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Charlotte Gavard : « Miss Élégance France ne tourne pas qu’autour de la beauté. »

Publié le 5 février 2019

Le 19 janvier, Charlotte Gavard, 18 ans, a été élue Miss Elégance France 2019. Elle nous raconte.

« Miss Élégance France 2019 est Miss Élégance Rhône-Alpes », lâche le Président national du Comité, Eddy Lefaux, ce samedi 19 janvier.

Sur la scène du Théâtre de Bourg-Lès-Valence (Rhône-Alpes) où elle a obtenu sa précédente écharpe, Charlotte Gavard, Bourcaine elle-même, est ovationnée.

À seulement 18 ans, celle qui se voit devenir assistante sociale vient de réaliser un de ses rêves : devenir celle qui promouvra pendant un an les valeurs régionales et de patrimoine chères aux organisateurs de ce concours.

Rencontre avec l’heureuse gagnante.

France Dimanche : Pourquoi avez-vous choisi de participer à Miss Élégance France, et non pas à d’autres concours comme Miss France ?

Charlotte Gavard : Les valeurs ne sont pas les mêmes. Le comité de Miss Élégance France ne tourne pas qu’autour de la beauté. L’élégance désigne aussi la beauté intérieure, la manière de se tenir ou encore l’intelligence. Au travers de ce concours le comité promeut également des valeurs plus familiales et régionales que Miss France. Pendant la semaine de préparation par exemple, nous avons visité la région avec les dix-neuf autres candidates. Bien sûr, je la connaissais déjà vu que j’ai grandi ici. J’ai tout de même pu découvrir la cave à vin de l’Hermitage que je n’avais visité jusqu’alors. Madame Le Maire nous a également accueillie à la Mairie.

FD : Que souhaitez-vous faire durant votre mandat ?

CG : J’ai déjà pas mal de sorties officielles de prévues. La prochaine, c’est au Salon de l’Agriculture. Je vais également participer à un Moto Tour de deux jours pour l’association ESU dont je suis la marraine. La personne qui tient l’Association est partenaire de l’élection et elle est elle-même atteinte de cette maladie (syringomyélie). Comme je suis assez proche d’elle, j’ai souhaité utiliser mon titre et ma notoriété pour l’aider. Sans oublier que l’objectif final de mon mandat, c’est de participer à un concours international pour représenter la France.

FD : Quel a été votre atout durant cette élection ?

CG : On avait toutes un petit « truc » qui nous différenciait. Je pense que le mien a été simplement de rester moi-même. Le plus, c’est que j’ai fait du Twirling Baton pendant quatre ans. Je pense que ça m’a aidé durant les chorégraphies. Lorsque j’ai commencé les Miss, j’ai choisi d’arrêter. Le lycée, les Miss et le Twirling Baton, ça faisait un peu trop pour moi.

FD : En tant que Bourcaine, vous avez été élue devant votre public.

CG : Ma première élection était dans le même théâtre. C’était vraiment un honneur de revenir dans le théâtre de ma ville. Il m’a porté chance. Lorsque j’ai été élue, j’ai vu ma mère qui pleurait au premier rang avec ma petite sœur. J’avais envie de leur sauter dans les bras.

FD : Comment ont réagi les autres candidates ?

CG : Très bien. Au moment des photos, on a même fait un câlin collectif. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur car l’année dernière, les participantes n’étaient pas venues féliciter la gagnante. Il faut dire que pendant la semaine de préparation, on était toutes très soudées. On ne sentait pas du tout la compétition. C’était une aventure humaine très forte.

FD : Qu’est-ce qui vous a donné envie à l’origine de devenir une Miss ?

CG : J’aime bien être bien habillée et bien coiffée. Je fais tout le temps les magasins. Devenir une Miss, c’était pouvoir lier cette passion à un travail associatif auquel je suis très attachée. C’était fait pour moi.

FD : Oui, car vous souhaitez devenir assistante sociale…

CG : Oui. Je souhaiterais travailler dans la protection de l’enfance. Personnellement, j’ai eu de la chance : j’ai grandi dans une bonne famille. Dans les familles de mes camarades de classe de mon lycée de quartier, ce n’était pas toujours le cas. Ce n’était pas forcément facile à la maison pour eux. Je me suis dit que je voulais les aider à mieux vivre.

FD : Comment allez-vous lier votre mandat à vos études ?

CG : Actuellement, je suis en première année de BTS. Comme je suis assidue dans mon travail, le lycée est compréhensif et me fait confiance. Je vais tout faire pour allier les deux.

Julia NEUVILLE

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