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David Douillet : “On fait tous de la politique sans le savoir !”

Publié le 14 janvier 2019

David Douillet, l’ancien judoka et ministre des sports devient animateur de télévision.

C’est un vrai touche-à-tout. Après une brillante carrière sur les tatamis (doublement médaillé d’or olympique, quadruple champion du monde, entre autres !), un poste de ministre des Sports dans le gouvernement de Nicolas Sarkozy, David Douillet s’impose maintenant à la télévision. Depuis le début du mois, celui qui vit désormais dans l’Ain anime, au côté de la journaliste Sandy Heribert, l’émission Sans se braquer, tous les jeudis soir, à 19 h, en direct sur Automoto La chaîne. Tout un programme !

France Dimanche : Après le judo, puis la politique, vous voilà animateur à la télévision…
David Douillet : J’avais déjà fait un peu d’animation en 2001 au côté de Daniela Lumbroso pour l’émission David contre Goliath, produite par Jean-Luc Delarue. Ça m’avait bien plu. Donc, quand on m’a proposé de revenir devant les caméras, j’ai dit oui tout de suite. D’autant plus que je suis fan de voitures et de motos. D’ailleurs, quand je faisais de la politique, ma commission à l’Assemblée nationale était celle du développement durable et de l’aménagement du territoire. Alors tout ce qui touche aux déplacements urbains et ruraux, je connais par cœur. C’est un sujet qui m’a toujours concerné.

FD : Quel est exactement votre rôle dans l’émission Sans se braquer ?
DD : Je suis censé animer le débat entre des invités au côté de Sandy [Heribert, ndlr]. Nous abordons tous les thèmes qui ont un lien avec les véhicules motorisés : surtaxe des carburants, limitation de vitesse, etc. Bref, tout ce qui touche le quotidien des Français quand ils se déplacent. Nous avons d’ailleurs accueilli récemment des « gilets jaunes ». On ne pouvait pas être plus dans l’actualité !

FD : De tels thèmes sont de nature politique. Vous manque-t-elle à ce point ?
DD : En réalité, on fait tous de la politique sans le savoir. C’est vrai que, dans cette émission, je me permets de donner mon opinion d’usager, de citoyen et aussi d’ancien législateur. Ce qui rend, je l’espère, le programme encore plus intéressant. Lorsque l’on parle, par exemple, de limitation de vitesse, j’ai tendance à réagir comme un conducteur lambda.

FD : Avez-vous d’ailleurs gardé tous vos points sur votre permis de conduire ?
DD : Je suis comme tout le monde. J’en ai déjà perdu pas mal pour avoir dépassé la vitesse autorisée. Par inattention. Ça m’est arrivé, et ça m’arrivera malheureusement sans doute encore. Mais ce ne sont que de légers excès de vitesse. Je suis loin d’être un fou du volant !


FD : Vous sentez-vous à votre aise dans le costume d’animateur ?
DD : Cette activité constitue une véritable bulle d’aération pour moi, car je ne fais ­évidemment pas que ça dans la vie. Si on m’a demandé de participer à cette ­émission, je pense que c’est surtout parce que j’ai touché à beaucoup de choses. Ayant été athlète de haut niveau, chef ­d’entreprise et homme politique, j’ai connu de nombreux univers, ce qui me permet d’appréhender les sujets autrement.

FD : Comment occupez-vous votre temps par ailleurs ?
DD : J’ai récemment créé un fonds d’investissement orienté sport – santé – bien-être. Je suis également toujours chef d’entreprise et conseiller régional. En revanche, j’ai abandonné mes autres mandats, faute de temps. J’aime varier les plaisirs.

FD : Dans quel genre de véhicule se déplace le passionné de motos et voitures que vous êtes ?
DD : Vu qu’avec Vanessa [son épouse depuis un an, ndlr] nous avons une famille recomposée de six enfants [âgés de 2 à 27 ans, ndlr], j’ai opté pour une voiture utilitaire, qui ne va d’ailleurs pas vite du tout [rires]. Et à ceux qui se posent la question, je rentre à peu près dans tous les véhicules malgré ma taille [1,96 m, ndlr]. Il y a longtemps que faire de la vitesse sur la route est pour moi complètement absurde, que ce soit à moto ou en auto. Je me contente d’appuyer sur l’accélérateur dans des compétitions de quad bien encadrées. Je pense donc être un conducteur calme et raisonnable.

FD : En février prochain, vous allez fêter vos 50 ans. Appréhendez-vous ce cap ?
DD : Pas vraiment. J’ai la chance de faire partie d’une génération qui peut vivre 100 ans sans problème. Je me dis donc que je ne suis qu’à la moitié de ma vie. Mon objectif est de rester en forme physique au moins jusqu’à 80 ans, si je me débrouille bien. Ce qui me laisse donc encore une trentaine d’années pour envisager de nouvelles activités.

FD : Vous entretenez-vous pour tenir le coup ?
DD : Malheureusement pas assez en ce moment, par manque de temps. Dès que je le peux, je fais du vélo d’appartement, de route et du VTT. Dans la région où je vis [dans l’Ain, ndlr], il y a de quoi faire !

FD : Quelles sont aujourd’hui vos ambitions professionnelles ?
DD : Je souhaiterais me consacrer à une activité caritative. J’ai déjà une petite expérience avec l’opération des Pièces jaunes, mais ce n’était que très ponctuel. Cette fois, j’aimerais m’investir à fond dans une action ou une association pour aider les autres.

FD : Vous n’arrêtez donc jamais !
DD : Si on s’arrête, on meurt ! 

Philippe CALLEWAERT

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