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Elizabeth II : L'été de tous les dangers !

Publié le 14 août 2020

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Enchaînant les épreuves depuis le début de la période estivale, Elizabeth II serait au plus bas.

Alors que, depuis le 4 juillet, le Royaume-Uni renoue avec la vie en rouvrant les pubs, après trois mois de confinement, la reine, elle, broie du noir. Ce Super Saturday, comme l'appellent les Britanniques, s'est plutôt bien passé. Mais pas pour la souveraine, pour laquelle cette période estivale s'apparente à un cauchemar. En effet, Elizabeth II, semble enchaîner les galères, qui font de l'été de ses 94 ans le pire de son existence.


Tout a commencé avec la sortie d'un livre qui retrace ses 68 années de règne. Éminent correspondant à Londres, Marc Roche vient de publier un nouvel ouvrage sur la souveraine britannique qui fait déjà beaucoup de bruit. Dans Elle ne voulait pas être reine ! (Albin Michel), ce journaliste du Point dresse le portrait au vitriol d'une monarque intraitable, volontiers cruelle et sans pitié. Même si l'auteur s'applique à démontrer que la reine, devenue iconique, a tout d'un « génie politique », il n'est pas tendre avec celle qui règne sur l'Angleterre depuis 1952.

Rusée « jusqu'aux limites du machiavélisme », elle aurait su, selon lui, imposer son autorité en maniant avec cynisme les rapports de force. Qualifiée de main de fer dans un gant de velours, la nonagénaire est dépeinte comme une redoutable manipulatrice dénuée de toute émotion. Pour cette femme pour qui la raison d'État prévaut sur tout, il n'y a pas de place pour les sentiments. Marc Roche l'affirme : la reine n'est pas du genre à fonctionner à « l'affectif ». Pas sûr que l'intéressée apprécie d'être ainsi réduite à ce personnage diabolique dépourvu d'émotion… De quoi toucher au cœur celle qui a consacré sa vie à son pays !

Ainsi, elle va devoir trouver rapidement un moyen de redorer son blason si atrocement terni en prouvant qu'elle ne ressemble en rien à cet être froid et calculateur. Être taxée de fine tacticienne passe encore, mais de despote, c'est trop ! Bien que fortement contrariée, elle espérait prendre du recul en partant au château écossais de Balmoral, sa résidence secondaire où elle passe les trois mois d'été depuis son sacre. Hélas, ce petit plaisir semble terriblement compromis. Comme l'exige encore le gouvernement britannique pour les seniors de plus de 70 ans, la grand-mère de William et de Harry est toujours confinée. Recluse avec le prince Philip au château de Windsor, elle ne pourra même pas partir en vacances pour se changer les idées. Une bien dure punition ! Et pour ne rien arranger, la santé de son époux, âgé de 99 ans, ne cesse de se dégrader. Depuis son accident de voiture, survenu en janvier 2019, le duc d'Édimbourg, qui avait été très choqué, ne serait plus tout à fait le même, au plus grand désespoir de sa femme, qui assiste impuissante à son déclin.

Sa peine est d'autant plus forte qu'en son absence, le domaine de Balmoral, accessible aux visiteurs, est en train de perdre de sa superbe. Crise sanitaire oblige, tous les W.-C. publics entourant le manoir du XIXe siècle sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Les badauds en proie à une envie pressante ont du coup pris l'habitude de faire leurs besoins dans les jardins. Des agissements intolérables qui chagrinent la reine autant qu'ils la dégoûtent. Horrifiée d'apprendre que ses terres servent désormais de toilettes à ciel ouvert pour de si nombreux promeneurs, elle voit rouge.

Autre sujet de contrariété pour la souveraine, qui vit décemment un été « meurtrier », l'affaire de mœurs qui entache la réputation de son fils préféré, Andrew, qui n'en finit pas de connaître de nouveaux rebondissements. Mouillé dans le scandale Epstein, le duc d'York, 60 ans, risque désormais d'être confronté à un déballage additionnel de révélations suite à l'arrestation, il y a quelques jours, aux États-Unis, de Ghislaine Maxwell, la compagne et proche collaboratrice du défunt financier américain. Inculpée de trafic de mineures, accusée d'avoir recruté des jeunes filles victimes d'abus sexuels commis par Epstein, elle prétend être en possession de vidéos très compromettantes, ce qui ne peut qu'inquiéter la souveraine britannique.

Si, par malheur, ces images venaient à confirmer ce que des documents judiciaires publiés en août 2019 mettaient sur la place publique – à savoir qu'une certaine Virginia Roberts, avait été contrainte par Epstein à des relations sexuelles avec le prince Andrew lorsqu'elle n'avait que 17 ans –, ce serait l'apothéose ! Une allégation qu'Andrew avait toujours démentie, notamment dans une interview télévisée qui avait viré au fiasco en novembre dernier. Mais si comme le prétend Ghislaine Maxwell, ses ébats figurent bien sur une sex tape, il lui sera cette fois-ci difficile de nier…

Éclaboussée par ce scandale retentissant, Elizabeth II ne s'attendait pas à voir ressurgir en pleine période estivale cette sale affaire, d'autant qu'Andrew avait su rester discret et s'efforçait de faire profil bas. Catastrophique pour cette maman qui avait tenté de sauver du naufrage son « chouchou » en s'affichant à plusieurs reprises en public à ses côtés…

Seul Harry, son petit-fils qui a choisi l'exil, aurait pu remonter le moral de celle qui se débat face à cette avalanche de tracas. Or, celui-ci étant parti avec Meghan aux États-Unis au terme d'un conseil de famille au cours duquel elle a dû faire preuve de fermeté, la reine se sent coupable et ressent comme un grand vide… Autant de tuiles qui s'enchaînent les unes après les autres, et risquent de porter un sacré coup à la souveraine de 94 ans.

Valérie EDMOND

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