France Dimanche > Actualités > Didier Gustin : Séparé de 
la femme 
qu’il aime !

Actualités

Didier Gustin : Séparé de 
la femme 
qu’il aime !

Publié le 14 avril 2017

L’imitateur Didier Gustin est de retour sur trois scènes
 à la fois. Artiste comblé, il  souffre  de la rupture d’avec sa bien-aimée.

Il pourrait être l’homme le plus heureux du monde… D’abord parce que Didier Gustin est actuellement à l’affiche de pas moins de trois spectacles : Il était une voix, imaginé pour fêter ses trente ans d’imitation ; Ah tu verras !, écrit avec Jacques Pessis et Hubert Drac, en hommage à Claude Nougaro ; et, enfin, Pour le meilleur et pour le rire, une pièce de Lionel Gédébé, dont il partage l’affiche avec, entre autres, Séverine Ferrer.

Pour parfaire son bonheur d’être le plus souvent possible sur les planches, l’artiste est amoureux ! Avouez que la vie de notre imitateur aux deux cents voix a de quoi faire des envieux ! Seulement voilà, dans ce nirvana personnel et professionnel, il y a un hic. Un gros même : il est séparé de celle qu’il aime, une jolie jeune femme de 26 ans, Mélanie Rodriguez !Mais qui est donc celle qui fait battre (et saigner !) le cœur de cet éternel jeune homme de 50 ans, qui a ses racines au pays des voix, celles de Jeanne d’Arc, dans les Vosges ?

Gustin spectacleEh bien, tout comme son illustre compagnon, Mélanie est une bête de scène, adepte de l’humour noir, qui fait crouler de rire les spectateurs de son spectacle Ça pique un peu, actuellement à l’Apollo Théâtre, à Paris : « Nous nous sommes rencontrés au Festival du rire de Saint-Quentin en Picardie, où elle a obtenu le prix de la révélation sur la scène Kandidator, et le prix du jury », nous a expliqué Didier Gustin.

Avant même de tomber sous le charme de la femme, le comédien a donc été conquis par le jeu de l’actrice, ce qui, pour un coup de foudre entre gens du métier, est une belle entrée en matière ! « Je l’ai vue sur scène et j’ai trouvé son show complètement original et grinçant, nous a-t-il aussi confié. Mélanie est un hybride entre Zouc et Dupontel, avec la candeur en plus. Elle est adorable et c’est une belle personne. »

Binôme

Amoureux, Didier, vous croyez ? Sans aucun doute ! Mais sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, n’y a-t-il pas un risque que, faisant plus ou moins le même « boulot », ces deux-là se retrouvent en concurrence ? « Pas du tout, nous a rassurés Didier. Au contraire… » Et d’autant moins, pourrions-nous ajouter, que la jeune humoriste joue aussi avec lui dans Pour le meilleur et pour le rire, en tournée dans toute la France, pour l’instant, depuis le 15 mars.

« Quand nous nous voyons, je lui demande son avis, c’est intéressant de voir mon spectacle avec ses yeux de 26 ans. Pour le show en hommage à Nougaro, j’ai choisi un univers à la fois poétique et humoristique. J’ai eu envie d’épater Mélanie. Elle travaille beaucoup. Elle m’a refilé le virus, moi qui suis plutôt du genre à prendre le temps de vivre. Chacun est devenu le moteur de l’autre. Je lui apporte la connaissance du métier et la mesure. Nous fonctionnons en binôme. »

En binôme, certes, lorsqu’il s’agit de la préparation de leurs différents shows… Mais quand vient le temps de les jouer, les hasards de la programmation séparent trop souvent l’un de l’autre les deux tourtereaux ! Un éloignement qui, quand on est amoureux fou, n’est pas toujours facile à vivre… Heureusement, faute de pouvoir rester au quotidien auprès de sa dulcinée, l’imitateur est en mesure de trouver un dérivatif sur la scène, avec, notamment, son spectacle consacré à l’emblématique poète et chanteur de Toulouse, disparu en 2004.

Ah tu verras !, œuvre de grande qualité, est née d’un songe… « J’ai rêvé de Claude Nougaro il y a un an, il me disait de très jolies phrases, comme “La prose ne rime à rien”. C’est ce qui m’a donné envie de lui rendre hommage. » Avec deux musiciens, un pianiste et un guitariste, il invite cinquante personnages à chanter et faire revivre ce grand poète, sur la scène de L’Archipel, à Paris.

« J’ai rencontré mon idole deux fois, nous a encore raconté Didier Gustin. Il était venu me voir au théâtre du Tourtour en 1987, là où j’ai fait mes premières armes avec Profession imitateur. En coulisses, il m’a dit combien je l’avais fait rire. Je l’ai revu quinze ans plus tard. Il m’a dit avec cet accent du Sud-Ouest si savoureux, “Gustin, qu’as-tu fait de tout ce temps ?”, et nous avons parlé ensemble un petit moment. Cela m’a touché qu’il se souvienne encore de moi et de mes débuts, après tout ce temps. »

Dominique Préhu
Photo : Jérôme Mars

À découvrir