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Diane Tell : Capitaine de sa nouvelle vie !

Publié le 14 juin 2021

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Diane Tell a quitté son mari et la ville de Biarritz où elle vivait depuis 28 ans pour réaliser son rêve d'enfant en suisse…

Il y a quarante ans, elle chantait de sa voix pure et cristalline Si j'étais un homme et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce tube résonne encore à nos oreilles et n'a pas pris une ride ! Aujourd'hui, à 61 ans, Diane Tell n'a rien perdu de son besoin vital d'indépendance et d'égalité des genres, une ligne de conduite qu'elle a toujours revendiquée, à la ville comme à la scène. L'artiste québécoise, qui s'est installée en France dès 1983 et a mené sa barque de main de maître, reste, comme dans sa chanson : « Capitaine de sa vie » ! Professionnellement d'abord, la chanteuse a, au cours de sa carrière, très rapidement choisi de maîtriser tous les aspects liés à son métier, de l'écriture des textes à la composition des musiques, en passant par la production et la promotion de ses titres. Elle est d'ailleurs souvent décrite comme « un petit État souverain dans l'empire des “Majors” » ! Dirigeante de sa propre société de production, miss Fortin, de son vrai nom, a racheté tous les droits de ses chansons aux grands groupes qui les possédaient, et elle finance toutes ses nouvelles créations avec les revenus de ses concerts et de ses droits d'auteur…

Pilote de son propre parcours artistique, la belle Diane tient également le cap lorsqu'il s'agit de diriger sa vie personnelle et amoureuse. Cette femme libre, qui a obtenu son brevet de pilote monomoteur en 1996 et volé à vue en Afrique pour des missions humanitaires, a décidé un beau jour d'opérer un changement de vie radical. Une décision mûrement réfléchie qui l'a amenée à tirer un trait sur son histoire d'amour avec Pierre Arostéguy, son mari depuis 2004, propriétaire au Pays basque de la plus ancienne épicerie familiale de France…

Direction la Suisse et la petite ville d'Ayent ! « Il y a cinq ans, quand j'ai décidé de quitter Biarritz après y avoir vécu vingt-huit ans, j'aurais pu aller un peu n'importe où : au Canada, aux États-Unis, rester en France… ou réaliser mon rêve d'enfant, vient-elle de confier dans Gala. Un jour, j'étais en concert dans la région, j'ai regardé les montagnes et je me suis dit : “Allez, chiche !”» Et celle qui chantait en 1980

Habitant désormais en Suisse dans la petite ville d'Ayent, la Québécoise peut savourer sa liberté recouvrée pour, qui sait, faire une autre jolie rencontre…

« Si j'étais un homme, je serais romantique » d'ajouter, pragmatique : « J'avoue que les gros changements, comme je viens de faire, c'est quand même toute une histoire ! Il faut un peu repartir de zéro ! »

Toute autre aurait sans doute hésité à faire le grand saut et à laisser derrière elle tout un pan de son histoire, son chum, comme disent les Québécois, et la douceur océane d'une ville où elle avait depuis longtemps pris ses habitudes. Mais malgré les difficultés et surtout la fin de sa relation avec son époux, l'audacieuse aventurière s'est lancée à l'assaut des cimes helvètes, sans l'ombre d'un regret et, aussi, tout en douceur : « Avec mon mari, ce fut une séparation très amicale et quand je retourne là-bas, je dors encore dans la famille », a-t-elle aussi précisé.

C'est en toute liberté et en quête d'indépendance que l'interprète de La Légende de Jimmy a toujours fait ses choix. Plus jeune, l'artiste refusait que son père, qui avait fait ses études de médecine en France, l'aide financièrement. « Je voulais me débrouiller », a-t-elle rappelé. Une affirmation de soi et un besoin de liberté et d'indépendance chevillé au corps qui l'ont aussi poussée à refuser de donner la vie : « Je ne regrette pas, a-t-elle encore expliqué à nos confrères. Je suis heureuse comme ça. Une partie de moi aime vraiment la solitude, je suis programmée pour ça. »

Même si elle aime naviguer en solitaire, Diane Tell n'a malgré tout pas abandonné l'idée de retrouver un jour l'âme sœur. Celle qui déplorait en musique « Si les hommes n'étaient pas si pressés de prendre maîtresse » espère encore rencontrer celui qui fera battre son cœur : « Dans mon esprit, on devient vieux le jour où on ne tombe plus amoureux, a-t-elle assuré. Il est clair qu'à partir d'un certain âge le regard des autres change complètement, pratiquement du jour au lendemain, mais ça ne m'a pas plus affectée que ça. »

Quel serait le profil idéal de celui qui convaincra la belle sexagénaire de renoncer à sa bien-aimée liberté ? « Un homme qui veut me faire le plus beau des cadeaux est un homme qui, pour une raison ou une autre, devient désirable et le reste le plus longtemps possible. » À bon entendeur !

En attendant, le futur candidat pourra écouter Haïku, son album sorti en 2019. Peut-être dénichera-t-il des indices pour séduire celle qui, jadis, rêvait en musique d'être un homme…

Clara MARGAUX

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