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Claire Depeuille : “Je crois profondément aux bienfaits de la vérité !”

Publié le 20 juin 2018

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© Gabriel LIBERT Claire Depeuille

L’ex-femme de Louis Bodin a donné un témoignage choc aux juges sur la catastrophe des dix morts de “Dropped”. aux côtés du météorologue, elle a tout vécu du drame. Pour “France Dimanche”, Claire Depeuille livre des déclarations qui laissent entrevoir, entre autres, l’immense inquiétude de son ex-mari les jours précédant le crash fatal et l’étrange suppression de leurs échanges par textos.

Dans sa retraite bretonne, Claire Depeuille s’est reconstruite peu à peu. Entre ciel et mer, loin de l’agitation de la ville. De son ex-mari, elle n’a plus aucune nouvelle. Leur couple n’a pas survécu au crash de Dropped, le jeu d’aventure de TF1.

Louis Bodin a quitté sa femme un mois et demi après le drame. Quinze ans de vie commune évacués par cette simple phrase : « Une rupture, c’est comme la mort, c’est instantané ! » Et pourtant, elle avait tout fait pour protéger son compagnon.

Alors qu’il ignorait à quel point son direct au 20 heures de TF1, à quelques mètres des deux hélicoptères calcinés, avait choqué, elle avait pris soin de lui cacher les réactions outrées de l’opinion publique.

Depuis le drame du 9 mars 2015, Claire a toujours le sommeil léger. Parfois, ses nuits et ses jours sont hantés par les cris de douleur des mères et des épouses devant les cercueils de leurs enfants et compagnons à Roissy. Les événements d’Argentine, elle les a suivis à travers Louis Bodin. Les juges, qui instruisent une plainte contre X – pour homicide involontaire par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ou de prudence –, l’ont entendue pendant quatre heures. C’est dire si son témoignage est capital. À tous points de vue.

Il pourrait remettre en cause la version officielle, tant il éclaircit des zones troubles : la précipitation avec laquelle sont parties les équipes de tournage, l’économie des moyens mis à leur disposition, le comportement casse-cou du pilote à l’origine de l’accident, les conditions météo délicates et l’angoisse grandissante de Louis Bodin (lui-même pilote d’hélicoptère, une des révélations de cet entretien) confronté à tant de difficultés. Un éclairage bien différent de la thèse de l’accident malchanceux défendue par ALP, la maison de production de Koh-Lanta et de Dropped.

À ce jour, chaque famille a reçu 250 000 € prévus par les assurances du producteur. Celles de la plupart des participants n’ont rien versé, car elles ne couvrent pas les vols privés, comme ces rotations en hélicoptère. Claire Depeuille sait que certaines familles sont dans une situation financière délicate. Si jamais la responsabilité d’ALP était reconnue, les ayants droit seraient à même de réclamer des millions de dédommagements. Mais pour elle, l’enjeu est ailleurs : il s’agit surtout d’établir la vérité en mémoire des victimes, afin que leur famille puisse aller de l’avant et se reconstruire.


France Dimanche : Dans quel état d’esprit se trouve Louis Bodin lorsque TF1 lui demande début février 2015 d’animer l’émission Dropped ?

Claire Depeuille : Il en est très heureux. Et pour cause, car non seulement c’est une magnifique opportunité de carrière, mais son rêve a toujours été de reprendre une émission comme Ushuaïa, auquel Dropped ressemblait par certains aspects. En découvrant l’émission originale suédoise, nous avons vu qu’en plus d’être un jeu de grande qualité, il proposait des destinations fabuleuses. Un seul point m’étonne alors : pourquoi l’avoir prévenu si tardivement ? Nous apprendrons par la suite que Louis était un second choix, car jugé trop âgé par la production. C’est Nonce Paolini, le PDG de TF1 à l’époque, qui l’avait imposé.

FD : Comment se déroulent les préparatifs ?

CD : Vite, étonnamment vite. Alors que Louis doit s’envoler le 26 février, il ne reçoit les tenues sponsorisées que le 11 février, le projet de contrat ainsi que l’avant-contrat, les 16 et le 19 ! J’ai tout suivi en direct, car il me déléguait l’ensemble de la gestion de sa vie professionnelle. Quant aux informations concernant son départ, il les a reçues la veille ! En tant qu’ex-professionnelle d’organisation de grands événements sportifs [directrice du marketing, des ventes et de la communication dans la moto ou encore le motonautisme, ndlr], j’organisais des essais de machines sur circuit, sur route, en mer. Et je faisais passer la sécurité des pilotes et des clients avant les enjeux commerciaux. Ici, tout avait un côté bancal, les préparatifs semblaient réalisés à l’économie… Et particulièrement les transports en hélicoptère. Statistiquement, avec les nombreuses heures de vol, le risque d’incident est majeur. La sensation d’impréparation augmente lorsque, à l’aéroport, j’entends qu’il y a encore des doutes sur la participation de Florence Arthaud.

