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Christophe Dechavanne : Patrice Carmouze lui a tourné le dos !

Publié le 6 février 2020

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© BESTIMAGE Christophe Dechavanne

Patrice Carmouze qui, depuis 1988, partageait tout avec l’animateur de 61 ans, a décidé de couper les ponts avec Christophe Dechavanne.

C’est une rupture aussi brutale qu’incompréhensible entre ces deux précurseurs du paysage audiovisuel français (Paf) que sont Christophe Dechavanne et Patrice Carmouze. Comment expliquer qu’une amitié indéfectible de trente-cinq ans se termine ainsi de façon aussi subite ? Qu’a-t-il bien pu se passer entre eux pour qu’ils en arrivent là ? Souvenez-vous. Ce duo si complémentaire avait inventé à la fin des années 80 une télévision festive et imprévisible où le scandale alternait avec les éclats de rire. C’était Ciel, mon mardi !, un talk-show devenu culte qui a révolutionné le Paf et qui a ringardisé bien d’autres émissions de la télé de papa. Chimpanzés sur le plateau, lâcher de cochons sauvages, débat sur l’extrême droite qui finit en pugilat… Sans parler des araignées lâchées sur le dos de Patrice Carmouze, et les inventions testées en direct… que de fous rires !

Les deux compères osaient tout sans complexe, un ton novateur ouvrant la voie à d’autres animateurs décapants comme Jean-Luc Delarue. Même en dehors des plateaux, ils ne se quittaient pas et aimaient se retrouver lors de week-ends en famille à la campagne, deux jours de répit loin des caméras durant lesquels ils ne parlaient évidemment que de boulot ! Ils étaient de vrais amis, inséparables. Mais aujourd’hui alors que débute l’année 2020, Christophe Dechavanne, habitué à recevoir du temps de sa gloire, au moins 600 lettres de vœux, n’en comptait plus que quinze à la mi-janvier.


Une grosse déception pour l’animateur de 61 ans ! Il doit bien se rendre à l’évidence, les années ont passé et il est tombé dans les oubliettes même s’il présente encore ponctuellement des émissions sur la première chaîne, comme Je suis une célébrité, sortez-moi de là ! ou Animal Academy. Persuadé qu’il est mis à l’écart en raison de son âge, il a bien du mal à se faire une raison. Mais ce qui le chagrine le plus, c’est de ne pas avoir reçu de SMS de Patrice Carmouze pour la nouvelle année, comme il l’a confié sur les ondes de RTL durant à la bonne heure ! 

Une indifférence vraiment dure à encaisser. Profondément vexé d’être snobé par son pote de toujours, il ne peut s’empêcher de penser à ce qu’ils ont imaginé ensemble, ce « magazine d’humeur et d’humour », comme le décrivait Christophe au moment de son lancement en 1988, durant lequel les deux électrons libres ne s’imposaient aucune limite. Du jamais vu dans le poste ! Tout pouvait y être dit où presque au cours d’émissions à thème, propres à faire grimper l’audimat. Une liberté que le jeune homme pressé du Paf d’alors encourageait en invitant à l’antenne des personnages sulfureux qu’il chahutait gentiment avec ce sens de la repartie qu’on lui connaît.

Au fil des sujets abordés, ce rendez-vous de deuxième partie de soirée a vu défiler toutes sortes d’énergumènes. Et dans ce grand cirque médiatique, Patrice jouait le rôle pas toujours facile de faire-valoir et de souffre-douleur d’un Dechavanne survolté dans une version du clown blanc et de l’auguste. Des humiliations en tout genre, le malheureux en a encaissé des tonnes, jusqu’au jour où il a dit stop. Pendant longtemps, il a tout accepté pour amuser la galerie et faire monter l’audience. 

Mais maintenant qu’ils ne sont plus dans la lumière, pourquoi continuer à faire semblant ? Au fond qu’a-t-il récolté à jouer le ballot, lui, l’intellectuel qui se rêvait en grand écrivain ? Il aura bien sorti un roman, en novembre 1993, L’Homme décalé, chez Anne Carrière, mais où sont passées ses envies de reconnaissance… Aigri, il ne peut qu’en vouloir à celui qui lui a fait prendre le mauvais chemin : Christophe Dechavanne avec qui il s’est fourvoyé dans la télévision populaire jusqu’à passer pour un crétin, alors qu’on saluait dans la presse écrite sa culture et sa plume élégante. Des qualités qui lui ont du reste permis d’obtenir le poste convoité de rédacteur en chef au Quotidien de Paris.

C’est lors d’un dîner en 1985 qu’il va rencontrer l’homme qui va chambouler son existence. Christophe Dechavanne recherche des collaborateurs pour dans une émission sur TF1 qui allait changer à jamais le Paf Ciel, mon mardi ! Carmouze se laisse tenter, laissant ses amis journalistes consternés. Comment a-t-il pu vendre ainsi son âme au diable ? Si c’était dans l’espoir de devenir une star de la télé, eh bien, c’est raté ! Dans Ciel, mon mardi !, la vedette, c’est Christophe Dechavanne… Bien sûr, il y a eu quelques compensations… Lui, le grand timide à lunettes et à la mèche bien coiffée, on le reconnaît dans la rue. Les femmes qui le trouvent touchant le sollicitent. Il joue les séducteurs.

Mais que reste-t-il maintenant de ces années à faire le zouave ? Rien, du vent ! Avec le recul, Patrice Carmouze s’en veut peut-être d’avoir été si lâche. Mais il n’est pas trop tard pour rompre avec son bourreau. De gentil mouton, le voici transformé en être impitoyable. Ruminant sans doute sa vengeance en secret depuis un long moment, il aura attendu 2020 pour passer à l’acte et infliger à son « maître » de jadis l’humiliation suprême. Et il n’a pas raté son coup ! Ne pas recevoir de message avec simplement écrit « Bonne année » de la part de son ancien complice a profondément affecté Christophe Dechavanne. « Je n’ai même pas eu les vœux de Patrice Carmouze », a-t-il déploré avec beaucoup de tristesse. 2020 commence donc bien mal pour l’ex-trublion, qui n’a pas fini de regarder en arrière avec regret.

Bonne et heureuse année 2020, quand même, cher Christophe !

Valérie EDMOND

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