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Christine Bravo : Victime d’une fusillade !

Publié le 12 septembre 2018

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Soudain, un homme a ouvert le feu avec un revolver dans le bar marseillais que Christine Bravo fréquentait.

Il fait chaud, très chaud, cet après-midi-là dans le quartier du Panier, le plus ancien de la ville, cœur battant de Marseille.

C’est dans ses rues que, depuis des siècles, les vagues d’immigration sont venues s’échouer.

Mais le coin a bien changé ces dernières années.

Les bâtisses aux murs lézardés ont été réhabilitées, des lieux culturels inaugurés, si bien que l’endroit est devenu un symbole de mixité.

Les habitants de cette zone populaire y côtoient des bobos parisiens surmenés, lassés par le rythme trépidant de la capitale et venus profiter du soleil et de la mer toute proche, ainsi que des touristes, flânant de bar en bar dans cet univers si typique.

Seuls les personnages de Pagnol disputant une partie de cartes en sirotant un pastis manquent au tableau.

Intimidation

Et, au nombre des visiteurs venus prendre un verre pour oublier la canicule, figure un visage connu des lecteurs de France Dimanche : celui de Christine Bravo.

Parmi tous les bistrots aux terrasses bondées, l’animatrice a fait son choix. Elle s’assied et s’apprête à commander un verre.

L’ambiance semble bon enfant, d’ailleurs Le Panier, même si une bagarre y éclate parfois et que quelques dealers passent par là, n’a pas (ou plus) la réputation d’être un coupe-gorge. 

Mais soudain des détonations se font entendre.

Au murmure paisible et régulier, ponctué de rires, des conversations, succèdent des cris de panique.

Tandis que des clients effrayés s’accroupissent derrière leurs chaises, comme si elles pouvaient les protéger de balles pas perdues pour tout le monde, que d’autres se mettent à courir en tous sens, un homme s’enfuit vers le dédale des ruelles voisines. 

La scène n’aura duré que quelques secondes, si bien que Christine n’a peut-être même pas eu le temps de s’apercevoir qu’elle venait de se retrouver prise au cœur d’une fusillade. 

Pour bien comprendre le drame auquel elle vient d’échapper, la journaliste a peut-être lu l’article que l’un de ses confrères, reporter à La Provence, a consacré à ce fait divers dans le quotidien régional.

« Un inconnu est entré au beau milieu de la journée dans un petit bistrot, place de Lenche, avant de tirer au moins à quatre reprises avec son revolver. »

Et l’auteur d’ajouter que c’est « par miracle qu’aucun des clients présents dans le bar n’a été touché par les tirs ».

Pour l’instant, à l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune hypothèse n’est écartée quant au mobile de cette agression, toujours selon La Provence : « Il pourrait s’agir d’une bagarre d’ivrognes qui dérape ou d’une tentative d’intimidation pour d’autres raisons. »

“Barbecue”

Un événement qui vient rappeler, entre autres, à Christine Bravo, que si la cité phocéenne est devenue très tendance, la Canebière n’a toujours rien d’un long fleuve tranquille.

Les people, peut-être grâce au TGV qui permet de relier les deux ennemies jurées, Paris et Marseille, en l’espace de trois heures, sont de plus en plus nombreux à faire une pause au bord de la Grande Bleue. 

Mais ils ne doivent pas oublier pour autant une triste réalité.

Selon les statistiques, Marseille serait la première ville de France en termes de délinquance.

Rien que pour l’année 2016, 34 personnes sont tombées sous les balles de tueurs cagoulés ou casqués.

Les cités des quartiers Nord, où différents gangs défendent par tous les moyens leur lucratif trafic de drogue, sont considérées par beaucoup comme des « zones de non-droit ». 

En mai, une patrouille de police qui avait osé déranger les tueurs en pleine action avait été mise en joue par ces derniers, armés de fusils d’assaut.

Les victimes de règlements de comptes sont souvent brûlées dans des voitures volées, pour rendre leur identification plus complexe.

C’est ce que les spécialistes appellent un « barbecue »…

Quoi qu’il en soit, on aurait pourtant pu penser que voir un inconnu défourailler son arme au hasard aurait incité Christine à se cacher Sous les jupons de l’histoire, l’émission qu’elle présente sur Chérie 25, mais il n’en est rien.

Bien qu’ayant évité le pire, elle a choisi de prendre cette scène de violence avec une légèreté qui en surprendra plus d’un. 

Sans doute parce qu’il aura suffi d’un court séjour sur la « planète Marseille » pour que l’animatrice tombe amoureuse de ce monde à part.

Elle a même tenu à partager son coup de cœur avec ses followers, en postant un message sur Twitter le 6 août : « J’ai vraiment adoré mon week-end. La beauté des calanques, le Mucem [Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, ndlr], la gentillesse des Marseillais. Et pour mon dernier jour au Panier, cerise sur le gâteau, j’ai eu droit à une VRAIE fusillade ! J’ai cru à une caméra cachée ! Ben nan ! »

“Folkore”

Les smileys ponctuant cette ode au « folklore » local tendent à confirmer que l’ex-Froufrouteuse a pris à la rigolade les coups de feu tirés sous ses yeux.

À la lecture de ce texte, on en viendrait à se demander si Christine a bien compris qu’il ne s’agissait pas là d’une animation organisée par l’office de tourisme local, mais bien d’une fusillade dans laquelle elle, comme ses voisins de terrasse ou de comptoir, auraient pu perdre la vie.

Car le coupable, qui court toujours, ne tirait pas avec des balles à blanc…

Et si Marseille a, fort heureusement, bien d’autres facettes plus séduisantes à offrir, de telles scènes de violence qui, depuis Borsalino ou French Connection, ravissent les spectateurs dans les salles obscures, n’ont plus rien d’exotique dans la « vraie vie ».

Celle où les cadavres ne se relèvent pas quand le technicien dit : « Coupez ! »

Claude LEBLANC