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Elizabeth II : Ne touchez pas à ses cacahuètes !

Publié le 16 avril 2015

Elizabeth II n'aime ni jeter l'argent par les fenêtres, ni qu'on lui vole ses noix de cajou et autre pistaches. Et quand ça arrive, la reine n'hésite pas à mener l'enquête !  Elizabeth II n'aime ni jeter l'argent par les fenêtres, ni qu'on lui vole ses noix de cajou et autre pistaches. Et quand ça arrive, la reine n'hésite pas à mener l'enquête !

Ce n'est un mystère pour personne : malgré son immense fortune estimée à 500 millions d'euros, la reine n'aime pas jeter l'argent par les fenêtres. Mais voilà que le procès des écoutes illégales du magazine News of the World, qui se déroule actuellement à Londres, nous en apprend une bien belle sur la face très "économe" de Sa Majesté ! Il y a quelques jours, pendant son audience devant le tribunal, le journaliste Clive Goodman, ancien correspondant auprès de la famille royale pour le tabloïd aujourd'hui disparu, a en effet raconté une très croustillante anecdote qui illustre à merveille ce petit travers de la souveraine.

Nous sommes en 2005, peu avant le mariage du prince Charles et de Camilla. Cette année-là, les réceptions se succèdent dans les magnifiques salons de Buckingham Palace. Sur une année, près de 50 000 personnes par an sont en effet reçues par la reine, qui ne regarde pas à la dépense pour régaler ses invités : si ses hôtes ont encore un petit creux après avoir goûté aux canapés aux œufs de caille, aux cornets de canard fumé ou encore aux quiches aux brocolis-Stilton, ces heureux mortels peuvent en effet grignoter des cacahuètes mises fort gracieusement à leur disposition par Sa Majesté.

Des amuse-bouches dispersés dans tout Buckingham

Des douceurs salées dont Elizabeth est elle-même fort friande. Voilà pourquoi, sur ses ordres, le personnel dispose tous les jours, sur les commodes trônant le long des longs couloirs du palais, des petits bols contenant amandes, noix de cajou et autres amuse-bouches. Des friandises que la reine se fait un plaisir de grignoter lorsqu'elle passe dans les couloirs, au moindre petit creux. Il faut dire qu'à Buckingham, ces couloirs n'en finissent pas. Du coup, avant d'arriver jusqu'à la salle à manger de ses appartements privés, Sa Majesté a souvent une faim de loup !

Mais, les jours passants, la malheureuse ne tarde pas à s'apercevoir que ses précieux bols sont presque vides lorsqu'elle veut s'offrir l'une de ses chips indiennes préférées. Quant aux mélanges apéritifs réservés à ses illustres hôtes, elle se rend vite compte qu'ils disparaissent carrément dès que les invités ont le dos tourné. Une situation qui met aussitôt la souveraine hors d'elle. Car non seulement elle doit se priver de ses friandises préférées, mais "l'évaporation" de ces amuse-gueules lui coûte une petite fortune !

Une reine des plus rusées

Cacahuètes
Pas touche aux cacahuètes de la reine ! ©DR

Elizabeth, qui n'est pas née de la dernière pluie, mène aussitôt l'enquête. Qui sont ces affreux pique-assiettes qui se servent sans vergogne et osent lui voler ses bols de cacahuètes ? Pour s'assurer de leur traîtrise, elle a alors recours à un stratagème qui a toujours fait ses preuves.

"La reine était tellement en colère qu'elle a commencé à faire des marques sur les saladiers pour surveiller les niveaux", révèle Clive Goodman à la Cour. C'est alors qu'elle découvre que les chapardeurs ne sont autres que les policiers en charge d'assurer la sécurité de Buckingham ! Pour leur défense, il faut préciser que ces pauvres diables, obligés de rester debout pendant des heures, passent le temps en grignotant ces délices salés. Mais ces arguments n'attendrissent pas Sa Majesté qui s'est littéralement étouffée d'indignation lorsqu'elle a su que les forces de l'ordre étaient responsables de ces vols abominables. Elle s'est fendue d'une note cinglante en forme d'avertissement.

"Un mémo a été transmis aux policiers du palais, leur disant de tenir leurs doigts poisseux à distance de ses chips royales", explique Goodman. Inutile de dire que l'ancien journaliste a remporté un franc succès en racontant cette histoire qui a beaucoup diverti les magistrats. La seule que cette affaire n'ait pas fait rire, c'est bien la reine !

Catherine VENOT

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