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Ella de Koh-Lanta : "Si je gagne, je construis une école au Togo"

Publié le 13 décembre 2011

Première belge à participer à Koh-Lanta, elle est sur le point d'intégrer le carré final. Joli parcours pour une candidate pas si capricieuse que ça ! Derrière la discrète participante, se cache une personne qui a traversé bien des épreuves. Mais Ella, 25 ans, préfère dissimuler ses blessures derrière un grand sourire. En participant à l'émission, Ella a voulu s'offrir un retour aux sources, en même temps qu'elle rendait hommage à sa grand-mère, une battante, disparue l'an dernier...

France Dimanche (F.D.) : Voici à nouveau le clan des Rouges réuni. Une alliance solide  cette fois ?

Ella : Je l'espère. Martin est revenu avec un autre état d'esprit, il s'est rendu compte de ses erreurs, et est prêt à assumer ses engagements. J'espère vraiment qu'un Rouge va gagner.

F.D. : Gagner, c'était votre objectif de départ ?

Ella : Je voulais déjà arriver à la réunification, mais plus j'avance, plus j'y crois. Au fond de soi, quand on participe, on espère être le dernier à rester. Mais dès le début, on se rend compte qu'on ne contrôle rien. Notamment les stratégies. Passer outre les affinités n'est pas facile.

F.D. : Vous avez dû vous y résoudre ?

Ella : Oui. Même si l'on apprécie certains, on doit les éliminer. Je n'avais rien contre Catherine. Elle était sympa, ne m'avait rien fait. Mais je voulais assurer ma place.

F.D. : Quel regard portez-vous sur votre compatriote Maxime ?

Ella : Je suis arrivée dans l'aventure sans stratégie, lui savait d'entrée comment il allait se comporter. J'ai été choquée, non pas par ses calculs, mais par la façon qu'il avait d'évoquer les autres candidats. Il se prenait pour le Dieu de Koh-Lanta, pensant qu'on était ses marionnettes... Bilan de l'affaire : je suis encore là, et pas lui...

F.D. : A l'approche de la finale, sentez-vous la pression monter ?

Ella : Terriblement ! Ajoutez à cela la fatigue, la faim, la paranoïa, et vous imaginez le résultat. N'importe quel petit conflit prend une ampleur considérable. J'essaie quand même de garder mes valeurs : rester droite, ne pas dire du mal des autres. Je suis sûre qu'on peut gagner sans écraser personne.

F.D. : Avec qui regardez-vous la diffusion du jeu, le vendredi soir ?

Ella : Avec des amis. Ça fait du bien de discuter. Parfois, pendant l'émission, on entend certains commentaires, alors qu'on a vécu les choses autrement. C'est frustrant et parfois blessant. Quand on dit de moi que je suis capricieuse, vraiment, je ne me reconnais pas, et ça me fait mal.

F.D. : Vous êtes partie chercher quoi, si loin de chez vous ?

Ella : A côté de mes études de psychologie, je fais du mannequinat, de la pub, et tout cela est un peu superficiel. Je voulais voir si j'étais capable de revenir à des choses plus basiques. Puis-je me lever sans maquillage, sans ma garde-robe ? Je voulais éprouver mes capacités, revivre ma période scout... Et puis, l'an dernier, j'ai perdu ma grand-mère dans des circonstances difficiles. Elle avait un moral d'acier. Allais-je être capable d'avoir le même mental qu'elle, qui avait toujours gardé le sourire dans les épreuves de sa vie ?

F.D. : Vous dites que l'existence n'a pas été toujours rose pour vous. A quoi faites-vous allusion ?

Ella : J'ai eu un passé compliqué, mais je ne veux pas revenir là-dessus. Je ne veux pas faire le concours de celui qui a les trucs les plus tristes à raconter. Je préfère montrer mes côtés positifs.

F.D. : Que ferez-vous de vos gains en cas de victoire ?

Ella : J'aimerais faire construire une école dans un village en Afrique, au Togo, pays où je suis née, et que j'ai quitté à 5 ans, pour aller vivre en Belgique. J'ai encore beaucoup de famille là-bas, et ce petit village porte le nom de ma maman...

Interview : Cyril Bousquet

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