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Denis Brogniart : “Si j’étais candidat…”

Publié le 23 mars 2016

Malgré quelques points faibles qu’il reconnaît volontiers, l’animateur Denis Brogniart a toutes les  qualités  pour se transformer en un concurrent redoutable de Koh-Lanta.

Si le cadre est, cette année encore, paradisiaque (les plages thaïlandaises de la mer d’Andaman), Koh-Lanta reste un enfer pour les candidats. Alors que la saison 15 est commencée depuis un mois, le plus éprouvant reste bien sûr à venir, et aucun des participants, au moment du tournage, ne pouvait être certain de ne pas flancher avant l’ultime épreuve. Aucun, sauf Denis Brogniart, le pilier du jeu de TF1, depuis qu’il a pris la succession d’Hubert Auriol en 2002 !

Quatorze ans plus tard, il est toujours fidèle au poste, prêt à repartir pour de nouvelles aventures périlleuses à l’autre bout du monde, dont aucune n’a encore réussi à le lasser, encore moins à le vaincre.

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J’en entends déjà certains protester, avec un petit sourire en coin : « Oui, d’accord, mais pour lui c’est quand même plus facile, vu qu’il est “seulement” animateur, et pas candidat ! » Il y a du vrai dans cette remarque, bien entendu : s’il avait fait chaque saison en première ligne, affronté toutes les épreuves, comment aurait-il été capable de tenir autant d’années ? Il faudrait, pour y arriver, être un croisement de Rambo et Terminator !

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Logo Koh-LantaEndurant

Seulement, si Denis n’est ni un robot ni une machine de guerre, il n’en reste pas moins un risque-tout, capable de relever tous les défis. Et comme, à 48 ans, sa condition physique pourrait faire pâlir bien des « jeunots », on peut affirmer que, si un jour il décidait de devenir candidat, il serait sans doute parmi les meilleurs ! Même si, dans l’un des derniers numéros du magazine Gala, il ne cherchait pas du tout à camoufler ses faiblesses.

La principale, d’après lui, serait l’esprit d’équipe, pourtant essentiel dans le jeu : « Humainement, je suis peut-être un peu rigide, je fais peu de concessions. Les personnes qui me semblent horripilantes peuvent être attachantes en réalité. Plus les années passent, plus je deviens partial et hermétique à toute préférence. »

Aïe ! Il risquerait, en effet, d’y avoir un peu de tiraillements entre le candidat Brogniart et ses coéquipiers ! Mais gageons qu’il apprendrait vite à mettre de l’eau dans son vin, à « arrondir les angles ».

Autre point faible de Denis : son estomac, organe souvent malmené dans Koh-Lanta. « J’aime tellement manger ! Je ne sais pas comment je gérerais la faim. Jeûner me poserait des difficultés. En revanche, je n’en aurais aucune à avaler n’importe quoi. Du crabe cru, des coquillages, des insectes : dès l’instant que c’est comestible, j’y vais sans problème. »

Heureusement, Denis se reconnaît aussi de nombreuses qualités. La première, c’est qu’être immergé au cœur d’un univers hostile ne l’impressionne pas : « Je suis beaucoup plus endurant que rapide ! Marcher des heures dans la jungle pour trouver un plant de manioc ou une noix de coco, oui, je pourrais le faire. Mais mon vrai point fort serait sans doute la pêche sous-marine. L’eau, c’est mon élément ! J’ai été maître-nageur. »

Malin

Que l’animateur soit un grand sportif, nul ne pouvait en douter. Mais les fans de l’émission savent aussi que ce n’est pas suffisant pour gagner. Pour triompher de toutes les épreuves, le physique est capital, mais le mental compte au moins autant. Force psychique pour être capable de résister aux souffrances et aux privations, mais aussi intelligence permettant d’élaborer des stratégies en vue de la victoire.

Et, là, Denis est certain qu’il ne démériterait pas : « Pour sauver sa peau, éviter l’élimination, il faut être plus malin que manipulateur, estime-t-il. Je crois que je tirerais mon épingle du jeu. Comme aux échecs, il est préférable d’avoir toujours deux ou trois coups d’avance. Les meilleurs savent intriguer et sont capables de roublardise. »

Cet esprit combatif est également essentiel aux candidats, lorsqu’il s’agit d’aller au bout de leurs capacités d’endurance. Et lorsqu’on parle d’endurance, il s’ n tire avec beaucoup d’humour, en faisant observer que s’il est toujours à TF1 après dix-sept ans de bons et loyaux services, c’est vraiment que la sienne est à toute épreuve !

Plus sérieusement, on sait que, depuis 2013, année noire de Koh-Lanta, l’animateur ne craint mentalement personne. Cette saison-là, souvenez-vous, durement éprouvé par la mort d’un candidat durant le tournage, puis, tout de suite après, par le suicide de son ami médecin, touché par de trop nombreuses critiques, Denis a su faire face.

Et comme si ça ne suffisait pas, il était aussi en première ligne lors de l’accident d’hélicoptère survenu en mars 2015, en Argentine, sur le tournage de Dropped, nouvelle émission produite, comme Koh-Lanta, par Adventure Line Productions. L’animateur célébrait alors la mémoire de ses copains de tournage : « Quatre des cinq techniciens décédés avaient participé à Koh-Lanta », notait-il avec une émotion contenue à grand-peine.

Pourtant, malgré ces tragédies qui l’ont profondément marqué, Denis Brogniart est toujours là ! Non seulement lui, mais aussi son épouse, Hortense, rencontrée en 2002 sur le tournage de l’émission, et qui ne manque jamais, en intrépide journaliste qu’elle est, de l’accompagner sur tous les tournages : c’est ce qu’on appelle un « ticket gagnant » !

Didier Balbec

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