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Christophe de MasterChef : “Je suis à un âge où il faut se lancer des défis !”

Publié le 22 novembre 2013

Quelle que soit l’issue de l’émission, ce directeur financier de 45 ans a décidé de changer de vie et de vivre de sa � passion ��� : la cuisine.

ll n’est jamais trop tard pour aspirer à une nouvelle vie. À 45 ans, Christophe se dit enfin prêt à troquer son costume de responsable financier pour celui de chef. Motivé comme jamais, ce père de trois enfants (Adèle, 24 ans, Alexandre, 20 ans, et Emma, 9 ans) mise beaucoup sur son passage à MasterChef. Histoire surtout de prouver à ses proches et à lui-même qu’il est désormais bien fait pour ça.

France Dimanche (F.D.) : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous inscrire à l’émission ?

Christophe (C.) : je l’ai fait tout simplement parce que j’ai eu envie de changement. Je commençais à tourner en rond et je reste persuadé que MasterChef va donner un nouvel élan à ma vie. Ça fait des années que j’avais envie de tenter autre chose. Je suis arrivé à un âge où il est encore temps d’agir et de se lancer un nouveau défi. En cette période de crise, cela peut paraître un peu fou, mais c’est plus fort que moi.

F.D. : Pourquoi vous lancer dans la cuisine ?

C. : En tant qu’amateur d’art sous toutes ses formes, j’aurais très bien pu me lancer dans une autre voie. J’ai par exemple une énorme passion pour la peinture, mais c’est la cuisine qui a pris le dessus. Ça ne s’explique pas. A posteriori, je pense avoir bien fait : car si je suis arrivé aussi loin dans l’émission, ce n’est sans doute pas par hasard.

F.D. : Comment avez-vous atteint un tel niveau ?

C. : J’ai toujours aimé cuisiner. Vers 13 ans, j’ai commencé à m’intéresser à la technique. Pour Noël, mes parents m’ont offert le livre d’un grand chef qui a été une vraie révélation pour moi. En tant qu’aîné d’une famille de six enfants, je me suis alors mis à donner un coup de main à ma maman, puisqu’elle n’avait évidemment pas le temps de faire des grands plats. Puis, dès que j’ai gagné de l’argent, j’ai pris des cours avec des professionnels.

F.D. : Pensiez-vous arriver aussi loin dans cette aventure ?

C. : Dès le départ, je me suis mis en tête de gagner. Au fil des semaines, je suis un peu redescendu sur terre en visant plus raisonnablement le top 10. Et si j’arrive dans les cinq meilleurs, je serai déjà très heureux ! Curieusement, plus j’avance, et plus je me remets en question.

F.D. : On vous reproche d’être arrogant. Qu’en pensez-vous ?

C. : En regardant les diffusions, je peux comprendre qu’on le pense. Mais mon attitude est surtout due à la fatigue et au stress. Je ne suis pas un méchant. Je sais juste ce que je veux. Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. J’assume donc complètement l’image que je dégage à l’écran. Certes, mon assurance me joue souvent des tours. Je suis parfois mon propre ennemi.

F.D. : Quels sont vos projets à l’issue de l’émission ?

C. : Quoi qu’il arrive, j’abandonne dès la fin de l’année mon poste de responsable financier pour tenter une nouvelle carrière dans la cuisine. J’ai même déjà un projet d’émission de télé «révolutionnaire » avec Séverine et Frédéric, deux autres candidats avec qui j’ai sympathisé. Nous avons trois personnalités qui se complètent et qui peuvent donner de très bons résultats. Nous nous sommes réellement trouvés ! Nous croyons dur comme fer en ce concept télévisuel unique en France, voire en Europe !

Propos recueilli par Philippe Callewaert

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