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Denis Brogniart : Délivré de la malédiction familiale !

Publié le 30 juin 2017

Depuis la fin de son adolescence, Denis Brogniart, l’animateur star de “Koh-Lanta” redoutait d’avoir 50 ans, l’âge que son père n’a jamais atteint.

Sa stature, son allure de baroudeur, sa voix ferme lui confèrent l’aura d’un homme que rien ne semble pouvoir ébranler. Avec le succès de Koh-Lanta, qu’il anime avec brio et enthousiasme, et dont la finale a eu lieu vendredi dernier, on se dit que Denis Brogniart doit avoir acquis une immense confiance en son destin.

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Et pourtant, son histoire est bien plus complexe et douloureuse qu’en apparence. Car il est habité par un violent sentiment morbide, une angoisse profonde, en somme une sorte de malédiction qui l’empêche de vivre.

Obsession

« La mort m’obsède, tous les jours j’y pense », expliquait-il à Voici en 2010. Comment, dans un tel cas de figure, Denis aurait-il pu aborder chaque nouvelle journée avec quiétude ? D’autant que cette angoisse se manifestait de bien des façons. « Je suis totalement hypocondriaque. N’importe quelle petite douleur se transforme, dans mon imaginaire, en un truc compliqué », avait-il confié à Laurent Baffie, dans son émission sur Paris Première, 17e sans ascenseur.

Alors qu’on le pensait à l’abri des tracas, il vivait en réalité un enfer : « Je fais des prises de sang régulièrement et, au moins une fois par an, je me rends à l’hôpital en urgence en croyant avoir un infarctus », avait-il encore expliqué. Pourquoi ? D’où pouvaient lui venir ces bouffées de terreur, qui altéraient son bien-être ?

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Denis avait très tôt analysé l’origine de son mal. C’est la mort de son père, lorsqu’il n’avait que 25 ans, qui l’avait fait basculer dans ce monde d’angoisse : « Je pense que sa disparition, alors que je venais juste de sortir de l’adolescence, a été un moment très marquant », avait-il expliqué, en juin 2016, à notre confrère Télé 7 Jours.

Cette perte terrible, l’animateur va tenter d’y faire face, comme il l’avait confessé il y a quelques mois au micro d’Europe 1 : « Avec mes frères, je pense que si on est aussi proches aujourd’hui, bien que très différents, avec des vies, des activités et des profils différents, c’est parce qu’on a eu besoin de souder cette famille après le départ de notre père qui était une pierre angulaire, quelqu’un qu’on admirait beaucoup. »

Mais l’on a beau vouloir combattre ses démons, la volonté ne suffit pas toujours à les amadouer. Denis a pourtant tout mis en œuvre pour essayer de se reconstruire. Il est devenu un boulimique de l’action, histoire, sans doute, de ne laisser aucune place au silence, ni au calme, propices aux pensées morbides.

Reste qu’il y avait une chose sur laquelle l’animateur n’avait aucune prise : le temps qui, année après année, quoi qu’il fasse, le rapprochait inexorablement de l’âge où son père s’en était allé. Et sa terreur d’atteindre cette date fatidique ne faisait que croître : « Ma seule angoisse, c’est d’approcher des 49 ans, l’âge où mon père est décédé », avait-il expliqué, avec beaucoup de lucidité, dans Gala, en 2012.

Indépassable

Sans doute, en effet, dans son esprit, était-il impensable de dépasser son père en quoi que ce soit. Quand il était petit, il rêvait de courir un jour plus vite que lui. Un souhait possible à exaucer. Mais en atteignant le demi-siècle, il n’était plus question de course. Comment Denis aurait-il pu se sentir autorisé à vivre plus longtemps que l’auteur de ses jours ? Il se retrouvait ainsi au cœur d’un terrible paradoxe : chaque instant l’éloignait du moment où son père s’était éteint, rendant son deuil possible, mais le rapprochait aussi de ce moment où il serait plus vieux que lui !

La douleur inextricable résultant de cette malédiction ne pouvait être brisée que par un seul événement : son cinquantième anniversaire. Et le 12 juin 2017, l’animateur a passé ce cap. Des milliers d’internautes se sont manifestés sur les réseaux sociaux pour l’occasion, ce qui a beaucoup touché Denis, qui s’est fendu d’une belle réponse sur Twitter : « Mille mercis pour vos messages sympas. 50 ans et toujours une âme de grand gamin », a-t-il écrit.

Mais il ne s’est pas arrêté là, profitant de cette journée si particulière pour rendre hommage à son cher disparu : « Pensées pour mon père parti, lui, juste avant ses 50 ans », a-t-il ajouté. Aujourd’hui, délivré de beaucoup de ses angoisses, Denis Brogniart va devoir apprendre à vivre en paix. Un apprentissage qu’il a entamé, épaulé par sa femme Hortense, et ses enfants, Dimitri, 17 ans, Lili et Violette, 12 ans, les jumelles, et Blanche, 10 ans. Bon anniversaire Denis !

[box type="info" style="rounded"]Le cadeau de Frédéric à Grégory Lemarchal

Le grand vainqueur de cette saison avait déjà tenté sa chance dans une émission de télé-réalité : la Star academy. Et s’il n’a jamais été sélectionné pour participer à ce célèbre télé-crochet, cela aura été pour lui l’occasion de faire une belle rencontre avec Grégory Lemarchal.

Aussi, comme il se l’était promis en cas de succès, Vincent a confirmé qu’il donnerait une partie de ses gains (100.000 euros) à l’association portant le nom de son ami, qui lutte contre la mucoviscidose, le mal auquel a succombé cet artiste si prometteur.[/box]

Laurence Paris

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