France Dimanche > Actualités > Claude Barzotti : “Je suis tellement épuisé...”

Actualités

Claude Barzotti : “Je suis tellement épuisé...”

Publié le 6 juin 2018

barzotti-claude-20180606

À 64 ans, Claude Barzotti cet éternel séducteur vit une période difficile…

Alors qu’il vient tout juste d’achever l’enregistrement de son dernier album, l’état de santé du célèbre chanteur de charme italo-belge semble inquiétant.

C’est du moins ce qu’on a récemment pu lire dans la presse belge.

« Je n’ai que des problèmes de santé », aurait-il confié à nos confrères du quotidien La Dernière Heure.

Nous avons voulu en avoir le cœur net.

Vendredi dernier, au téléphone, depuis la chambre de l’hôpital de Braine-l’Alleud (au sud de Bruxelles) où il séjourne depuis quelques jours, celui qui s’est fait retirer un rein en 1975 et a été opéré de l’estomac en 2000 et du pancréas en 2016 s’est voulu rassurant.

France Dimanche : Nous sommes très inquiets. Pouvez-vous nous rassurer sur votre état de santé ?

Claude Barzotti : C’est gentil de vous inquiéter pour moi, mais tout va bien. Enfin, pas si bien que ça quand même… Je séjourne en effet dans un hôpital parce que je suis épuisé. Je viens de terminer d’enregistrer mon dernier album. Ça m’a pris deux longues années. J’ai fait beaucoup d’allers-retours entre la Belgique et Paris. À cela se sont ajoutés des pépins de santé. Il y a quatre mois, je suis tombé dans l’escalier et me suis cassé l’omoplate. Je commence seulement maintenant à ne plus trop ressentir la douleur. Au même moment, on m’avait trouvé quelque chose d’anormal à l’œsophage, mais on ne sait toujours pas précisément de quoi il s’agit. J’ai aussi été hospitalisé il y a deux ans pour un problème au pancréas qui a nécessité une petite intervention. Tout ça est donc derrière moi, mais je demeure quand même très fatigué. Aujourd’hui, je reste donc sagement dans ma chambre, et je me repose.

FD : Pour quelle raison avez-vous mis aussi longtemps à enregistrer cet album ?

CB : J’ai mis un temps fou à le faire parce que, cette fois-ci, c’est mon arrangeur à Paris qui a eu des soucis de santé. Il lutte contre un cancer du pancréas. Dans le but d’optimiser nos journées de travail, j’avais loué une maison près de chez lui pour un mois, mais ça n’a pas servi à grand-chose puisqu’il n’était pas en mesure de travailler dans son studio d’enregistrement. Bref tout ça m’a vraiment stressé. Je ne sais d’ailleurs toujours pas comment je vais faire pour que cet album sorte. Il me faut encore trouver un distributeur. C’est d’autant plus frustrant que les gens qui l’ont déjà écouté ont adoré. J’ai reçu, par exemple, les compliments encourageants de Claude Lemesle, le célèbre parolier de Dassin, Sardou, Reggiani. Ça m’a beaucoup touché. En fait, ça devient de plus en plus difficile pour nous, les artistes. Les disques ne se vendent plus. J’ai même appris que les constructeurs automobiles prévoyaient de ne plus installer de lecteur de CD dans leurs véhicules. J’ai heureusement encore plein de galas dans le monde entier : en France, en Belgique, au Liban, au Canada, en Algérie… Mon public est toujours aussi fidèle. Quel bonheur !

FD : Où en êtes-vous avec votre addiction à l’alcool ?

CB : Contrairement à ce que certains pensent, je ne suis pas du tout hospitalisé à cause de ça. C’est fini. Je reconnais que c’est une terrible maladie, très dure à combattre. Je reviens de très loin. Il y a sept ou huit ans, j’étais arrivé à un stade gravissime. J’en étais à sept bouteilles de whisky par jour. J’ai tenu ce rythme durant dix jours d’affilée. C’est incroyable ! Je n’en reviens pas moi-même. Je suis heureusement sur le point d’arrêter. Je ne bois désormais plus qu’une bouteille de vin blanc par jour. Et plus une seule goutte de whisky ni de rhum depuis deux ans ! Je ne désespère pas de tout arrêter un jour.

FD : Sentez-vous déjà les effets positifs de votre séjour à l’hôpital ?

CB : C’est clairement salvateur. Je fais un peu de gymnastique, je me promène. Je mange sainement, bois beaucoup moins. Une parfaite remise en forme. D’autres auraient pu faire ça à l’autre bout du monde, mais moi, je ne suis qu’à quelques kilomètres de chez moi. Mes proches qui me rendent visite, à commencer par mes filles, remarquent déjà une nette amélioration. Donc tout va bien ! À tel point que j’ai décidé de me lancer dans l’écriture d’un nouvel album dès ma sortie ! Il faudrait juste que j’arrive à perdre un peu de poids. J’ai beau manger sainement, je n’arrive pas à descendre en dessous des 100 kg. J’aimerais bien en peser dix de moins…

Philippe CALLEWAERT

À découvrir