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Dalida : La malédiction continue !

Publié le 19 janvier 2017

La comédienne  Sveva Alviti, qui incarne Dalida dans le film qui lui est consacré, s’est effondrée en direct à la télévision.La comédienne  Sveva Alviti, qui incarne Dalida dans le film qui lui est consacré, s’est effondrée en direct à la télévision.

Quarante ans avant, devant notre photographe Yves Leroux, 
la star Dalida s’était évanouie dans des circonstances identiques… Dans ses derniers vœux télévisés, le 31 décembre 1994, un peu plus d’un an avant sa mort, François Mitterrand avait eu cette phrase étonnante en s’adressant aux Français : 
« Je crois aux forces de l’esprit et je ne vous quitterai pas. » Rongé par le cancer, il savait sa fin toute proche.

Dalida, son amour déçu, s’en est allée sept ans plus tôt, préférant tirer sa révérence avant que les ravages du temps aient raison de sa beauté. Le président, parfois surnommé Mimi l’Amoroso, n’a jamais oublié l’ensorcelante chanteuse, sentant sans doute son âme bienveillante à ses côtés dans l’épreuve douloureuse de la maladie.

->Voir aussi - Dalida : Elle a failli mourir dès la naissance !

Étrange coïncidence… Alors que sort un biopic qui retrace l’existence tumultueuse de cette icône de la chanson, encore si présente dans les mémoires, son ombre semble planer sur nous, comme pour nous dire, « Je suis là, à vos côtés, pour toujours »…

C’est en tout cas l’impression que l’on ressent en revoyant sur Internet le malaise impressionnant dont a été victime en direct, jeudi dernier, sur le plateau du Grand Journal de Canal +, l’actrice principale de ce film sobrement intitulé Dalida (en salle depuis le 11 janvier).

->Voir aussi - Dalida : La vérité sur sa mort !

Sveva Alviti

Tout d’un coup, alors que rien sur son visage ne le laissait présager, la comédienne Sveva Alviti, qui campe dans le film une Dalida plus vraie que nature, est prise de violentes convulsions, avant de s’effondrer sur le sol inconsciente, laissant Orlando, le frère de la star disparue, assis à ses côtés, sous le choc.

« Je suis Dalida », n’a cessé de répéter l’actrice de 32 ans pendant le tournage. Investie à 100 % dans son rôle, cette Italienne s’est tellement identifiée à la chanteuse qu’elle a frôlé la dépression. Tandis que tous s’affairent autour d’elle, on lit la terreur dans le regard d’Orlando, comme en juillet 1974, lorsqu’il a vu sa sœur défaillir sous ses yeux.

Devant l’objectif du photographe de France Dimanche Yves Leroux, la star s’était évanouie dans des conditions identiques, après avoir avalé… un moustique lors d’un tour de chant. Sur le plateau, dans l’affolement général, l’on évoque une crise d’épilepsie, qui peut être fatale, et Sveva est évacuée d’urgence.

Heureusement, quelques heures plus tard, la réalisatrice du film, Lisa Azuelos, donne des nouvelles rassurantes de « sa » Dalida, qui va mieux. « Elle s’est donnée à fond dans la promo comme elle s’est donnée à fond dans le film. Elle est tellement à fleur de peau… », explique-t-elle. La production parle, elle, d’une « crise de tétanie due à une extrême fatigue physique ».

Mais Orlando, que nous avons joint par téléphone (voir encadré) émet une autre hypothèse, suggérant que l’actrice a sans doute du mal à sortir du « personnage » de Dalida. De là à penser que les « forces de l’esprit » dont parlait Mitterrand se sont manifestées ce soir-là, il n’y aurait qu’un pas. Même les plus cartésiens de ses admirateurs ne peuvent le nier.

La destinée de Iolanda Gigliotti n’aura été qu’une succession de drames troublants. Comment ne pas y voir la marque d’une force invisible, voire d’une malédiction ? Elle-même avait fini par croire qu’elle portait malheur aux hommes de sa vie.

Il y a d’abord eu Luigi Tenco, son grand amour, qu’elle découvre gisant dans son sang dans un palace de San Remo en 1967. Le chanteur italien s’est tiré une balle dans la tête, la laissant dévastée. Un mois après le suicide de son amant, elle tente d’en finir à son tour, en avalant des barbituriques, mais en réchappe de justesse.

