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Christine Bravo : Mystère autour de la dépouille de son père !

Publié le 2 mai 2021

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Une décennie après la mort d'Antonio, le père de Christine Bravo, ses restes ne reposent toujours pas à l'endroit demandé dans ses dernières volontés…

Il y a onze ans, l'animatrice fantasque perdait pour longtemps sa légendaire joie de vivre après la disparition de son père. En avril 2010, Antonio Bravo, natif de Tolède, en Espagne, succombait à un cancer à l'âge de 79 ans, après avoir fumé beaucoup trop de cigarettes. Et sa fille chérie, de laquelle il était très proche, se retrouvait le cœur brisé…


Car Antonio était son héros. Et même « l'homme de sa vie », comme elle vient de le confier le 31 mars lors d'une interview bouleversante dans l'émission L'Instant De Luxe, diffusée sur Non Stop People.

L'ex-cheffe du mythique programme Frou-frou, que l'on pouvait voir sur France 2 au début des années 90, éprouvait une passion pour l'auteur de ses jours, une passion qui l'avait amenée à écrire un livre sur lui, sur sa famille, L'Adieu à Tolède, paru en 1995 aux éditions Flammarion. À l'occasion de la promotion de cet ouvrage, elle l'avait ainsi décrit : « C'est un véritable Espagnol, un gueulard latin qui crie quand il n'est pas content, quand il a du chagrin, quand il est heureux, pour tout et pour rien et qui aime toucher, serrer dans ses bras, qui est vantard, fier, mais courageux, brave avec un cœur gigantesque. »

Ce père au cœur immense avait quitté son pays natal pour fuir le régime de Franco et s'était réfugié en France, là où naîtra Christine. Maçon de profession, il lui avait transmis sa joie de vivre et son mépris des conventions et de la norme…

Sa disparition, elle ne s'en remet toujours pas. Le temps a beau avoir passé, la blessure reste là, intacte. « Je refuse de me souvenir de l'année où est mort mon père, je ne sais pas, je ne veux ni savoir le mois, ni l'année, je fais un blocage ! » a-t-elle confié à Jordan de Luxe.

Elle souhaite d'autant moins le savoir qu'elle s'était beaucoup occupée de lui lorsque sa maladie avait été découverte. Elle lui avait trouvé les meilleurs spécialistes et l'avait fait opérer par un médecin qui l'avait « prolongé de cinq ou six ans », a-t-elle dit dans la même interview. Aussi, au moment de le voir pour la dernière fois après que le croque-mort eut fait son travail en rendant présentable le disparu, Christine avait flanché. Elle n'avait pu se recueillir devant sa dépouille… Au grand mécontentement du thanatologue qui avait longuement et habilement maquillé le défunt, expliquant à Christine qu'il lui avait « fait les cils » et mis « du coton dans les joues »… Mais elle n'avait pu supporter l'idée de le voir dans cet état, refusant de garder gravé en elle cette dernière image de cet homme qu'elle aimait tant, cette ultime vision de lui, dégradé… « Taisez-vous ! » C'est avec ces mots pleins de larmes que s'était terminé ce rendez-vous, duquel l'animatrice était repartie brisée…

Tellement brisée, que quelque temps plus tard, à l'époque des obsèques, elle n'a pas eu la force de s'occuper de toutes les tracasseries administratives liées à sa disparition. Anéantie par son chagrin, elle n'est pas parvenue à ouvrir droit aux dernières volontés du défunt ! Et ce sentiment de culpabilité l'empêche sans doute encore aujourd'hui de faire son deuil.

Antonio voulait en effet passer son éternité dans un lieu très précis, auquel il était particulièrement attaché… « Je ne suis pas contente avec ça, parce que mon père m'avait demandé que ses cendres soient répandues en Auvergne, dans la ferme où il avait été pendant la Résistance française, et je le lui avais promis, a-t-elle confié toujours dans L'Instant De Luxe. Mais il n'y a rien eu à faire… Ils l'ont emmené dans une boîte et l'ont foutu… dans un bled ! »

Qui sont ces « ils », et pourquoi n'ont-ils pas respecté le souhait d'Antonio ? Cela reste un mystère. Mais Christine est aujourd'hui bien décidée à réparer cette erreur. Elle a en effet pris la décision d'aller chercher sa dépouille, et de la déplacer à l'endroit où il voulait rester pour toujours ! « Je vais aller le déboulonner ! a-t-elle affirmé. Il paraît qu'il y a une plaque, je m'en fous, je vais y aller, et je vais le mettre en Auvergne ! »

Christine est consciente que cette démarche est interdite. De même qu'elle sait que l'on ne peut pas répandre les cendres n'importe où. Mais celle qui a passé son enfance à se faire renvoyer des établissements scolaires qu'elle fréquentait en raison d'indisciplines et de rébellions ne compte pas se laisser dicter sa loi… par la loi ! On peut déplacer des montagnes au nom de l'amour. Pourquoi pas des cendres ?

Laurence PARIS

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