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Élodie Gossuin : "Encore des jumeaux, c'est incroyable !"

Publié le 9 août 2013

À six mois de grossesse, l'active maman Élodie Gossuin a bien du mal à se reposer. Heureusement que son mari et les deux premiers, Rose et Jules, veillent sur elle.

«Vous pouvez me rappeler un peu plus tard ? Je pars acheter les fournitures scolaires avec mes deux enfants... » À moins de deux mois de son accouchement, Élodie Gossuin n'échappe pas aux devoirs d'une maman.

La mission s'annonce périlleuse puisque pour contenter ses jumeaux, Rose et Jules, âgés de 6 ans, elle va devoir acheter à peu près les mêmes choses tout en composant avec des couleurs ou des thèmes différents, un vrai casse-tête !

Mais la miss n'a pas fini de jongler avec les contraintes de la gémellité : dans son ventre rebondi, ce sont en effet deux autres enfants auxquels Élodie s'apprête à donner naissance ! Une surprise aussi incroyable que merveilleuse pour cette femme que la maternité ne finit pas de combler.

->Voir aussi - Élodie Gossuin : Elle a frôlé le divorce

France Dimanche (F.D.) : Alors, les courses se sont bien passées ?

Élodie Gossuin (É.G.) : Comme prévu, c'était compliqué. Entre eux, c'est toujours un peu la compétition, donc même pour un cartable, ça nous a pris une heure : au final, ils ont un rouge et un bleu.

F.D. : Dire que vous allez devoir remettre ça...

É.G. : Je suis rodée. J'ai l'expérience, je vais moins angoisser... C'est génial de se dire que j'attends à nouveau des jumeaux car avec six ans d'écart, un enfant seul se serait peut-être senti isolé. Là, ils seront deux et c'est le plus beau cadeau que je pouvais leur faire.

F.D. : N'avez-vous pas été particulièrement surprise par cette nouvelle ?

É.G. : Bien sûr, c'est si incroyable ! Nous attendons à nouveau des faux jumeaux. Deux filles, deux garçons ou une fille et un garçon ? Nous, on le sait, mais c'est notre petit secret...

F.D. : Vous avez déjà les prénoms ?

É.G. : Ah non, pas du tout ! Bertrand, mon mari, a sa liste. Moi, la mienne. Et aucun prénom en commun ! Mais tout peut évoluer jusqu'au dernier moment. Moi, par exemple, je ne devais pas m'appeler Élodie, et ma mère m'a baptisée ainsi juste en me voyant.

F.D. : Comment vous sentez-vous à quelques semaines du terme ?

É.G. : Je dois m'astreindre à un repos maximal pour que ma grossesse aille le plus loin possible, mais ce n'est pas facile. Rester allongée ne serait-ce que deux heures par jour, c'est un calvaire. Heureusement, les grands et mon mari m'aident et je dois dire que j'en abuse un peu. [Rires.]

F.D. : Il paraît que lorsque vous étiez miss, vous craigniez de ne jamais pouvoir être mère ?

É.G. : À l'époque, les soirées, les cocktails..., je pensais que c'était inconciliable avec le fait de devenir une maman présente et attentive. Je me disais que c'était la contrepartie de mon métier, comme la punition d'avoir fait ce choix, que certains peuvent juger superficiel. Heureusement, aujourd'hui, je porte la vie, c'est un sentiment d'épanouissement total, le sentiment d'accomplir ce que je peux faire de mieux, de plus beau. D'ailleurs, ça me donne envie d'envoyer une photo de mon gros ventre à ceux qui me disaient transsexuelle... [En 2001, après son élection, Élodie a été victime d'une rumeur propagée par un journal américain, ndlr.]

F.D. : Êtes-vous prêts pour accueillir ces deux nouveaux enfants ?

É.G. : On a gardé les affaires de Rose et Jules, même la poussette double. Le problème, c'est la voiture. La nôtre est trop petite, sachant qu'en plus des quatre enfants, nous avons aussi deux chiens... Pour le reste, on a la chance d'avoir une maison avec un jardin et de vivre à la campagne. Crèche, nounou, tout est donc facilité. On aurait fait d'autres choix si on vivait à Paris.

F.D. : Quatre enfants, quatre fois plus de joies, mais aussi d'inquiétudes, vous êtes une maman anxieuse ?

É.G. : Le mot est faible : je suis angoissée, hyper-stressée 24 heures sur 24 ! Vont-ils s'intégrer à l'école ? Vont-ils être heureux ? Ne vont-ils pas se blesser ? Être triste ? Et moi, suis-je suffisamment présente auprès d'eux avec mon métier ? Je suis une maman très animale, entre la lionne et la louve, très protectrice, très fusionnelle, peut-être trop. Mais avoir des enfants, c'est avoir peur pour eux en permanence, non ?

F.D. : Comment allez-vous concilier votre vie de mère avec votre vie sentimentale ?

É.G. : Certains couples craignent de devenir parents, ils ont peur de perdre leur liberté. Bertrand et moi n'avons jamais été aussi heureux depuis que nous avons des enfants. Par ailleurs, on a la chance d'avoir toujours ma sœur, ma mère ou des amis pour les garder si on veut s'accorder un peu de temps tous les deux, donc c'est formidable. C'est sûr que la première année avec les jumeaux va laisser peu de temps libre. Je me souviens que j'avais même du mal à trouver trois minutes pour prendre une douche. Mais il suffit de le vouloir et de s'imposer ces pauses en amoureux.

F.D. : Et un cinquième enfant ?

É.G. : Non. Nous allons avoir une grande famille comme on en rêvait, mais si je mets au monde deux enfants en bonne santé, ils seront mes quatre fiertés. Si on les élève correctement, ce sera le plus bel accomplissement de notre vie.
Cyril Bousquet

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