Trois ans plus tard, c’est au tour de son ancien mari, Lucien Morisse, de se faire exploser la cervelle. Après ces deux suicides, germe en Dalida le sentiment qu’elle est maudite. Et la vie ne va pas la démentir…

Son nouveau compagnon, Richard Chanfray, se présentant comme le comte de Saint-Germain, est un adepte des sciences occultes qui prétend transformer le plomb en or et faire tourner les tables… Lui qui se disait immortel, décida pourtant de se suicider en 1983, en inhalant les gaz d’échappement de sa voiture.

Trois amours, trois suicides ! C’en est trop pour la fragile Dalida. La vedette jadis flamboyante sombre peu à peu, vaincue par les insomnies, submergée par les idées noires.

Dans les années 80, elle vit seule et son refuge montmartrois, situé rue d’Orchampt, semble se refermer sur elle comme un piège, semblable à ces endroits maléfiques, qui portent malheur à ceux qui y résident. Comme le Ca’ Dario, un palais vénitien surnommé « La maison du non-retour » ou encore le Dakota Building à New York, au pied duquel John Lennon a été assassiné.

Dans sa maison, à cette époque-là, l’atmosphère pouvait être sinistre. Les meubles néo-renaissance dont raffolait la star donnaient à l’endroit des allures de château lugubre. Certains soirs, Dalida disait y ressentir des ondes étranges. Croisa-t-elle durant ses interminables nuits blanches les spectres de ces hommes aimés partis trop tôt qu’elle se reprochait peut-être de n’avoir pas su protéger d’eux-mêmes ?

Cauchemar

En pleine quête mystique depuis ses séjours en Inde dans un ashram, assaillie par les interrogations, elle préférera disparaître à son tour lors d’une nuit de cauchemar, le 3 mai 1987. «L’inconscient est un chemin qui ne finit jamais, avait-elle déclaré à Jours de France, cinq mois auparavant. On trouve une petite clé qui ouvre une porte, et, derrière celle-là, une autre. Nous sommes comme un nœud complexe qu’il faut défaire tout au long de notre vie.»

Et Dalida avait ajouté : «Quand on est en accord avec soi-même, on fait un avec l’univers». Jusqu’à, peut-être, revenir d’entre les morts rendre visite aux vivants pour, comme l’avait promis Mitterrand, ne pas nous quitter.

[box type="info" style="rounded"]Orlando : Ce malaise était si impressionnant !"

Nous avons réussi à joindre Orlando au téléphone le lendemain du malaise de l’actrice italienne, Sveva Alviti, la Dalida criante de vérité du film de Lisa Azuelos. Le frère de la star disparue était encore sous le choc.

OrlandoFrance Dimanche : Cet évanouissement était terrible. Sveva Alviti va mieux ?

Orlando : Oui, elle va bien. Hier soir, ça a été spectaculaire car ça s’est passé en direct à la télévision. Ce malaise était si impressionnant ! Il est dû à un grand coup de fatigue, car cette jeune actrice porte le film sur ses épaules. Elle y est extraordinaire et s’est investie de toute son âme dans ce rôle. Je crois qu’elle n’est pas encore sortie de son personnage. En plus, elle est en pleine promotion de ce film qui est un grand événement. C’était très lourd à porter sur ses frêles épaules, et ce qui devait arriver s’est produit sur le plateau du Grand Journal.

France Dimanche : Qu’avez-vous ressenti ?

Orlando : La chroniqueuse venait de me poser une question. J’étais à peine en train d’y répondre quand j’ai senti une main sur mon épaule. Je ne savais pas ce qui se passait. J’ai tourné les yeux et j’ai vu Sveva en train de s’effondrer. Bien sûr, ça a été un choc. J’ai passé une très mauvaise nuit car je n’ai pas cessé de penser à elle. De la voir s’écrouler comme ça, la pauvre, c’était dur ! Et puis, cela m’a rappelé plein de souvenirs personnels. Heureusement, les pompiers sont arrivés très vite et l’ont emmenée à l’hôpital où elle a passé la nuit. Aujourd’hui, après une bonne nuit de sommeil, ça va mieux. Elle a repris ses esprits. Elle est un peu fatiguée mais tout devrait rentrer dans l’ordre à partir de demain. Tout le monde a cru à une crise d’épilepsie, mais ce n’était au final qu’un grand coup de fatigue…

Sophie Marion

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