France Dimanche > Actualités > Daniel Craig : James Bond jusqu'au bout des ongles !

Actualités

Daniel Craig : James Bond jusqu'au bout des ongles !

Publié le 21 décembre 2020

.photos:bestimage
© BESTIMAGE -

La sortie de “Mourir peut attendre” ayant été repoussée à fin mars 2021, France 2 nous fait patienter en rediffusant le dimanche soir les films de la saga où l'acteur britannique Daniel Craig incarne le mythique 007 avec virilité…

Daniel Craig a beau marteler à longueur d'interviews qu'il n'a « rien à voir avec James Bond », l'acteur britannique au regard azur n'est pas si éloigné que ça de l'agent de Sa Gracieuse Majesté, version XXIe siècle du moins. Depuis qu'il intervient sur les scénarios des Bond, l'espion n'a plus grand-chose à voir avec le redoutable macho interprété par Sean Connery. Pour celui qui incarne le sixième 007 de la saga, pas question de se glisser dans la peau de ce dragueur un brin misogyne qui lui ressemble si peu. Terminée l'époque où l'on voyait le regretté Sean savonné par des geishas japonaises très dévouées, comme dans On ne vit que deux fois (1967).


Autre temps, autres mœurs : grâce à Craig, l'espion est devenu, de son propre aveu, « un grand romantique »… Dans Spectre, sorti en 2015, il tombe fou amoureux du docteur Madeleine Swann, ravissante psychologue campée par Léa Seydoux. Délicat, il conquiert la jeune femme après lui avoir fait, en véritable gentleman, la cour en bonne et due forme. Craig insiste : « Le James Bond séducteur compulsif des Trente Glorieuses n'est plus… »

À la ville, l'acteur de 52 ans n'a rien non plus d'un don Juan puisqu'il file le parfait amour avec l'actrice Rachel Weisz depuis le tournage de Dream House aux États-Unis. Libre depuis son divorce avec la comédienne écossaise Fiona Loudon, dont il a eu une fille, Ella, il fonce. Le 22 juin 2011, il épouse sa Rachel chérie à New York, dans le plus grand secret, et la stricte intimité de quatre invités en tout et pour tout ! Depuis, les tourtereaux restent discrets. Seule exception : en 2018, lorsqu'ils annoncent la naissance de leur petite fille !

En dehors des plateaux, où il enchaîne les cascades, le héros de Skyfall dit couler une existence « ordinaire ». Enfin, presque ! Autre point commun avec Bond, il peaufine son physique. Pour clouer le bec à ses détracteurs qui, à ses débuts dans la peau de 007, le trouvent « trop petit », il a pris l'habitude d'en faire des tonnes. C'est même lui qui a insisté pour accentuer sa carrure à coups d'intenses séances de musculation, aboutissant à cet impressionnant torse en V. Un corps de fauve qu'il n'hésite pas à malmener sur les tournages de la saga. Sauts dans le vide depuis un pont, spectaculaires courses-poursuites à moto ou en hélicoptère… Refusant souvent d'être doublé, Craig a besoin de sa dose d'adrénaline, quitte à y laisser des plumes. Dans Casino Royale, sorti en 2006, où il étrenne le smoking du personnage culte, succédant à Pierce Brosnan, il s'amoche sérieusement durant sa première séquence de combat. Résultat : une bouche en sang et deux dents cassées ! Dans Spectre, de Sam Mendes, c'est son genou qui en prend un sacré coup lors d'une bagarre dans un train, au Maroc, avec le musculeux Dave Bautista. Rapatrié d'urgence à New York, il subit une longue opération qui entraîne deux semaines de suspension du tournage. Voilà ce qui arrive lorsqu'on veut rivaliser avec son double de cinéma !

Tout le contraire de Sean Connery, qui bien que doté d'un corps d'athlète, appréciait peu les scènes de corps-à-corps. Ceux-ci différaient pourtant des combats dantesques auxquels se livre Daniel Craig qui n'ont plus rien à voir non plus avec ces rixes gentillettes qui décoiffaient à peine Roger Moore. Aujourd'hui, le casse-cou a fort à faire ! James Bond, disent ses producteurs, se doit de refléter « l'image du monde ». Du coup, 007 affronte un univers sinistre, violent à l'extrême, où des terroristes sanguinaires le mettent à rude épreuve. Les méchants qui veulent sa perte n'ont jamais été aussi cruels. Face à eux, le mythique espion, totalement métamorphosé, ne se croit plus invincible. Désormais, il est en proie aux doutes et à la souffrance. D'où le côté torturé que Daniel Craig insuffle à son personnage, et qui en fait l'interprète préféré des fans.

Rien ne prédestinait pourtant l'acteur à devenir l'incarnation de James Bond. Né le 2 mars 1968, à Chester, au nord-ouest de l'Angleterre, d'un père tenancier de pub, retraité de la marine marchande, et d'une mère professeur d'art, il passe une partie de son enfance à Liverpool, où il emménage avec sa mère et sa sœur après le divorce de ses parents. À 16 ans, il quitte l'école pour un cours de théâtre à Londres. En 1992, il fait ses débuts au grand écran dans La Puissance de l'ange. Jouant ensuite l'amant du peintre Francis Bacon dans Love Is the Devil (1998), il donne la réplique à Angelina Jolie dans Lara Croft: Tomb Raider (2001), puis à Tom Hanks dans Les Sentiers de la perdition (2002). Choisi pour interpréter James Bond en 2005, d'abord réticent, il se laisse tenter à la seule condition de pouvoir humaniser son personnage…

Mourir peut attendre, de Cary Joji Fukunaga, dont la sortie est prévue fin mars sur les écrans, est le cinquième et dernier film de la saga – qui en compte vingt-cinq ! – où l'acteur britannique incarne le rôle. Pour sa retraite, celui qui a joué Pinter et Shakespeare à New York se verrait bien rempiler sur les planches. « Parce que cela me permet de dormir chez moi tous les soirs », conclut-il. Un sacré pantouflard que ce James Bond-là !

Valérie EDMOND

À découvrir