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Didier Raoult : Le virus de l'amour !

Publié le 22 mars 2021

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Derrière le scientifique décrié se cache un grand romantique qui aime avec dévotion la même femme depuis plus de quarante ans.

Didier et moi, on ne fait qu’un ! » lance Natacha Raoult-Caïn. Il y a quarante ans, cette jolie blonde tombait en arrêt devant un étudiant en médecine promis à une brillante carrière : un certain Didier Raoult. Depuis, la sexagénaire, psychiatre de son état, est toujours aussi éprise de son professeur de mari, qui le lui rend bien.


Alors qu’elle vient de publier un livre très personnel en forme d’auto fiction, Un mardi chez les fous (éd. Michel Lafon), la femme du célèbre infectiologue a enfin accepté de lever le voile sur leur couple si « fusionnel »…

C’est la pandémie qui a bombardé le directeur de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille au rang de star de la lutte contre le Covid-19. Il martelait alors que l’hydroxychloroquine était le meilleur remède contre le virus, avant que l’efficacité de cet antipaludéen ne soit remise en question.

Face à la polémique, Raoult demeure imperturbable, ce qui n’étonne guère sa tendre épouse. Déjà à la fac, il était « une petite star », révèle-t-elle dans le magazine Elle.

À l’aube des années 1980, la belle étudiante en médecine aux yeux myosotis ne passe pas inaperçue dans les couloirs. Nombreux sont les garçons qui lui font la cour. Mais c’est Didier, un interne de huit ans son aîné, qui va la faire chavirer. Il faut dire que le jeune homme ne manque pas de charisme. Il a décidé d’arrêter l’école en seconde et a passé un bac littéraire en candidat libre. Son diplôme en poche, il a préféré prendre le large à bord de navires de commerce pendant deux ans pour jouer les moussaillons ! Rentré à Marseille, c’est son père qui l’a contraint à s’inscrire en médecine. Mais il y a vite pris goût et s’est découvert une vocation. Natacha aussi fut une adolescente rebelle qui ne rêvait que de littérature.

Comme Didier, elle s’est inscrite en médecine pour répondre au souhait de ses parents. Sa mère a perdu les siens dans le ghetto juif de Vilnius, en Lituanie, et son père s’est engagé tout jeune dans la Résistance. Sa famille, les Caïn, de riches industriels, a été dépossédée de tous ses biens par l’antisémitisme du régime de Vichy. Pour leur fille, les deux psychiatres veulent un métier sûr : ce sera médecin !

Elle finit par céder et entre à la fac à 16 ans. Elle ne peut donc que s’émerveiller face au jeune Didier Raoult, cet interne qui rassure si bien les patients tout en leur prenant les mains. « Un vrai docteur », s’extasie-t-elle, avant d’ajouter : « C’est cela qui m’a d’abord séduite chez lui, plus que son intelligence, sa culture ou ses capacités scientifiques. Aujourd’hui encore, quand l’un de ses patients va mal, il peut ne pas en dormir de la nuit. »

Dans l’hôtel particulier de Marseille où elle a été élevée, Natacha a vu défiler les éminents collègues de ses parents. Lorsqu’elle rend visite à son papa dans la clinique où il officie, elle converse avec les pensionnaires. Elle y a même exercé plus tard, avant d’ouvrir son propre cabinet : « La maladie mentale, ce n’est jamais poli. C’est cru, c’est dur, c’est douloureux… » Loin de l’apeurer, elle voit chez ses « fous » qu’elle aime tant « une vérité, quelque chose d’authentique… Rien qui m’effraie puisque, moi-même, je déteste le vernis et le conformisme. Je suis très cash. Didier et moi avons ça en commun ».

Les deux étudiants convolent en justes noces en 1982, un an après leur coup de foudre. Didier a 28 ans, elle, à peine 20. Quand elle tombe enceinte de leur premier enfant, prénommé Sacha, elle n’a pas encore terminé ses études. Une petite Lola, devenue depuis elle aussi psychiatre, suit, les rendant fous de joie.

Drôle, gaie, solaire et dotée d’un sacré caractère aux dires de ses proches, Mme Raoult, tout comme Didier, se sent « plutôt famille » et fuit les mondanités. Mais, paradoxe qu’elle partage avec son époux, elle peut aussi s’amuser de passer dans la lumière l’espace d’un moment. Comme ce jour de mai 2017 où, invitée au Festival de Cannes par un ami, elle vola la vedette à l’acteur Adrien Brody auquel elle avait emboîté le pas au cours de la montée des marches. Les flashs crépitent alors dans sa direction, elle prend la pose pour les photographes. « Arrête, tu es folle », lui souffle Didier.

Un peu gêné, le professeur ne se doutait alors pas que, trois ans plus tard, il deviendrait aussi connu que ces stars de cinéma aux côtés desquelles il montait les marches pour la première fois…

Valérie EDMOND

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