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Claire Chazal : Soudain, elle a disparu !

Publié le 15 janvier 2020

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© BESTIMAGE Claire Chazal

Claire Chazal, qui vient de fêter ses 63 ans le 1er décembre, a coupé les ponts et s’est éclipsée…

Elle reste dans le cœur des téléspectateurs la grande présentatrice des JT du week-end de TF1… Intelligente, cultivée, séduisante, Claire Chazal a, durant vingt-quatre ans, honoré ces rendez-vous avec les Français, heureuse et fière de relayer l’information. La journaliste qui a été contrainte à quitter son fauteuil le 13 septembre 2015, devant plus de 10 millions de fidèles – un record d’audience –, a vécu ce départ comme un indescriptible crève-cœur. « Nous avions tissé ensemble, je crois, un lien très fort et extrêmement précieux pour moi », déclarait-elle très émue à la fin de cet ultime journal.

Après avoir formulé, la mort dans l’âme, ses adieux au public, l’ancienne reine du 20 heures a su, en grande professionnelle, se reconvertir, passant des infos pures et dures et des interviews des grands de ce monde, à la diffusion de la culture, son domaine de prédilection. Avec, jusqu’au 30 mai dernier, Entrée libre, un magazine quotidien sur France 5 dans lequel la belle blonde nous faisait part de l’actualité culturelle, puis dans Passage des arts, sur la même chaîne où Claire donne depuis la rentrée la parole aux artistes de tous horizons.

Pourtant, malgré un succès qui ne s’est jamais démenti au fil des années, cette professionnelle de la télé a décidé de couper les ponts, de faire le vide et de s’éloigner du bruit et de l’agitation. Bref, de s’éclipser ! Une brutale disparition qui aurait de quoi inquiéter mais aussi attrister ses admirateurs, ravis de la retrouver tous les jours sur le petit écran. Mais, vous l’aviez compris, si celle qui a soufflé le 1er décembre dernier ses 63 bougies a pris de la distance, c’était il y a bien longtemps, à l’époque, justement, où l’ex de PPDA officiait sur la une ! Une décision dont elle n’est d’ailleurs pas très fière et qu’elle a maintes fois regrettée…

Dimanche 31 août 1997 : un jour de repos pour la plupart d’entre nous, un jour de fin d’été qui pourrait se dérouler paisiblement, comme tous les autres… Mais vous n’avez sûrement pas oublié qu’au petit matin de ce jour funeste, le monde, atterré, apprenait la mort tragique de la princesse Diana, victime d’un terrible accident de voiture sous le pont de l’Alma, à Paris. Toute la presse est alors en émoi, toutes les rédactions, radio, télévision, ont dépêché des correspondants sur les lieux, puis à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière où la jeune femme a été transportée. Tous… sauf Claire Chazal !


Tandis que les journalistes de TF1 travaillent déjà sur l’épouvantable information révélée dès l’aube, la présentatrice, elle, dort tranquillement… Celle qui doit présenter le JT dans quelques heures a en effet coupé son téléphone toute la nuit afin de ne pas être dérangée : « Réflexe peu raisonnable, j’en conviens, pour une journaliste censée être toujours disponible et intervenir à l’antenne 24 heures sur 24 », écrit-elle dans Puisque tout passe, édité chez Grasset.

Ce n’est donc qu’en rallumant son portable vers 7 heures et en écoutant la radio que la journaliste a, longtemps après son équipe, appris la nouvelle. « Tout le monde me cherchait à TF1, écrit encore l’auteur. La rédaction s’était encore une fois mobilisée très tôt. […] J’arrivais donc un peu gênée, voire honteuse de mon retard. […] Il y régnait une certaine effervescence, mêlant stupeur et concentration. »

Un moment de faiblesse que l’ancienne directrice adjointe de la rédaction de la première chaîne, en charge des reportages, a rapidement surmonté : « Nous avons consacré à la princesse de Galles deux longues éditions, à 13 heures et à 20 heures. » Il faut dire qu’au-delà de sa mission de journaliste, Claire Chazal admirait énormément la « Princesse des cœurs » : « Diana avait tout d’une héroïne, se souvient la présentatrice dans son livre. Elle incarnait la beauté, la jeunesse. […] Nous l’aimions. Comment ne pas l’aimer ? »

Nul doute que ce 31 août 1997 a été pour Claire une journée pleine de tristesse et de regret. Mais, professionnelle jusqu’au bout des ongles, la jolie femme n’a pas failli à sa mission, comme elle l’écrit encore dans son ouvrage : « J’espère avoir su, en ce dimanche de deuil, restituer sa grâce et rendre hommage à une personnalité fascinante, injustement décriée par la monarchie britannique, parce qu’elle était trop belle, trop libre et trop adulée par le monde entier. »

Clara MARGAUX

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