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Daniel Guichard : Sa victoire sur l’alcool et le tabac !

Publié le 18 avril 2020

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© BESTIMAGE Daniel Guichard

Après avoir frôlé le pire, Daniel Guichard, 71 ans, revient de très loin. Son entourage crie même au miracle…

En appelant sa prochaine tournée, prévue pour 2021, « Si c’était à refaire », Daniel Guichard avoue que, s’il en avait le pouvoir, il changerait certains des événements qui se sont déroulés dans sa vie. Bien sûr, il ne nous dit pas, précisément, ce qu’il aurait aimé modifier. Sans doute pas, en tout cas, le succès qu’il rencontre auprès du public depuis ses débuts, avec des titres devenus mythiques, comme Mon Vieux, La Tendresse, Faut pas pleurer comme ça, ou encore Le Gitan. Mais peut-être y a-t-il une chose, ou plutôt deux, que l’artiste aurait préféré éviter de croiser sur sa route, deux choses qui auraient pu lui coûter très cher… Ces fléaux qui font des ravages chez les femmes et les hommes de tout âge : l’alcool et le tabac.

Car Daniel Guichard est en effet « tombé » dans ces gouffres sans fond, manquant d’y laisser sa santé, et peut-être même sa vie. Des addictions dont il avait accepté de parler, sans fausse honte mais avec beaucoup d’honnêteté, dans les colonnes de notre confrère Ici Paris : « Je n’ai jamais touché à la came, sous quelque forme que ce soit. En revanche, j’ai été accro au whisky-coca et à la cigarette », avait-il expliqué en 2015.

Et quand il dit « accro », il ne ment pas. À l’époque, nous sommes dans les années 1970, Daniel est en pleine gloire. Le public le réclame d’une ville à l’autre et le chanteur ne s’économise pas. Seul souci, il est vraiment très casanier. Sortir de son univers lui pose des problèmes malgré son envie de partir à la rencontre du public. « Je n’ai jamais aimé les tournées, les voyages… Dans les grandes années de ma carrière, ça a été une galère terrible », avait-il avoué à notre confrère. Mais si, malgré sa phobie, il décide de répondre à ceux qui veulent l’entendre chanter, tout ce qui est en dehors de ce rapport privilégié, de cette histoire d’amour avec son public, le révulse.

Ce qui, pour beaucoup de ses collègues chanteurs, est un exercice qui va de soi, le fait souffrir au plus haut point. « Imaginez ce que j’ai vécu quand je faisais près de 200 concerts par an ! Imaginez quelqu’un dans ce cas de figure, qui n’aime pas monter dans une voiture, déteste la route, les mondanités… et qui n’est pas toujours bien entouré. Il y a deux options : soit vous passez votre temps à vous foutre sur la gueule avec tout le monde, soit vous picolez pour oublier. »

À l’époque, c’est la deuxième solution qu’il avait adoptée. Évidemment, un tel traitement ne pouvait mener qu’au naufrage… Si, un temps, ces substances lui ont permis de se détourner de ses angoisses les plus intimes, très rapidement, il a dû augmenter les doses, de façon très dangereuse. Et c’est « 3 ou 4 bouteilles par jour », accompagnées d’« autant de paquets de Gitanes », qui ont été son quotidien durant cette période infernale. Une période qui durera, puisque c’est seulement dans les années 1980 que l’artiste va trouver la force de rompre avec ses démons.


Il lui a sans doute fallu beaucoup de courage pour parvenir à se sevrer. Et pour, chaque jour depuis sa grande décision, renouveler quotidiennement cet engagement qu’il a pris avec lui-même ! Cela fait maintenant trente-quatre ans que Daniel Guichard triomphe de l’alcool et de la cigarette, comme il vient de l’évoquer avec son ami Michel Drucker, dans Vivement dimanche prochain, le 22 mars dernier, sur France 2. Sur un plateau vide de public du fait de l’épidémie de coronavirus et des recommandations du gouvernement, l’animateur vedette a accueilli le chanteur avec sa chaleur habituelle. Et, en repassant d’anciennes séquences des tubes de son hôte, il a remarqué à quel point la voix de Daniel Guichard n’avait pas du tout changé… C’est à ce propos qu’il l’a interrogé sur son arrêt de l’alcool et du tabac. Franc, comme toujours, le chanteur a répondu du tac au tac : « Quand j’ai arrêté de picoler et de fumer, j’ai un peu dérouillé pendant quelques jours, parce que pour contrôler [la voix] ce n’était plus possible. Et puis très vite, c’est revenu. »

La voix de Daniel Guichard est donc toujours aussi caressante, comme pourront s’en rendre compte ceux qui auront la chance de l’applaudir le 1er novembre prochain, au Grand Rex, à Paris. Un rendez-vous qui avait initialement été prévu pour le 21 juin mais qui, pour les raisons que l’on sait, a été repoussé. Ceux qui ne pourraient pas venir ce jour-là auront tout loisir de l’entendre l’an prochain. Car, comme il l’a déclaré : « En 2021, il y aura des spectacles et de nombreux endroits où je viendrai chanter, où je viendrai refaire en mieux ce qui nous a réunis dans toutes ces salles magiques… Alors, si ça vous dit, on pourrait recommencer ce qui nous a plutôt bien réussi les autres fois ! Moi je ferai le chanteur, et vous, vous seriez mes complices en faisant le public… À bientôt. »

Laurence PARIS

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