FD : Découvrir le nom de Florence Arthaud doit être une bonne surprise puisque Louis Bodin a été son météorologue sur de nombreuses courses dans les années 90 et qu’elle lui a permis d’entrer dans le monde des médias. De plus, vous êtes amis ?

CD : Oui, nous nous appréciions beaucoup. Mais ma première pensée n’a pas été de m’en réjouir, mais plutôt de me demander : « Comment va-t-elle s’en sortir physiquement ? » Nous avions passé l’après-midi ensemble quelques semaines avant, à Saint-Malo, au départ de la Route du Rhum, en novembre 2014. Nous avions discuté longuement de son sauvetage miraculeux après sa chute par-dessus bord au large de la Corse en 2011. Je voulais savoir si elle avait eu peur. Elle avait confirmé, bien sûr, mais m’avait confié que sa pulsion de vie l’avait emporté sur sa trouille. Un échange formidable. Reste que je l’avais trouvée fatiguée pour participer à autant de pareilles expéditions en si peu de temps… Les tournages allaient s’enchaîner : après l’Argentine, Florence aurait dû affronter des vols en hélicoptère jusqu’à 3 000 mètres d’altitude au Népal et ensuite le désert en Namibie. Tout cela sans qu’un contrôle médical approfondi ne soit effectué.

FD : Une fois en Argentine, que vous raconte Louis de l’ambiance du tournage ?

CD : Nous étions en contact permanent par téléphone et SMS. Il me fait part de grosses tensions dans le groupe. Deux jours de préparation sont nécessaires avant l’arrivée des champions. Les équipes sont stressées, d’autant qu’on leur laisse entendre que cette émission pourrait prendre le relais de Koh-Lanta. Les enjeux financiers sont donc considérables. Louis m’avoue qu’il ne se sent pas bien.

FD : Et ce sentiment dure ?

CD : Non seulement il dure, mais Louis se met à traverser une terrible crise d’angoisse. Ce sont ses propres mots. Il a du mal à respirer, il se sent oppressé, ne sort pas de sa chambre d’hôtel et souhaite rester avec moi au téléphone. Cela ne lui était jamais arrivé. J’avoue que je suis inquiète. à l’autre bout du monde, j’ai le sentiment d’être démunie. Je lui propose de faire des exercices de respiration ensemble. Il accepte. Signe qu’il va vraiment mal. Nous inspirons et expirons tous deux durant trente bonnes minutes. Et je ne cesse ensuite de lui envoyer des SMS de soutien.

FD : À votre avis, que redoute-t-il ?

CD : Il ne le dit pas. Moi, dans un réflexe que je qualifierais presque de professionnel, je me suis mise à consulter la météo. Il faut que je précise que Louis a son brevet d’hélicoptère et que je suis habituée à voyager avec lui, ce qui signifie consulter les cartes météo. Je regarde donc le temps prévu sur la ville d’Ushuaïa pour le vol du lendemain : on annonce des conditions très dégradées, avec de violentes rafales de vent et un froid polaire. Je me suis dit que c’était sans doute l’origine de son angoisse, lui qui a toujours été un pilote prudent. Trois jours plus tard, après le premier tournage avec les sportifs, il me révèle que les conditions avaient été, ce sont ses mots, dantesques…

FD : Vous a-t-il parlé du premier incident d’hélicoptère, au cours duquel le patin a buté dans le sol et les pales se sont approchées si dangereusement de Philippe Candeloro que celui-ci a été obligé de se jeter à terre ?

CD : Non, Louis était capable de parler des heures de tout ce qui allait dans le sens de TF1, pas de ce qui pouvait être négatif. Il m’a seulement dit qu’il y avait eu un autre incident lors d’un atterrissage qu’il avait qualifié de « rock’n’roll ». Et le pilote qui était aux commandes était justement celui qui a provoqué le crash lors du vol suivant. À ses yeux, celui-ci jouait les « cow-boys du ciel ».

FD : C’est-à-dire ?

CD : Selon Louis, le pilote, un Argentin, avait l’air agité. Côtoyer des champions comme Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine lui était peut-être monté à la tête. C’est comme s’il fallait qu’il montre une forme d’invincibilité. Tous les gens qui ont mis en avant sa qualité de vétéran des Malouines comme garantie de sécurité le faisaient sourire. Et puis pourquoi ne pas avoir choisi des pilotes français aguerris, qui auraient pu préparer ces vols avec ALP en amont des tournages, et travailler sur l’ensemble des destinations ?

FD : Vous êtes en contact le jour du drame ?

