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Elie Semoun : Un tueur rôde dans son jardin !

Publié le 4 septembre 2016

À chaque fois qu’il part en tournée, comme c’est le cas en ce moment, Elie Semoun se demande avec angoisse quel � affreux carnage � il va trouver à son retour.

Tout le monde a en tête l’image du clown triste, ce personnage pathétique qui, s’il fait rire les autres, est au fond de lui le plus lugubre, voire le plus malheureux, des hommes. Or, ce n’est pas qu’une invention d’auteur de contes : parfois, cela arrive dans la réalité. À Élie Semoun, par exemple.

À chaque fois qu’il doit partir en tournée, comme c’est le cas avec son tout nouveau spectacle, À partager, l’humoriste est bien sûr ravi et impatient de retrouver son public. Mais, en même temps, quitter sa maison de la région parisienne le plonge dans des affres d’appréhension et de tristesse. On pourrait même dire : de deuil anticipé. Parce qu’il sait que le cauchemar de ses absences précédentes ne va pas tarder à se reproduire : dès qu’il aura le dos tourné, un tueur insaisissable et mystérieux va s’introduire dans sa propriété, rôder autour de la maison, se faufiler dans le jardin… avant de se livrer à un carnage.

->Voir aussi - Maïtena Biraben : Grosse bourde sur la mère décédée d'Elie Semoun

Cette angoisse qui le saisit quand il doit repartir sur les routes, il l’évoquait il y a quelques jours, dans Le Parisien. D’abord, le comique disait toute la passion qu’il ressent pour son petit coin de nature, son amour pour les plantes et surtout ses animaux de compagnie.

Et c’est justement d’eux que viennent tous ses tourments : « J’ai des abeilles, dans plusieurs ruches, mais aussi des poules naines en liberté. J’aime bien les voir se promener dans le jardin de manière assez naturelle. Elles font vraiment partie de mon environnement. C’est très agréable. Le seul problème, c’est que, dès que je pars en vacances ou en tournée, elles se font zigouiller par un animal mystérieux. Je ne sais pas ce que c’est : des belettes, des corbeaux, des renards… Mais c’est la même chose à chaque fois. Je m’attache à elles et, quand je suis sur le point de partir, je leur dis : “Bon, vous n’avez plus qu’un mois à vivre.” Cet été, je leur ai dit adieu avant de partir jouer mon spectacle, et je les ai prises en photo… »

Un renard ou une belette… (et pourquoi pas les deux, d’ailleurs ?), c’est malheureusement plus que probable. Et quoi faire ? À peu près rien, malheureusement ! Le plus émouvant, dans toute cette histoire, c’est que son amour pour les poules naines est si fort qu’Élie Semoun ne se laisse pas décourager et refuse de renoncer à elles, malgré la peine que provoque l’idée qu’il va les retrouver mortes. C’est pourquoi, il assure déjà : « J’en prendrai d’autres à mon retour… »

Avec des pensées aussi noires, il n’a que plus de mérite à faire s’écrouler de rire, chaque soir, des salles entières. D’autant que, cette année, les poules ne sont pas le seul motif de tristesse d’Élie Semoun. L’autre raison de ne pas avoir toujours le cœur bien gai est essentiellement artistique : c’est dire si elle touche en lui un point très sensible.

Dédain

La déception lui vient du cinéma. Lui qui l’aime depuis toujours, qui a tourné dans une quarantaine de films depuis vingt ans, dont certains ont été de très beaux succès, lui qui a fait la preuve qu’il était un acteur attachant, et même puissant, il lui semble que le cinéma français le dédaigne. Ou le méprise, ce qui serait encore plus douloureux.

« Élie Semoun, le milieu du cinéma n’en a rien à péter en ce moment, confiait-il récemment à nos confrères de Télé 7 Jours. Il y a une sorte de snobisme me concernant. Mais je suis très lucide là-dessus, c’est une question de mode… »

Stupide

Eh bien, si c’est une mode, comme le pense Élie, disons tout net notre sentiment : c’est stupide ! Car, enfin, qui a cartonné au box-office dans les deux volets de L’élève Ducobu, que les Français ont plébiscités ? Qui portait ces deux films à bout de bras et de talent, sinon lui ? Le cinéma devrait se méfier… À trop bouder Élie Semoun, il se pourrait bien qu’il aille voir ailleurs. C’est d’ailleurs ce qu’il envisage très sérieusement, puisqu’il travaille avec un scénariste, sur une version télé de ce même Ducobu : « Les producteurs vont présenter le projet à TF1 début septembre ; si ça plaît, je fonce ! »

Pour achever de rendre le sourire à Élie Semoun, une chose serait superbe : que son horrible tueur de jardin, renard ou belette, ait eu de sévères embarras digestifs tout l’été, et que, rentrant de tournée, le comédien retrouve toutes ses poules naines bien vivantes !

Didier Balbec

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