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Eddy Mitchell : On lui prête de belles fesses !

Publié le 21 septembre 2018

Requête culottée ! Par contrat, Eddy Mitchell exige une doublure plutôt que d’exhiber son derrière.

Il n’est pas encore près de sa dernière séance.

À 76 ans, avec 37 films à son actif, le crooner et comédien prend toujours autant de plaisir à se retrouver devant les caméras.

Surtout lorsqu’il s’agit de former un trio de papys anars et incorrigibles avec ses complices, Pierre Richard et Roland Giraud, dans Les vieux fourneaux, une comédie de Christophe Duthuron, adaptée d’une BD, qui vient de sortir mercredi 22 août.


Mais si faire du cinéma amuse toujours autant Eddy Mitchell, c’est qu’il s’est fixé des règles avec lesquelles il ne transige pas, même pour plaire à un réalisateur.

La plus importante d’entre elles, qui figure même noir sur blanc parmi les clauses de ses contrats, est que personne ne verra jamais son derrière à l’écran.

« Si le scénario l’exige, une doublure prend le relais. Cela me permet de m’offrir une journée peinard et tout le monde pense que j’ai un magnifique postérieur », s’amuse Monsieur Eddy dans une interview accordée à notre confrère Le journal du dimanche.

La pudeur serait donc la fesse cachée (et qui le restera !) de ce personnage.

Ferait-il des complexes ?

Aurait-il du mal à supporter son image ? 

Possible voire plausible, à en juger l’autre loi qu’il n’enfreint jamais sur les plateaux.

« Regarder ma prestation sur le combo pendant un tournage m’est impossible, raconte le comédien, toujours au JDD. Je l’ai fait une fois sur Coup de torchon, de Bertrand Tavernier [sorti en 1981, ndlr] : je suis allé vomir direct ! »

Même phénomène avec ses chansons : il ne les écoute que pendant ses concerts.

« Comme cela n’arrive plus beaucoup, précise Eddy, je n’entends plus ma musique. »

La dent dure

Reste que si l’artiste ne semble pas tendre avec lui-même, il a aussi et surtout la dent très dure envers les autres, sur lesquels il balance sans le moindre filtre. 

Jean-Luc Godard ?

« S’il fait du cinéma, alors moi, je suis la femme à barbe ! »

La La Land, la comédie musicale au succès planétaire de Damien Chazelle ?

« Emma Stone est moche comme un pou, Ryan Gosling a les pieds plats. On n’espère qu’une chose : qu’ils ne fassent pas d’enfants. » 

Et comme « qui aime bien châtie bien », même son plus ancien pote, avec lequel il participait encore l’an dernier à la tournée des Vieilles canailles n’échappe pas à sa verve vipérine : « Johnny était un acteur plutôt laborieux, pas franchement sûr de lui, mais travailleur, se souvient Eddy. Un mélange entre Sim et Gary Cooper. » 

On imagine qu’après un tel hommage, il n’y aura pas que le train qui sifflera trois fois…

Que voulez-vous, il est comme ça Eddy : pas méchant pour un sou, mais se moquant bien de se faire des ennemis. 

Une chose est sûre, vous aurez sans doute le bonheur de le revoir au cinéma, mais pas comme réalisateur.

Selon lui, le boulot est trop ingrat : « Comme le disait Robert Mitchum, “Arriver le premier et partir le dernier sur un plateau, c’est chiant”. »

Claude LEBLANC

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