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Clémence Castel (Koh-Lanta) : “Je veux être la première à gagner deux fois”

Publié le 18 mai 2018

INTERVIEW KOH-LANTA. À 33 ans, celle qui a déjà goûté à la victoire en 2005, va-t-elle être la première candidate à réitérer l’exploit ? Elle en prend du moins le chemin…

Très discrète depuis le début de l’aventure, celle qui a déjà participé à deux reprises au jeu (Koh-Lanta : Pacifique, qu’elle a gagné en 2005, et Retour des héros, en 2009) a progressivement fait parler l’expérience. Désormais maman de deux enfants, Clémence sera-t-elle la première candidate à gagner à deux reprises ? Après avoir reçu un collier d’immunité des mains de Cassandre lors du dernier conseil, elle est en tout cas bien partie pour…

France Dimanche : Vous participez cette année à votre troisième Koh-Lanta ! Qu’est-ce qui vous donne ainsi l’envie de revenir ?

Clémence : C’est plus fort que moi, j’aime l’aventure. Et même si j’ai déjà gagné il y a treize ans, j’avais quand même une revanche à prendre après ce deuxième Koh-Lanta où j’avais été éliminée dès le dixième jour. J’en ai été très frustrée.

FD : Avez-vous changé quelque chose pour faire mieux cette fois-ci ?

C : J’ai décidé cette année de me lancer un peu plus dans la stratégie parce que c’était justement ce qui m’avait coûté ma place la dernière fois. À l’époque, je n’avais pas tout tenté pour atteindre mon objectif. À cette occasion, je me suis donc efforcée d’être un peu plus stratège, tout en veillant à ne pas blesser les autres candidats et à ne pas trahir la parole donnée. Mon but ? Être la première à gagner deux fois ! Et sans stratégie, selon moi, ce n’est pas possible.

FD : Est-ce donc pour cette raison que vous vous êtes montrée plutôt réservée dans les premiers épisodes ?

C : Ce n’était pas vraiment calculé parce que je suis de nature discrète. Dans la vie de tous les jours, j’essaie généralement d’arrondir les angles. Et je pense que c’est une qualité pour aller loin dans Koh-Lanta. Mieux vaut ne pas faire trop de vagues. Je préfère l’entraide à la confrontation. C’est pourquoi j’ai toujours détesté mettre un nom sur un bout de papier pour éliminer quelqu’un au conseil. J’ai néanmoins dû le faire par exemple pour Candice ou Clémentine qui auraient mérité d’aller beaucoup plus loin.

FD : Sentez-vous une évolution du jeu depuis votre première participation ?

C : Oui, il y a beaucoup plus de rebondissements qu’avant. J’ai par exemple été initiée au collier d’immunité et au vote noir qui n’existaient pas à mon époque. Je trouve que ça donne beaucoup plus de piment à l’aventure. En tant que téléspectatrice, je prends beaucoup de plaisir à regarder !

FD : Est-ce réellement un avantage d’avoir déjà gagné, en 2005 ?

C : Pas forcément. La preuve, en 2009, ça m’a justement porté préjudice. Les autres pensaient que, comme j’avais déjà connu la victoire, il aurait été injuste que j’y parvienne une deuxième fois. C’est pourquoi, cette année encore, je redoute d’être éliminée pour cette raison.

FD : Ressentez-vous le respect que peuvent avoir les autres à votre égard ?

C : J’ai été évidemment flattée par la réaction de Candice en tout début d’aventure. Ça m’a fait plaisir et aussi tout de suite mise en confiance. Je me suis dit que j’avais encore ma place dans ce jeu, même treize ans après ma première participation.

FD : De vos trois Koh-Lanta, lequel aura été le plus dur ?

C : Celui de cette année ! Tout simplement parce que je ne suis plus la même physiquement. Même si je n’ai que 33 ans, j’ai senti une différence de niveau sur le plan physique. J’étais aussi beaucoup moins préparée. En tant que maman [de Louis, 6 ans, et Marin, 3 ans, nldr], j’ai en effet beaucoup moins de temps qu’avant, lorsque j’étais encore une sportive de haut niveau. Finir dernière au parcours du combattant m’a effectivement mis un coup !

FD : Vos récents problèmes de santé vous ont-ils désavantagée ?

C : Pas vraiment. J’ai la chance de ne pas souffrir de l’opération que j’ai subie il y a trois ans. C’est heureusement du passé. Mais sur le coup, je dois avouer que c’était très éprouvant, surtout nerveusement. Nous ne savions pas à l’époque que cette tumeur desmoïde, trouvée juste après mon deuxième accouchement, n’était pas cancéreuse. En attendant, avec Mathieu [le père de ses enfants, ndlr], nous avons eu très peur, ne sachant pas ce qui allait m’arriver.

FD : Quel a été votre parcours depuis votre première apparition à l’écran ?

C : J’ai d’abord rencontré Mathieu [Johann, ex de la Star academy en 2004, ndlr], en 2007. Moins d’un an après, nous ouvrions ensemble un café-concert à Saint-Lô, dans la Manche, suivi d’un deuxième, puis un magasin de vêtements. Depuis 2012, je me suis un peu plus consacrée à mes enfants, et j’ai reçu en parallèle une formation au coaching parental. J’aide donc aujourd’hui les parents qui ont des difficultés avec leur progéniture à mieux gérer leur relation. Je transmets ces conseils sous forme de séances ou d’ateliers pratiques.

FD : Comment vous êtes-vous rencontrés avec Mathieu ?

C : Peu de temps après sa sortie de la Star ac’, il nourrissait le projet d’enregistrer un album de duos avec des femmes venues de divers horizons. Et comme il m’avait vu gagner Koh-Lanta, il a eu l’idée de me faire chanter un titre qui aurait parlé d’aventure, d’évasion… On s’est donc rencontrés pour ça, mais comme je chante vraiment comme une casserole, le projet n’a pas abouti ! [Rires] Ça nous a au moins permis de démarrer une belle histoire d’amour

Philippe CALLEWAERT

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