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Elizabeth II : Adieu Buckingham !

Publié le 16 septembre 2020

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Pour la reine Elizabeth II qui vient de passer un été éprouvant au château de Balmoral en Ecosse, la fin n'a jamais été si proche…

Elle est, vous le savez, une femme exceptionnelle, une souveraine d'une solidité à toute épreuve et d'un flegme inébranlable… Pourtant, même les rocs les plus résistants finissent à la longue par s'éroder ! En soixante-huit ans de règne, il est vrai qu'Elizabeth II a tout vu, tout vécu sans ciller, ne se déparant jamais de sa légendaire poigne de fer. Mais aujourd'hui, la crise pandémique due au Covid-19 a peut-être eu raison de ses forces.


Après une période estivale difficile, ponctuée de tristes coups du sort que nous avons évoqués dans nos pages, la reine, âgée de 94 ans, pensait sans doute pouvoir reprendre le cours de son existence et revenir enfin à Londres, dans son cher palais de Buckingham. Cette résidence royale, témoin de sa vie de monarque, de ses bonheurs, mais aussi de ses déboires familiaux, reste malgré tout son havre de paix et son refuge de toujours. À son grand désespoir, elle avait été contrainte de le quitter dès le mois de mars dernier pour aller se confiner au château de Windsor. Un exil forcé, suivi dès juillet de son séjour habituel à Balmoral, en Écosse, durant tout l'été.

Hélas, sa « maison », son home, sweet home au cœur de la capitale anglaise lui est désormais interdit ! Une terrible épreuve pour la reine, chassée sans vergogne de cette demeure chargée de tant de souvenirs. Chaque pièce, chaque couloir, chaque recoin du palais lui rappelle un pan heureux ou malheureux de son histoire : les nombreuses heures matinales consacrées à tous ces Premiers ministres qui, depuis Winston Churchill, se sont succédé devant elle pour lui présenter leurs projets et défendre leur politique ; la vaste salle des banquets où Lilibeth a reçu en grande pompe les chefs d'État du monde entier ; les chambres de Charles, Andrew, Anne et Edward, qui résonnent encore de leurs cris d'enfants, sans parler du vestibule attenant à ses appartements, où ses chers corgis, traités comme des princes, étaient nourris et disposaient chacun de leur coussin attitré…

Tout ce passé qu'elle porte précieusement dans son cœur, Elizabeth II ne le retrouvera pas de sitôt ! Car en raison de la présence du coronavirus en Grande-Bretagne et partout sur la planète, celle qui est montée sur le trône le 6 février 1952 ne peut revenir s'installer au palais et devra rester jusqu'à nouvel ordre, avec Philip, âgé de 99 ans, au château de Windsor. Une consigne visant à protéger la grand-mère de William et Harry, qui attire toujours autant les foules sur son passage et serait bien trop exposée au virus lors de ses apparitions officielles. « Il y a un souhait de rendre à Buckingham son rôle de palais de travail, mais seulement si tous les conseils pertinents estiment qu'il est approprié de le faire », a confié une source proche des Windsor. Déjà, en juin dernier, Andrew Morton, le biographe royal, s'inquiétait dans les pages du Telegraph. « Si elle attrape le virus, cela pourrait lui être fatal et également mettre le prince Philip en danger », affirmait ce spécialiste de la couronne, avant d'ajouter : « C'est terriblement triste mais je ne vois pas comment la reine pourrait reprendre son travail. Le Covid19 ne va pas partir de sitôt et sera encore avec nous pendant des mois, si ce n'est des années. Il serait bien trop risqué pour la reine de recommencer à rencontrer des gens régulièrement. »

C'est au château de Windsor, en comité restreint et à l'air libre, que la reine a fait chevalier Sir Thomas Moore, le centenaire vétéran de la Seconde Guerre mondiale.

Dans ces circonstances inédites, il est donc nécessaire que la monarque s'acquitte de sa tâche depuis le Berkshire, ne revenant « chez elle » que pour honorer certains événements officiels, si elle juge que ses déplacements ne lui font courir aucun risque. De plus, ses conseillers lui auraient demandé de continuer à s'entourer des quelques membres de son équipe qui l'avaient déjà accompagnée à Windsor en mars dernier.

Pour l'heure, nul ne sait si Elizabeth décidera malgré tout de se rendre à Sandringham, dans le Norfolk, pour le traditionnel Noël des royals. Une réunion de famille qui pourrait s'avérer fatale à la reine, mais aussi à son mari, très affaibli par son accident de voiture en janvier dernier.

Dans ces tristes circonstances, il ne serait pas impossible que la souveraine, usée par ses responsabilités et lasse de ces contraintes, envisage finalement de laisser son trône à son fils, Charles, et ce dès le 21 avril prochain. La souveraine fêtera alors ses 95 ans, âge auquel son époux depuis presque soixante-treize ans avait lui-même annoncé prendre sa retraite…

Clara MARGAUX

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