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Dave : Quarante ans d'amour avec la Tunisie

Publié le 8 juin 2007

Dave est amoureux ! Un amour qu'il cultive en secret depuis quarante ans, et qui est né un beau jour de l'année 1967, quand il est arrivé, sa guitare pour tout bagage, dans la blanche ville de Tunis.

Entre ce pays qu'il découvrait et le chanteur, le coup de foudre a été réciproque. Là-bas, Dave a toujours été merveilleusement accueilli même s'il y a connu des temps difficiles.

Aujourd'hui, il a une suite dans le magnifique hôtel The Residence. Confidences d'un homme sous le charme...

->Voir aussi - Dave : "Avec Patrick, nous venons de fêter nos 33 ans d'amour"

France Dimanche (F.D.) : Quels sont vos liens avec la Tunisie ?

Dave (D.) : À l'époque, en 1967, je vivais à Marseille. J'avais 22 ans et devais faire la manche pour gagner de quoi manger. Je chantais donc dans des petits bars de la ville. Dans l'un d'eux, j'ai rencontré William, un pied-noir, avec qui je me suis très bien entendu. C'est lui qui m'a parlé de la Tunisie. Un jour, il m'a dit qu'il devait partir là-bas pour aller voir sa grand-mère, à Gabès, dans le sud du pays. Sur un coup de tête, j'ai décidé de le rejoindre par surprise, avec ma guitare sur le dos.

F.D. : Quelles ont été vos premières impressions ?

D. : Arrivé au port de Tunis, j'ai tout d'abord été époustouflé par les couleurs. Ensuite, j'ai été fasciné de découvrir une culture complètement différente, des gens habillés autrement, une cuisine particulière... Il faut dire que c'était la première fois de ma vie que je quittais l'Europe.

F.D. : Vous souvenez-vous de détails marquants ?

D. : Oui, lorsque j'ai pris le train de Tunis à Gabès pour rejoindre la famille de William. Je voyais le désert par la fenêtre et j'ai eu l'impression de me retrouver dans l'album de Tintin, Les Cigares du Pharaon !

F.D. : Comment avez-vous été reçu, en Tunisie ?

D. : Les Tunisiens ont un sens exceptionnel de l'hospitalité ! J'ai été accueilli comme un roi. Tant et si bien qu'au bout d'un moment, je me suis senti gêné. J'avais l'impression d'abuser. Et puis j'ai fini par trouver un job dans un cabaret du coin. Je m'y suis d'ailleurs fait avoir comme un bleu. Après mon tour de chant, je suis allé dans le bureau du directeur (un Français, d'ailleurs) pour qu'il me paye. Il m'a dit : «Quoi ? Vous avez le culot de me demander de l'argent après le bide que vous venez de faire ?», alors qu'on entendait les gens crier : «Une autre ! Une autre !»

F.D. : D'autres mauvais souvenirs comme celui-là ?

D. : Pas vraiment. Plutôt d'heureuses surprises comme la première fois que j'ai mangé du couscous ! Pour un passionné de cuisine comme moi, ça compte beaucoup. Ici, il y a des épices et des parfums extraordinaires, comme celui du jasmin. J'en ai planté dans ma maison du Vaucluse. Quand il est en fleurs, j'ai l'impression d'être ici...

F.D. : Revenez-vous souvent en Tunisie ?

D. : Je suis revenu plusieurs fois avec mon compagnon Patrick Loiseau. J'y ai également donné de nombreux concerts dans les années 80, quand la France me boudait un peu. Mes chansons marchaient du tonnerre, en Tunisie. D'ailleurs, j'ai décidé de commencer ma tournée dans les pays francophones par Tunis.

Philippe Callewaert

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