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DSK : Ce qui s’est vraiment passé au Sofitel !

Publié le 21 février 2014

Dans son �livre choc, Michel Taubmann éclaircit des zones d’ombre qui n’avaient jamais été résolues.

« Un piège ? C’est possible. Un complot ? Nous verrons… », confiait-il le 18 septembre 2011, au Journal de 20 heures de TF1. Ce soir-là, au terme de quatre mois d’enfer, face à Claire Chazal et devant des millions de téléspectateurs, Dominique Strauss-Kahn osait soulever cette folle hypothèse. Celle selon laquelle les événements s’étant déroulés dans la suite 2806 de l’hôtel Sofitel de New York, le 14 mai de cette même année, ne devaient peut être rien au hasard…

Accusé d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration par Nafissatou Diallo, celui qui était alors le grand favori de l’élection présidentielle de 2012 avait finalement, comme il le soulignait au cours de cette interview, « manqué son rendez-vous avec les Français ». Hasard du calendrier ou pas, sa « rencontre » avec cette femme de chambre l’avait définitivement écarté de la course à l’Élysée.

Cover 3521Mais, ce soir-là, à la télévision, DSK indiquait clairement ne pas être dupe, s’étonnant notamment que des informations sur les circulations dans l’hôtel aient été données à Kenneth Thompson, l’avocat de la plaignante, et pas à lui. Et lorsque la journaliste lui demanda si cela pouvait contribuer à indiquer qu’il y ait eu certaines complicités, « notamment au Sofitel », la réponse de l’intéressé laissait peu de place au doute : « Moi, je les avais demandées ces informations… Et elles m’ont été refusées ! Et donc je voudrais bien savoir pourquoi on a choisi d’aider celle qui m’accusait et pas de collaborer avec moi. »

Complot ?

Plus de deux ans après cet entretien télévisé, un document choc relance aujourd’hui les débats. Et la théorie d’un complot orchestré pour nuire à l’ancien directeur du Fonds monétaire international (FMI) prend un peu plus d’épaisseur… À en croire les propos de Michel Taubmann, auteur du livre Le roman vrai de DSK (tout juste réédité en version poche chez Archipoche), l’idée que Dominique Strauss-Kahn soit tombé dans un piège ne serait en effet pas si farfelue.

À travers des passages inédits, le journaliste apporte un éclairage nouveau sur toute cette affaire. Et certaines parties de ce complément d’enquête, comme celles-ci, sont tout simplement édifiantes : l’auteur affirme que les faits et gestes de DSK étaient peut-être filmés à l’intérieur de la suite 2806 avec l’intention de disposer d’une sextape (vidéo érotique) permettant ensuite d’exercer un chantage à son encontre.

DSK 1Cependant, le 14 mai à midi, en s’éloignant de l’axe de la fenêtre, DSK aurait empêché la caméra de filmer son acte sexuel avec Nafissatou Diallo. Ce contretemps a-t-il modifié les plans de ceux qui souhaitaient sa perte ? On peut le supposer à la lumière du caractère improvisé de l’accusation (de tentative de viol). L’intrusion de Nafissatou Diallo dans la chambre de DSK visait-elle initialement à la réalisation d’une sextape compromettante ?

Pour étayer son propos, Michel Taubmann souligne également une zone d’ombre n’ayant jamais pu être éclaircie : « Il est de la plus haute importance de connaître l’identité de l’éventuel occupant de la chambre 2820 [la chambre voisine de celle de DSK, ndlr]. Était-il un client ordinaire ou un complice avec qui Nafissatou Diallo aurait pu se concerter ? »

Une question d’autant plus importante que selon les informations révélées par l’examen de ses clés électroniques, ce fameux 14 mai 2011, Nafissatou Diallo s’est rendue dans cette chambre quatre fois ! Trois fois avant d’entrer dans celle de DSK, et une fois ensuite… Mais selon l’auteur de l’enquête, le groupe Accor a toujours refusé de communiquer sur la question de cette chambre 2820, arguant une confidentialité vis-à-vis de leurs clients et leurs collaborateurs.

Un silence qui encourage Michel Taubmann à aller encore plus loin… « Il faudrait aussi savoir pourquoi Brian Yearwood, le directeur technique de l’hôtel, s’est rendu à deux reprises dans la chambre 2806 après le départ de DSK et avant l’arrivée de la police, alors qu’on ne doit jamais intervenir sur une scène de crime. »

Et puisque le vendredi soir, la veille de la rencontre entre DSK et Nafissatou Diallo, une personne s’est introduite dans la chambre de l’ex-mari d’Anne Sinclair au moyen d’une clé électronique appartenant à un employé ne travaillant pas ce jour-là, les interrogations se multiplient ! Mais, complot ou pas, cela n’a pas empêché les deux principaux protagonistes de trouver un arrangement à l’amiable dans le cadre de la procédure civile.

Sauf que, selon l’auteur, la somme versée à la plaignante est bien éloignée des 6 millions d’euros avancés par le journal Le Monde. « La transaction s’élèverait en réalité à 1,5 million de dollars payés par DSK, dont un tiers doit revenir aux avocats de Nafissatou Diallo » !

"Le roman vrai de DSK" de Michel Taubmann, éd. Archipoche, 9,65 €.

Edwin Foresthal

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