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Christophe Dechavanne : Un chauffard inconscient !

Publié le 28 septembre 2015

Alors que Christophe Dechavanne rejoignait vendredi dernier sa maison solognote, l’animateur a été flashé avec son fils à � 230 km/h, sur l’autoroute.

Depuis Ciel, mon mardi ! ou Coucou c’est nous !, on le savait un brin foufou. Dans les différents programmes qu’il a présentés, l’animateur s’est toujours délecté des ambiances un peu survoltées, des dérapages plus ou moins contrôlés. Mais Christophe Dechavanne ne réserve pas ses embardées au petit écran. Il est un autre domaine dans lequel il peut pécher par excès de zèle : la voiture !

C’est peu de dire que le présentateur est un passionné de sports mécaniques. « Tout petit déjà, racontait-il en 2002 au site spécialisé Caradisiac, je conduisais sur les genoux de mon père. Vers 18-19 ans, avec la Daf Variomatic de ma grand-mère, je m’amusais à montrer à mes copains comment conduire sur la neige. J’ai bien dû casser une ou deux jantes… »

Attiré par la vitesse, le bouillonnant Christophe en paie rapidement les conséquences. Sa première voiture, une Coccinelle, achève prématurément son parcours. « Je lui ai fait subir trois tonneaux, le plus gros accident de ma vie d’automobiliste », concède-t-il à nos confrères.

“Exploit”

Pour limiter les risques, au début des années 90, le jeune homme se met à la course automobile sur circuit. Championnats de France et de Belgique de Supertourisme, Coupe Porsche, Trophée Andros : l’animateur devient un amateur aguerri. Oubliant toute modestie, il va jusqu’à se vanter devant les journalistes de Caradisiac : « Franchement, je ne connais pas grand monde de la télé ou de la radio qui roule aussi vite que moi. »

Au regard de « l’exploit » qu’il a réalisé la semaine dernière, la phrase ne manque pas de piquant. Il était 18 h 30, vendredi 28 août, sur la commune de Nouan-le-Fuzelier, sise entre Orléans et Vierzon, quand, selon les gendarmes du peloton motorisé de Salbris, leur radar a tremblé : 230 km/h.

Le véhicule, une grosse berline allemande, est rapidement intercepté. Quelle n’est pas la surprise des forces de l’ordre lorsqu’elles découvrent à son bord l’animateur et son fils, encore mineur !

« Il faut faire attention, selon moi, à ne pas être trop sévère, prêchait encore Christophe Dechavanne dans l’interview de Caradisiac. Mettre en prison un conducteur qui a bu et commis un accident est normal. En revanche, rouler, pour moi, à 190 km/h sur une autoroute déserte n’est pas très grave. Tout dépend de l’automobiliste. Des gens qui ont l’habitude de faire du circuit, comme moi ou d’autres pilotes, sont beaucoup plus sûrs que des personnes âgées, par exemple. »

« Faux ! » rétorque notre spécialiste, le commissaire Vénère, qui fustige la manière d’agir de l’animateur. « C’est sûrement un bon pilote, admet-il, mais comment anticiper les comportements des autres conducteurs ? Non, 230 km/h c’est inconscient ! Quand on veut rouler à ces vitesses-là, on fait ce que Christophe Dechavanne faisait jusqu’à présent : on va sur un circuit ! »

C’est ce qu’il devra sans doute se contenter de faire. Sitôt qu’ils ont arrêté le contrevenant qui roulait apparemment en direction de sa propriété en Sologne, les gendarmes ont saisi son permis de conduire. Et il n’est pas près de le retrouver !

« Pour l’heure, nous explique le commissaire Vénère, le préfet du département doit prononcer une suspension provisoire du permis. Si les faits sont confirmés, il va probablement lui infliger six mois de suspension. Ensuite, le tribunal décidera de la peine à appliquer. » Verdict en octobre, lorsqu’il sera jugé…

Lors de son long entretien sur les rapports qu’il entretient avec sa voiture, Christophe Dechavanne expliquait aussi pourquoi il ne faisait pas de rallye. « Comme j’aime rouler vite, cela peut très mal se passer. Une bosse ou une dune et c’est fini […] Je ne veux pas prendre de risques inutiles. Comme j’ai trois enfants, je m’interdis certaines disciplines… »

Et rouler à 230 km/h (ou plutôt 218 km/h, vitesse finalement retenue par les autorités) avec l’un de ses enfants, mineur, à bord, n’est-ce pas un risque inutile ? Christophe Dechavanne, il serait peut-être temps de lever le pied…

Christian Morales

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