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Claude François : Oublié par ses fils !

Publié le 24 mars 2019

A Dannemois, les centaines de fans de Claude François ont eu une drôle de surprise lors du 41e anniversaire de sa mort.

Chaque année, à cette période, les larmes montent aux yeux de tous ceux qui l’aimaient, et leurs cœurs se serrent. Car tous les ans, ceux à qui Claude François a apporté tant de joie à travers ses chansons, revivent la tragique disparition de cette star jamais détrônée, même plus de quatre décennies après son horrible décès, le 11 mars 1978 ! Pour tenter de se consoler un peu de cette terrible perte, et pour évoquer Cloclo encore et encore, ils ont pris l’habitude, à chaque anniversaire de sa mort, de se rassembler à Dannemois, dans le département de l’Essonne, lieu ô combien symbolique, puisque c’est là que la star a longtemps vécu, transformant le moulin communal en une magnifique demeure.


C’est là aussi qu’il repose à jamais, dans le petit cimetière, qui, le 15 mars 1978, jour des obsèques, avait soudain vu sa quiétude bouleversée par l’arrivée de quelque 1 500 personnes. Cette année, la tradition s’est perpétuée. De nombreux amoureux de l’interprète de Comme d’habitude ont fait le trajet depuis la France et la Belgique pour venir se recueillir sur la tombe du chanteur. Certains, arrivés en car, ont chanté sur la route les plus belles chansons de la star, pour se donner le courage d’affronter ce deuil. D’autres effeuillaient des pétales sur la pierre tombale du cher disparu.

Il y a deux mois, la statue en pied de l’artiste avait été retirée du cimetière pour être restaurée. Elle trônait près de la tombe du chanteur depuis 1988 et n’avait jamais été remise à neuf. C’est le fan-club belge Magnolias for Claude François qui a tout mis en œuvre pour procéder à cette opération, réunissant, depuis quatre années, près de 8 000 euros pour la faire nettoyer et redorer, ainsi que le buste de la mère de Claude, Chouffa. Ce 9 mars, à midi, les deux œuvres ont donc retrouvé leur place initiale, dans une ambiance recueillie, deux jours seulement avant la date anniversaire du décès de l’artiste. Mais si, régulièrement, les fils de Claude commémorent le souvenir de leur père, comme l’an dernier, où ils avaient organisé une messe en son hommage en l’église d’Auteuil à Paris, cette année, ni Claude François junior ni Marc n’avaient fait le déplacement à Dannemois !

La seule représentante de la famille de la star était celle qui a longtemps été sa fille cachée, Julie Bocquet. Elle avait pris le chemin de la petite commune pour rejoindre tous ceux venus rendre hommage au chanteur. Une présence qui a beaucoup touché les participants : « Elle ressemble tellement à Claude, c’est merveilleux », pouvait-on entendre dans la foule rassemblée.

Cela fait très que peu de temps que Julie, aujourd’hui âgée de 41 ans, est sortie de l’ombre, affirmant, preuve ADN à l’appui, qu’elle était bien l’enfant de Cloclo. Née de la liaison du chanteur avec sa mère, Fabienne, qui n’avait que 14 ans au moment de leur rencontre, la petite avait été adoptée à l’âge de 2 mois par une famille flamande, car les parents de sa mère n’avaient pas voulu qu’elle garde son bébé. Mais Fabienne a plus tard tout mis en œuvre pour retrouver Julie et lui révéler l’incroyable secret de sa naissance ! Ce n’est qu’en 2018 que cette dernière décidera de dire publiquement qui elle est, dans un documentaire diffusé sur Paris Première, Claude François, le dernier pharaon, où elle se confie à un journaliste.

Dans sa quête d’identité, Julie Bocquet était déjà venue se recueillir sur la tombe de son père, à Dannemois. Et ce samedi 9 mars, elle était à nouveau présente.

Ces instants de partage avec des témoins qui ont connu Claude François lui sont très précieux. « Ça fait du bien, j’ai l’impression de recevoir un peu l’amour de mon père à travers eux, a confié la Belge. Mais ça fait un peu mal de venir dans ce cimetière. Je n’ai pas connu mon père, et je ne le vois que mort, en statue… » Avec le temps, la jeune femme paraît s’être résignée à ne pas rencontrer ses demi-frères, qui connaissent pourtant son existence depuis longtemps.

Jusqu’ici, ceux-ci n’ont, semble-t-il, pas souhaité créer de lien avec elle, même s’ils reconnaissaient en 2018 que Julie et sa mère étaient « équilibrées, délicates et courtoises dans leurs approches ». « Nous n’avons jamais ressenti, ajoutaient-ils sur Facebook, d’intentions déplacées de leur part et comprenons leurs souffrances et les respectons. » Hélas, cette année encore, l’anniversaire de la mort de Claude François n’a pas permis à tous ses enfants d’être réunis…

Laurence PARIS

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