que le départ de ma sœur a tellement bouleversé mon existence que je ne sais plus trop ce qui pourrait m’effrayer maintenant. Ma propre mort ne me fait plus peur, je me sens vraiment ailleurs en ce moment, je suis uniquement tournée vers elle », a encore expliqué l’actrice.

Bien sûr, il faut continuer, au moins pour ceux qui restent. Charlotte a sûrement conscience qu’elle ne doit pas oublier ses trois enfants, Ben, 17 ans, Alice Jane, 12 ans, et Joe, 3 ans, et qu’elle peut compter sur son compagnon depuis 1991, le comédien et réalisateur Yvan Attal. Et puis, il y a son métier, qui lui tient à cœur mais qui, parfois, peut faire resurgir les affres du chagrin : dans Trois cœurs, un film de Benoît Jacquot, avec Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve et Benoît Poelvoorde, sorti le 17 septembre, il est justement question d’une relation très forte entre deux sœurs !

Pour la star, qui a déjà eu la douleur de perdre très jeune son cher papa, difficile, quand le sort s’acharne, de ne pas être hantée par la disparition de ses proches ! « J’avais 19 ans quand mon père est mort. Je pensais que je ne m’en remettrais pas, confiait-elle en octobre 2013 à Vanity Fair. Je ne peux pas dire que j’aie suivi un parcours de deuil. Je ne sais pas s’il y a un parcours typique. J’ai fait comme s’il était encore là. Tout ce qu’il avait touché, jusqu’à la rue de Verneuil elle-même, il fallait le mettre au coffre. Je me souviens de ma chienne, qui avait bouffé son agenda. C’était la pire chose qu’elle pouvait faire. Tous ses objets étaient complètement sacrés. »

Avec un père aussi célèbre que Serge Gainsbourg, dont les fans éplorés venaient chaque jour déposer des fleurs devant sa porte, comment la jeune fille fragile qu’elle était alors aurait-elle pu réussir à apaiser sa peine ?

« Le perdre à cet âge-là… Pendant des années, j’étais une loque, a encore confié Charlotte. Yvan m’a récupérée très peu de temps après, et il a eu la patience d’attendre, je ne sais pas… dix ans… que, petit à petit, j’émerge. Il y avait aussi une complaisance dans le malheur. Les premières années, j’avais l’impression de l’entendre à la radio tout le temps, d’être sans cesse confrontée au fait qu’il était mort. Les gens n’ont pas toujours la possibilité d’écouter la voix de quelqu’un qui n’est plus là. C’est très dur. La voix, c’est ce qu’il y a de plus vivant. »

Charlotte Gainsbourg facePar-delà la mort, l’œuvre de Serge Gainsbourg continue de plaire aux jeunes générations. Quant aux exceptionnels clichés de Kate Barry dans les domaines de la mode ou du portrait, gageons qu’ils seront encore longtemps présentés au public…

Une notoriété qui, si elle n’aide pas la famille à faire son deuil, les rend tout de même éternels…

Clara Margaux

À découvrir