CD : Le matin même, il m’annonce que le tournage est annulé en raison d’un problème météo. Or, environ trois heures plus tard, c’est le rush : « On y va, on décolle ! » m’écrit-il par SMS. Après, je n’ai plus eu de nouvelles. Et pour cause… Vers 23 heures, heure française, il m’appelle pour me dire qu’il y a eu un accident. Et qu’il y a des morts. Il me parle de ce drame à sa façon, c’est-à-dire sans émotion. Ensuite, quand il rentre à l’hôtel, nous nous appelons à nouveau. Une fois le drame annoncé, c’est le branle-bas de combat médiatique. Mais comme les journalistes ne savent où le joindre, c’est moi qu’ils contactent. Je transmets à Louis leurs demandes. La question se pose immédiatement : doit-il intervenir ou non ? De quelle façon ? Je lui conseille d’accepter de répondre à Fogiel sur RTL. Ça se passe bien, ses commentaires sont sobres. Ensuite, TF1 insiste pour qu’il fasse le direct du 20 heures. C’est très compliqué à cause de difficultés techniques, mais il se pliera malgré tout à cette exigence. Il le paiera fort cher.

FD : Comment se passe son retour ?

CD : Louis ne s’est absolument pas rendu compte de l’impact désastreux de son intervention devant la carcasse des hélicos. Ce n’était pas à lui de commenter ces morts tragiques. Mais impossible pour lui de mécontenter son employeur. À son arrivée, il est étonné qu’on ne lui demande aucune interview. De mon côté, je préfère lui cacher le tollé médiatique dont il est la cible. J’achète les journaux en me disant que je les lui montrerai plus tard. Je le protège. Après le crash en Argentine, l’équipe est tout de même restée quatre jours sans aucune prise en charge par des psychologues. Je l’avais pourtant demandée par téléphone à ALP.

FD : Justement, on a raconté qu’il avait été hospitalisé en psychiatrie…

CD : À ma connaissance, jamais. Il n’a pas été hospitalisé mais il a consulté un psychiatre à l’hôpital militaire des Armées, de sa propre initiative. J’étais avec lui.

FD : Son comportement vous a-t-il semblé changé ?

CD : Dès que je l’ai accueilli à Roissy, je l’ai senti froid et distant. Je m’en voulais d’avoir été l’oiseau de mauvais augure qui avait évoqué de possibles problèmes d’hélicoptère avant son départ pour ­l’Argentine. Nous décidons alors de nous mettre au vert dans la maison que nous louions en Bretagne. Il y est resté à peu près un mois. Chaque jour il faisait du jogging et du kayak de mer pour retrouver la forme. Il se reposait en regardant des films d’aventure ou des westerns. Mais, plus les jours passaient, moins il supportait d’être privé d’antenne. TF1 et RTL l’avaient empêché d’aller s’expliquer pour donner sa version des faits. Une double peine selon lui. Il m’affirmait qu’il ne s’agissait que d’un banal accident et ne comprenait pas pourquoi on le tenait à l’écart. Pendant cette période, j’étais à l’écoute de ses moindres réactions, inquiète car je cherchais à saisir ce qu’il vivait intérieurement. Il se renfermait. Je ne le laissais jamais seul, j’avais peur qu’il se suicide. Je cuisinais tout ce qu’il appréciait et lui achetais des langoustines, son péché mignon, ainsi que ses plaquettes de chocolat aux noisettes, ses préférées. Je lui ai proposé d’arrêter de travailler et de nous installer définitivement en Bretagne pour commencer une nouvelle vie, plus sereine, avec des joies simples. Il ne voulait voir personne de notre entourage. J’avais l’impression qu’il s’ennuyait et que son retour au travail à Paris était alors sa seule façon d’aller de l’avant. Je l’ai soutenu à bout de bras et pourtant, j’étais moi-même fragile.

FD : Pour quelles raisons ?

CD : J’ai été victime d’un burn-out professionnel, dit « ultime », fin 2012, qui m’a laissée exsangue. Aujourd’hui encore, je souffre de troubles de la concentration, je n’arrive pas à effectuer plusieurs tâches en même temps ni à emprunter les transports sans une préparation mentale importante. J’ai besoin régulièrement de phases de calme et d’isolement, je ne dois plus être confrontée au stress. J’ai été mise en invalidité à plus de 66 %. J’occupais un poste à fortes responsabilités dans un groupe d’ingénierie environnementale spécialisée dans la dépollution des sites et dans les domaines de l’eau. Comme beaucoup de cadres dirigeants, je devais atteindre des objectifs ambitieux sans qu’on m’en donne les moyens. Bref, j’ai craqué. J’ai désormais besoin d’un environnement paisible, protecteur et sain.

FD : Comment Louis vous a-t-il annoncé qu’il vous quittait ?

