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David Hallyday : Il vole au secours de son grand-père !

Publié le 18 mars 2021

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Même si Léon Smet ne s'est jamais soucié de ses descendants, pas question pour David Hallyday, le fils de Johnny, qui a hérité de sa générosité, d'abandonner sa sépulture.

Une simple dalle de marbre gris perdue au beau milieu du cimetière de Schaerbeek, à Bruxelles, sur laquelle s'accumulent les feuilles mortes et la poussière… C'est là qu'a été inhumé, en 1989, Léon Smet, le père de Johnny Hallyday. Une sépulture aujourd'hui laissée à l'abandon, dont la durée de concession est arrivée à expiration le 31 décembre dernier comme l'indique un panneau à côté sur la pierre tombale.


Début février, Véronique et son père Michel, des fans du rocker venus déposer des fleurs sur la sépulture d'un membre de leur famille qui repose non loin de Léon Smet, s'émeuvent à l'idée de voir la tombe du papa de leur idole désaffectée. Ils décident aussitôt de contacter le site RTL-Info pour lancer un cri d'alarme. « C'est choquant, c'est la seule personne de la famille Smet qui est enterrée chez nous, a ainsi confié Michel, un inconditionnel du chanteur. Johnny est enterré là-bas, au loin, donc c'est le seul de la famille qui est sur notre territoire, parce qu'il était quand même belge ! »

Par chance, cet appel au secours a été entendu puisque David Hallyday, le petit-fils du défunt, vient d'annoncer au site belge qu'il prendra en charge le renouvellement de la concession. Comme l'avait fait son père avant lui, David a décidé de s'occuper de la tombe de son défunt grand-père. Sa modeste tombe ne sera donc pas déplacée. « Le caveau sera toujours là. Paix à son âme », a déclaré le chanteur à RTL-Info, précisant qu'il n'avait pas été tenu au courant de la date de cette échéance.

Pour prolonger de quinze ans la concession, il lui en coûtera 780 euros. Pas de quoi ruiner le fils du rocker, certes, mais en s'acquittant de cette somme, l'artiste de 54 ans fait un geste hautement symbolique. Comme l'avait fait Johnny qui avait le cœur sur la main, il a décidé de voler au secours de Léon Smet, bien que ce dernier ait lâchement abandonné son fils alors en bas âge. Un traumatisme dont Johnny a souffert toute sa vie.

Léon et Huguette, les parents de Jean-Philippe Smet, s'étaient rencontrés dans le Paris occupé de la Seconde Guerre mondiale. Elle, de douze ans sa cadette, est alors employée dans une crémerie de la rue Lepic, à Montmartre où Léon, muni de tickets de rationnement, lui fait une cour assidue. Passé par le Conservatoire de Bruxelles, ce séducteur invétéré a été danseur avant de s'intéresser à d'autres disciplines : le théâtre, la chanson et même le cirque et la peinture ! Mais ce personnage fantasque et instable a une fâcheuse tendance à l'autodestruction, un penchant pour la boisson et pour les femmes. Huguette Clerc, la maman de Johnny, sera sa troisième épouse et va vite en faire les frais…

Le jeune couple s'installe dans un atelier d'artiste, au 23 de la rue Clauzel, dans le IXe  arrondissement de Paris. La première maison de Johnny, qui voit le jour le 15 juin 1943. Un foyer que Léon délaisse de plus en plus souvent, semblant se moquer éperdument de ce bébé calme qui a hérité de ses yeux si bleus. Un jour de vaches maigres, il ira même jusqu'à vendre la layette et le berceau de son fils pour aller se saouler ! Et puis, un jour de début 1944, il est en train de faire les courses alors que sa femme, malade, est alitée. C'est alors qu'il tombe par hasard sur une de ses anciennes conquêtes et part avec elle pour ne jamais revenir.

Johnny n'a que huit mois et ne reverra son géniteur que vingt et un ans plus tard ! Les retrouvailles ont lieu en 1964. Sans travail, Léon végète et va tenter de se faire un peu d'argent sur le dos de son fils qui est devenu une immense vedette. Cette année-là, la star a mis provisoirement sa carrière entre parenthèses afin d'effectuer son service militaire. Il est incorporé au 43e  régiment d'infanterie de marine d'Offenburg, lors de ses dix-huit mois sous les drapeaux. Une multitude de reportages photographiques à sa gloire sont réalisés en direct depuis sa caserne, d'où sont même enregistrées des émissions de variétés ! Seule fausse note au tableau : l'odieuse mise en scène organisée par son père. L'ex-artiste de cabaret raté a décidé de se rendre en Allemagne devant la caserne avec une peluche pour rencontrer ce fils qu'il n'a pas connu. Au moment où Johnny s'approche de lui, les flashs crépitent : l'individu, qui a besoin d'argent, a vendu ce « scoop » à la presse pour 5 000 francs. « Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie », confiera le chanteur à sa petite amie de l'époque, Sylvie Vartan.

Malgré tout, Johnny a toujours, par la suite, tendu la main à son père. Durant toute sa carrière, il continuera à aider financièrement Léon qu'il avait même installé dans un appartement auquel l'alcoolique mettra le feu un jour d'ivresse.

Le 20 novembre 1989, Jean-Philippe Smet sera le seul à assister aux funérailles de son père, mort dans le plus grand dénuement. Il avait fini par lui pardonner comme vient de le confirmer Læticia. Tout comme David, elle estime qu'il est de son devoir d'œuvrer pour la réhabilitation du caveau. « Cela me touche beaucoup et j'y suis très sensible », a-t-elle assuré à RTL-Info. La veuve du rocker a aussi rappelé que Johnny avait veillé à ce que Léon soit enterré dignement « malgré les traumatismes liés à son enfance et à l'abandon de son père. Il lui avait pardonné et s'était occupé de tout organiser », a précisé Læticia.

Une générosité et une capacité de résilience dont a hérité David. En froid avec son ex-belle-mère, il a décidé de tirer un trait sur le passé en réhabilitant, avec son appui, la sépulture de l'homme qui a fait tant souffrir son père ! Une bonté d'âme tout à son honneur…

Valérie EDMOND

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