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Claude François : Toujours vivant dans les cœurs

Publié le 29 mars 2018

Quarante ans après la mort de Claude François, des centaines de fans se pressaient à Dannemois pour lui rendre hommage.

«Avec mon mari Pascal et mon fils Julien, nous nous occupons du moulin depuis vingt ans. Jamais nous n’avons accueilli autant de monde. Je suis une fan de la première heure, je partage la même émotion que mes visiteurs », nous a expliqué Marie-Claude Lescure.

Comme chaque année, les Lescure ont commémoré la brutale disparition de Claude François en chansons.

Franck d’Aura, le sosie vocal de la star, accompagné de ses cinq Clodettes, a mis le feu à une salle de spectacle bondée. Les fans étaient venus de toute la France, de Belgique, de Suisse, d’Allemagne et même d’Estonie, où Cloclo a un fan-club comptant 246 membres, pour ce pèlerinage dans l’Essonne.


Des premières lueurs de l’aube jusqu’à la nuit, le moulin a été envahi par un flot d’admirateurs.

Ferveur

En ce dimanche, c’était comme si Claude François les avait tous invités en interprétant sa chanson sortie en 1972 : Viens à la maison, y a le printemps qui chante.

Les plus anciens ont retrouvé avec plaisir les fidèles collaborateurs de Claude, le journaliste Denis Goise, qui a travaillé pour le chanteur de 1968 à 1978, et Julie, Clodette de 1975 à 1978.

Quant à Jean-Louis et Martine Motard, animateurs du fan-club de Cloclo, ils étaient bien sûr de la partie. Nous avons eu le plaisir de discuter avec certaines admiratrices, dont Jocelyne, des Sables-d’Olonne, qui est une habituée des lieux : « C’est dans le ventre de ma mère que j’ai commencé à aimer Claude. À 4 ans, je dansais comme une Claudette. J’en ai 52. J’ai tous ses disques. Dans ma salle à manger, j’ai une collection composée de silhouettes, de bustes et d’objets le représentant. J’ai animé une émission racontant la vie de mon idole sur Télé 102 [chaîne locale, ndlr]. Pendant trois quarts d’heure, je faisais revivre Claude. Il est toujours dans mon cœur. Je viens au moulin chaque année. C’est un rendez-vous que je ne manquerais pour rien au monde. »

Fabienne, venue d’Aurillac, est toujours en deuil de son idole. « J’ai suivi Claude partout, j’ai assisté à tous ses concerts. J’avais 13 ans, et, avec ma copine, nous sommes allées jusqu’en Italie, où il enregistrait l’un de ses albums. Mon grand-père me donnait assez d’argent pour réaliser mon rêve. Ma mère m’a signalée plusieurs fois à la police comme fugueuse, mais rien n’aurait pu m’empêcher de le suivre. Il était généreux et d’une grande gentillesse. Comme nous n’avions pas l’âge pour aller à l’hôtel, il nous laissait dormir dans les loges. Ma mère et mon beau-père ont toujours détesté Claude. Elle me disait que ma passion pour lui ressemblait à celle d’une fidèle pour le gourou d’une secte et croyait que cela m’empêchait de penser à mes études. Mais j’ai eu le bac avec mention très bien à 17 ans. »

Bref, comme nous avons pu le constater tout au long de cette journée particulière, où tous sont passés du rire aux larmes, la ferveur entourant la personnalité unique de Claude François n’est pas près de s’éteindre. Et quatre décennies après ce triste 11 mars 1978, ses fans comme ses collaborateurs sont toujours orphelins de celui qui les a quittés bien trop tôt.

Dominique PRÉHU

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