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Donald Trump : Un président à l'agonie !

Publié le 11 juillet 2020

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Miné par des problèmes de santé, des conflits familiaux et une piètre hygiène de vie, Donald Trump, l'homme le plus puissant du monde, est au bout du rouleau…

Avec plus de deux millions de personnes contaminées par le Covid-19 et près de 120 000 décès, la première puissance économique mondiale détient un bien triste record. La pandémie, qui semble maîtrisée dans la plupart des pays, continue d'y faire chaque jour plus de 700 victimes. Une catastrophe sanitaire que Donald Trump a, dans un premier temps, sous-estimée, pensant que le confinement, mesure préventive adoptée par les trois-quarts de la planète, était « un remède pire que le mal ». Il était même allé jusqu'à suggérer, lors d'une conférence donnée en avril dernier, d'injecter du désinfectant dans les poumons des malades…


Très critiqué pour sa gestion calamiteuse de la pandémie, le président des États-Unis doit aujourd'hui faire face à une autre crise, raciale, déclenchée par la mort de George Floyd, le 25 mai dernier. Interpellé par les forces de l'ordre, cet Afro-Américain a en effet été étranglé à mort par un policier blanc, Derek Chauvin. La scène, filmée par de nombreux passants et largement diffusée sur les réseaux sociaux, a embrasé la nation. Depuis, les manifestations contre le racisme et les violences policières ne cessent de s'étendre, dégénérant souvent en émeutes.

Accablé Dans ce contexte tendu à l'extrême, l'Amérique a, plus que jamais, besoin d'un dirigeant en pleine possession de ses moyens. Or, comme on peut le voir sur une vidéo tournée le samedi 13 juin, à l'université militaire de West Point près de New York où Donald Trump prononçait un discours, celui-ci n'est visiblement pas au mieux de sa forme. En effet, durant toute son intervention, il s'est appuyé sur ses deux mains, comme s'il avait de la peine à tenir debout. Il a même dû s'interrompre pour boire un verre d'eau, qu'il a

mis un temps fou à avaler. C'est ensuite d'un pas titubant qu'il est descendu de l'estrade, s'accrochant à la rampe, comme à une bouée… Comme n'ont pas manqué de le remarquer les nombreux journalistes présents, le tonitruant républicain, qui fêtait ses 74 ans le lendemain, semblait l'ombre de lui-même. Certes, à cinq mois de l'élection présidentielle, celui qui brigue un second mandat et que la plupart des sondages donnent perdant face à son adversaire démocrate, Joe Biden, a de quoi être sous pression. Mais le stress suffit-il à expliquer sa fatigue ?

Le président des États-Unis est face à une nouvelle ligne de front composée de membres de sa propre famille, ici Melania, et en bas, sa nièce Mary.

Les communiqués officiels ont beau marteler que le chef d'État est en parfaite santé, celle-ci n'est peut-être pas aussi bonne qu'il y paraît. Avec ses 120 kg (pour 1,90 m) l'homme d'affaires frise en effet l'obésité. Chantre de la malbouffe, il se nourrit de hamburgers, de frites congelées, de pizzas et de tacos. Résultat : un taux élevé de mauvais cholestérol, qui l'oblige à suivre un traitement à base de statines. S'il ne boit pas d'alcool et ne fume pas, c'est un énorme consommateur de Coca-Cola Light. Or à haute dose, l'aspartame, succédané du sucre contenu dans cette boisson, est nocif pour l'organisme, notamment pour le foie… Donald Trump est-il aujourd'hui en train de payer le prix de cette hygiène de vie désastreuse ? Il ne peut en tout cas guère compter sur le soutien de ses proches dans cette mauvaise passe. À commencer par son épouse avec qui il entretient des relations complexes. Vous avez peut-être vu cette récente vidéo prise lors d'une apparition publique du couple, où Melania, visage fermé, se fait sommer par son mari de sourire et lui répond par… une grimace.

Ce n'est pas la première fois, loin de là, qu'elle lui tient tête. En effet, comme vient de le révéler la journaliste Mary Jordan, l'ex-mannequin ne recule devant rien pour défendre ses intérêts. Ainsi à l'investiture de ce dernier, en 2017, elle avait mis six mois avant de le rejoindre à la Maison-Blanche afin, selon la version officielle, de permettre à leur fils, Barron, d'achever son année scolaire à New York. Or, d'après Mary Jordan, la first lady aurait en réalité mis ses six mois à profit pour renégocier son contrat de mariage. Le but ? Obtenir, en cas de divorce, des conditions avantageuses pour elle-même et Barron (Donald Trump a quatre autres enfants issus de ses précédentes unions). Voilà qui en dit long sur l'ambiance régnant au sein du couple !

Même dans son propre clan, le président américain est loin de faire l'unanimité. Sa nièce, Mary Trump, s'apprête en effet à publier le 28 juillet prochain un ouvrage intitulé Too Much and Never Enough, How My Family Created the World's Most Dangerous Man (« Trop et jamais assez : comment ma famille a créé l'homme le plus dangereux du monde »). Un portrait au vitriol de son célèbre tonton qu'elle accuse, preuves à l'appui, de fraudes fiscales et malversations.

Plus grave encore, elle affirme que Donald Trump aurait joué un rôle déterminant dans la mort de son frère aîné, Fred, papa de Mary, survenue en 1981 ! Des révélations fracassantes qui pourraient bien mettre à terre un chef d'État qui semble déjà au bout du rouleau ! « The Best is Yet to Come » (le meilleur reste à venir) pourrait être le slogan de la prochaine campagne présidentielle du candidat républicain. Cela suffira-t-il à le faire réélire ? Rien n'est moins sûr…

Lili CHABLIS

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