CD : Par cette terrible phrase : « Une rupture c’est comme la mort, c’est instantané ! » Choc. Stupeur. Rien ne le laissait présager. Honnêtement, s’il n’y avait pas eu mes trois enfants [nés d’une précédente union, ndlr] et mes deux petits-enfants, j’étais prête à en finir. Je vous passe les détails, la discussion, la souffrance. Il me disait avoir besoin de se retrouver. Je l’ai cru, mais au fond de moi, je savais que c’était fini. Je lui ai d’ailleurs demandé de partir de Bretagne. Nous ne nous sommes plus jamais revus. Nos seuls échanges ont été pour régler les questions du divorce. Enfin, ce ne furent pas vraiment les seuls puisqu’il continuait à m’écrire par SMS que ça allait être difficile sans moi…

FD : Il semblait vous regretter ?

CD : Il semblait… Tout comme avant qu’il ne me quitte, il continuait à m’écrire que j’étais la femme de sa vie, et des « je t’aime » dix fois par jour. Je lui ai même prêté de l’argent pour qu’il démarre sa nouvelle vie. Et puis, en février 2016, j’ai découvert dans un article de Côté Maison, un journal de déco, qu’il avait une nouvelle compagne, une journaliste de TF1, et qu’ils avaient acheté une maison ensemble dans l’ouest parisien, deux mois après notre divorce, le 9 décembre 2015.

FD : Tout ce que vous venez de nous confier, vous l’avez dit aux juges ?

CD : Bien sûr, mon témoignage est mûrement réfléchi, car je sais que je mets les mains dans un dossier sensible et douloureux. Mais pour moi, les familles doivent obtenir la vérité, savoir pourquoi leurs proches sont morts. Elles ne peuvent pas, en plus du chagrin immense, avoir le sentiment qu’on leur cache des choses. J’ai aussi transmis aux juges les pages du road book, la totalité du planning, document qu’ils avaient demandé à ALP mais que la production avait rendu incomplet. À travers ces pages manquantes, on s’aperçoit que les délais sont très serrés, trop pour laisser la place à des imprévus ou aux caprices de la météo. Ce qui aurait pu les pousser à prendre des risques.

FD : Un autre événement vous a particulièrement choquée…

CD : Deux semaines avant que Louis dise vouloir me quitter, il a soudain été très attentionné et a insisté pour que je change de téléphone, le mien étant en bout de course. Il avait même tenu à m’accompagner pour choisir un nouveau modèle. L’ancien était resté dans un panier. J’étais très émue car, en quinze ans de vie commune, il n’avait jamais eu d’initiative pour alléger notre vie domestique. Un jour, j’ai voulu refaire le film de notre séparation pour mieux la comprendre, en relisant nos échanges de SMS. Et là, je découvre que tous les messages émis et reçus durant la période argentine ont été supprimés ! Alors que ceux qui précédent le drame et ceux d’après existaient encore ! Je suis pétrifiée, je ne comprends rien, je n’ose pas imaginer que quelqu’un ait pu précéder à de tels « effacements ». Je fonce sur mon ordinateur, et là, même chose ! Plus rien, plus aucun mail durant ce même laps de temps. Ça ne peut plus être une coïncidence. Le téléphone a d’ailleurs été confié aux juges pour être analysé. Puis la gendarmerie est venue chez moi afin de faire une copie du disque dur de mon ordinateur. Peut-être sauront-ils reconstituer ces messages effacés. J’ignore les résultats de cette expertise à ce jour.

FD : Finalement, Louis Bodin a-t-il touché les 45 000 € de salaire prévus pour l’émission ?

CD : Oui, il a reçu l’intégralité de la somme. C’était contractuel, que le programme soit diffusé ou non.

FD : Pourquoi avoir choisi de parler aujourd’hui ?

CD : Deux ans et demi se sont écoulés depuis mon divorce et trois ans depuis que nous sommes séparés. J’estime que j’ai retrouvé une liberté de parole que je n’avais peut-être pas à l’époque. J’avais besoin de recul, de faire le tri entre ce divorce et Dropped, puis de continuer à me rapprocher des familles des sportifs et de celles des techniciens rencontrées lors du rapatriement des corps à Paris. Je souhaite vivement que les victimes soient bien traitées et reconnues comme telles.

FD : Les familles de victimes sont-elles au courant de votre démarche ?

CD : Oui, elles me trouvent courageuse et m’ont remerciée. Si je ne témoigne pas, qui d’autre le fera ? Certainement pas les gens qui sont impliqués professionnellement et veulent sauver leur peau…

FD : Si Louis Bodin ne vous avait pas quittée, auriez-vous malgré tout témoigné ?

CD : J’y ai longuement réfléchi. La face impitoyable qu’il m’a montrée à son retour d’Argentine m’a fait peur. Trop de dureté, pas d’émotions. Eh bien oui, j’aurais témoigné. Je crois profondément aux bienfaits de la vérité.

Gabriel LIBERT

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