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Danièle Evenou : Maudite en amour !

Publié le 30 novembre 2018

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Après avoir perdu son mari, Georges Fillioud, en 2011, Danièle Evenou dit une nouvelle fois adieu à l’homme qui partageait sa vie…

Quel mauvais sort s’acharne sur elle ? En effet, après avoir déjà vu disparaître les deux premiers hommes de sa vie, d’abord Jacques Martin (décédé le 14 septembre 2007), puis l’ancien ministre Georges Fillioud, en 2011, voici que la comédienne vient de perdre son compagnon. 

C’est en juin 2014 que leurs regards s’étaient croisés, au cours d’un dîner chez des amis communs. Néanmoins, durant la soirée, Danièle n’avait pas vraiment prêté attention à Jean-Pierre Baiesi, grand passionné de deux-roues, monteur dans le cinéma. Elle ne lui avait même pas adressé la parole…

Ce n’est que quelques mois plus tard, chez ces mêmes amis, que Danièle tombe follement amoureuse de lui. Malgré leur différence d’âge, seize ans, et alors qu’elle ne croyait plus en rien après la disparition de Georges Fillioud. Elle décide donc de le présenter au plus vite à ses enfants pour obtenir leur aval. « Jean-Pierre m’a sauvée du désespoir, nous confiait-elle il y a quatre ans, il m’a redonné foi en la vie et l’espoir en un possible avenir. » On imagine alors sans trop de mal l’atroce douleur qu’elle a ressentie au moment de lui dire adieu.

Deux ans à peine après ce véritable coup de foudre, la malédiction frappe une nouvelle fois : Jean-Pierre tombe à son tour gravement malade, comme les précédents compagnons de la comédienne. Lorsque les médecins annoncent la mauvaise nouvelle, ils ne laissent guère d’espoir de guérison. L’état de santé de Jean-Pierre se dégrade à vue d’œil.


La dernière apparition du couple en public date d’avril dernier, aux obsèques de Véronique Colucci. On y voit Jean-Pierre très amaigri ; le mois suivant, il sera placé en soins intensifs, dans un hôpital de Marseille. Se sachant condamné, le malade décide de rentrer chez lui.

Ces derniers mois auront été très éprouvants. Le malheureux s’accroche à la vie. Une épreuve, aussi bien pour lui que pour son entourage, à commencer par Danièle. Cette longue et atroce agonie laissera forcément des marques à ses proches…

Quand Georges Fillioud était tombé malade, Danièle avait déjà mis son métier de côté pour s’occuper de lui. Lorsqu’il a rendu son dernier souffle, c’était comme si le monde s’était écroulé. Comment tirer un trait sur une histoire longue de près de trente ans ? « à sa mort, je n’avais plus envie de vivre », déclarait-elle à Gala. Littéralement abattue, notre inoubliable Marie Pervenche tuait alors le temps comme elle le pouvait, avachie sur son canapé, les yeux rivés sur l’écran de télévision. « à quoi bon vivre, maintenant qu’il est parti ? », se disait-elle à l’époque.

Lorsque Danièle comprend qu’elle est sur le point de retomber dans cet horrible cauchemar, elle n’ose y croire. Nous l’avions eue au téléphone en février dernier, lorsque nous avions appris la mauvaise nouvelle. Si elle ne pouvait nier les rumeurs concernant son mari, elle ne désirait toutefois pas les commenter. Nous avons donc respecté sa volonté de ne pas diffuser cette information d’ordre strictement privé. 

D’ailleurs, malgré la dure épreuve qu’elle était déjà en train de traverser, Danièle, égale à elle-même, préférait se montrer pleine d’entrain, motivée par ses projets professionnels futurs, notamment la pièce C’est pas du tout ce que tu crois dans laquelle elle donne la réplique au cuisinier Norbert Tarayre. « Il faut rester en pleine forme, soutenait-elle fièrement au bout du fil, il y a neuf mois. Ma devise, empruntée à Beaumarchais, est la suivante : “Je m’empresse de rire de tout, de peur d’être obligée d’en pleurer” » Facile à dire, mais compliqué à appliquer quand le mauvais sort s’acharne. 

La semaine dernière, lorsque nous l’avons à nouveau eue au téléphone, elle n’a pu masquer sa profonde tristesse : « J’ai encore du mal à parler », nous disait-elle. Au son de sa voix, on comprend que l’émotion est toujours aussi grande. « Ça y est, Jean-Pierre a été incinéré à Orange, le 25 octobre, a-t-elle encore déclaré. Personne ne sait exactement de quoi il est mort. Il s’agissait d’une maladie méconnue. Je peux juste dire que l’hospitalisation à domicile aura été très difficile à vivre… »

Jean JOYON

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