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Dave "Avec Patrick, nous venons de fêter nos 33 ans d'amour"

Publié le 7 mai 2004

  Il ne s'en est jamais caché. Depuis plus de trente ans, Dave vit une belle histoire d'amour avec son parolier, Patrick Loiseau.Il ne s'en est jamais caché. Depuis plus de trente ans, Dave vit une belle histoire d'amour avec son parolier, Patrick Loiseau.

Cependant pour la première fois, à l'aube de ses 60 ans, l'idole des années soixante-dix, Dave a accepté de lever le voile sur leur existence au quotidien.

C'est donc dans leur charmant mas provençal que l'interprète de Vanina nous a reçus en compagnie de Patrick et de leur petite chienne, Lucie. Et, avec la franchise qu'on lui connaît, il a accepté de répondre à nos questions sur des sujets sensibles...

France Dimanche (F.D.) : Vous occuperez pour la sixième fois la scène de l'Olympia les 14, 15 et 16 mai et vous sortez simultanément un nouvel album, intitulé Doux tam-tam... Quel programme !

Dave (D.) : Oui, en effet je suis fier de cet album qui est celui de l'immaturité! J'y reprends des tubes qui ont bercé ma jeunesse. Quant à l'Olympia, je tremble déjà à l'idée de monter sur scène. En fait, je n'ai le trac que lorsqu'il y a des amis ou des professionnels dans la salle. Et là, à Paris, certains viendront forcément assister à mes concerts...

F.D. : Vous êtes en train de dire à vos amis : «Soyez gentils, ne venez pas me voir»!

D. : Oui, c'est un peu ça (rires). La seule personne que je connais et devant laquelle je pourrais chanter sans trac, c'est Patrick. Nous venons de fêter nos trente-trois ans d'amour. Lui c'est moi et moi c'est lui. En plus, je suis vraiment son porte-parole puisqu'il est l'auteur de mes chansons. Mais il a tellement le trac pour moi, qu'il ne peut même pas assister au concert dans la salle ! Il préfère rester dans le couloir...

F.D. : Plus de trois décennies... Quel est le grand secret de votre longue histoire d'amour avec Patrick ?

D. : L'amour, c'est chimique. Il faut avoir la main verte. C'est comme une plante que l'on arrose chaque jour. Il faut souvent dire à l'autre qu'on l'aime, lui montrer l'importance qu'il a dans votre vie.

F.D. : C'est une belle preuve d'amour. Le fait de vous pacser avec lui il y a quelques années en était-elle aussi une ?

D. : Franchement ? Je ne vais pas être très romantique, mais nous avons conclu notre pacs pour nous préserver en cas de malheur. Pour que, le jour où l'un de nous deux partira, l'autre ne se retrouve pas expulsé de la maison... En fait, on peut dire que notre plus belle preuve d'amour, c'est de vivre ensemble au quotidien. Quoique je me trouve plutôt facile à vivre ! (rires).

F.D. : On vous a prêté de nombreuses conquêtes féminines, notamment avec Olivia Adriaco... Êtes-vous tombé amoureux d'elle ?

D. : Oui, éperdument ! On s'est rencontrés, avec Olivia, il y a de nombreuses années, pour faire un roman-photo. Mais à l'époque, nous vivions déjà une belle histoire d'amour chacun de notre côté. Nous en sommes donc restés là.

F.D. : Le 4 mai, vous avez fêté vos 60 ans. Ça vous a fait un drôle d'effet ?

D. : Je ne peux pas le nier. Quand j'étais petit garçon, j'imaginais qu'à cet âge-là, je serais grand-père... Mais bon, à l'intérieur, j'ai toujours 14 ans (rires) et, à l'extérieur, il paraît que je ne fais pas mon âge. Bien qu'il me soit arrivé de découvrir un cheveu gris sous une mèche blonde. Vieillir, c'est un peu comme lorsqu'en avion, on ressent un trou d'air. Ça fait peur sur le moment, puis, passé le choc, on se raisonne. D'ailleurs, je crois que tout ce qu'on fait, faire l'amour, manger, chanter, c'est pour oublier qu'un jour l'on va mourir.

F.D. : Vous croyez en une vie après la mort ?

D. : Non, même si j'aimerais bien croire en la réincarnation. Mais après tout, c'est bien, aussi, le repos éternel ! Vous savez, j'ai côtoyé si souvent la mort, j'ai perdu tellement d'amis, victimes du sida, que je me sens parfois comme un sac de larmes qu'il ne faut pas trop remuer.

F.D. : Parlons de choses plus gaies. Qu'avez-vous fait pour fêter vos 60 ans ?

D. : Ce soir-là, j'étais à Nice en train de répéter mon concert. J'ai tout simplement été dîner avec Patrick et mon meilleur ami.

F.D. : Avez-vous profité de cet âge symbolique pour vous livrer à un rapide bilan de votre vie ?

D. : Non, je préfère continuer tout droit sans jamais me retourner. Je n'ai qu'un seul grand regret dans ma vie, mais je ne vous dirai pas lequel...

Daphné de Givry

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