France Dimanche > Actualités > Christophe de Koh-Lanta : “Des vautours autour de moi attendaient ma mort !”

Actualités

Christophe de Koh-Lanta : “Des vautours autour de moi attendaient ma mort !”

Publié le 25 juin 2015

Ce Nordiste de 30 ans, Christophe de Koh-Lanta, amateur de sports de combat, est plus à l’aise dans les épreuves physiques� que dans les jeux d’intrigue.

Originaire de Bergues, où a été tourné Bienvenue chez les Ch'tis, le prestataire en événementiel, Christophe de Koh-Lanta, a bien voulu évoquer pour nous les blessures dont il a souffert durant son séjour sur l’île, et, notamment, son problème de pied infecté.

Mais si l’aspect physique du jeu a beaucoup compté, le trentenaire a également souffert des rapports qu’il a entretenus avec les autres candidats…

France Dimanche (F.D.) : Comment réagissez-vous face à ceux qui vous parlent systématiquement du film de Dany Boon ?

Christophe (C.) : J’ai en effet habité à Bergues vingt-neuf ans. En fait, je trouve assez amusante la pseudo-notoriété qu’on a eue avec ce film. À l’époque, quand on rencontrait des gens du Sud, on disait qu’on venait d’une toute petite ville, pas loin de Lille, ou de Dunkerque, où je vis maintenant. Et aujourd’hui, tout le monde nous connaît !

F.D. : Quels souvenirs gardez-vous du tournage des Ch’tis ?

C. : C’était très sympa. J’ai assisté à quelques scènes qui m’ont marqué. Notamment celle où Dany Boon et Kad Merad vont faire pipi dans le canal. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de discuter avec eux. Mais je ne pense pas qu’ils s’en souviennent… Ils ont été très gentils.

F.D. : Qu’est-ce qui vous a poussé à participer à Koh-Lanta ?

C. : J’avais besoin de me lancer dans une aventure humaine et sportive. Cependant, je redoutais l’aspect stratégique du jeu. Je ne suis pas un expert de la survie, mais j’ai soif d’apprendre. Marc m’a montré comment faire du feu, comment pêcher. J’ai aussi découvert comment construire une cabane.

F.D. : Comment vous êtes-vous préparé avant de démarrer l’aventure ?

C. : Je n’ai rien fait de spécial. Je pratique de nombreux sports, en particulier ceux de combat. Je cours aussi beaucoup. Mais je réalise que la force musculaire ne suffit pas pour remporter Koh-Lanta. Le mental est également très important. Si c’était à refaire, je travaillerais un peu plus là-dessus. Je n’ai pas anticipé les embûches morales que l’on peut rencontrer.

F.D. : Quel genre d’embûches ?

C. : J’ai très mal vécu l’hypocrisie de certains candidats. Je suis d’accord avec Jessica quand elle dit que Cédric est faux. Mais il n’est pas le seul à être comme ça… Maintenant, je me dis que ça fait partie du jeu. C’est leur façon d’agir. Cela dit, je reste en bons termes avec eux, sans avoir d’affinités pour autant. Quant à Charlaine, nos relations étaient plutôt tendues.

F.D. : Que lui reprochez-vous ?

C. : Rien, vu qu’elle n’a justement pas fait grand-chose sur l’île ! [rires] Le plus dingue, c’est qu’elle me reprochait, à moi, de ne rien faire. C’est un comble ! J’ai seulement dû me reposer durant quatre ou cinq jours à cause de cloques au tendon d’Achille qui ont éclaté avant de s’infecter. Le médecin m’avait formellement demandé de rester calme, le temps que ça aille mieux, et de prendre des antibiotiques trois fois par jour.

Koh Lanta ChristopheF.D. : Vos ex-compagnons jaunes ont d’ailleurs profité de cette blessure pour vous éliminer, avant votre retour suite à la blessure de Margot. Comment l’avez-vous vécu ?

C. : Blessé, j’étais une cible facile. J’avais l’impression d’avoir des vautours autour de moi qui attendaient ma mort.

F.D. : Quels sont les meilleurs souvenirs que vous garderez ?

C. : Pour les bons moments, je repense surtout à ceux passés avec mon pote Sébastien. Ou encore les sorties en mer avec Marc. Je me souviens de mon premier poisson harponné. J’étais fier, heureux, et en même temps apeuré car il y avait un requin qui rôdait pas loin de nous.

F.D. : Pensez-vous que cette aventure vous a transformé ?

C. : Je ne sais pas trop. Je pense plutôt que j’ai évolué. En fait, c’est surtout le regard des autres sur moi qui a changé. Depuis mon retour de l’île, je suis devenu presque aussi célèbre que Dany Boon à Bergues ! [rires]

Philippe Callewaert

À découvrir