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Elsa Esnoult : “Je n’ai rien à voir avec Hélène !”

Publié le 5 mai 2019

À 30 ans, Elsa Esnoult, l’héroïne des Mystères de l’amour commence à faire de l’ombre à ses glorieux aînés.

Avec déjà près de dix ans de carrière au compteur, trois albums studios, et désormais une première autobiographie, Le rêve d’une vie (éd. Harlequin), Elsa Esnoult a clairement réalisé son rêve. Celui de chanter et de jouer la comédie en étant suivie et soutenue par un public qui l’aime. Depuis 2011, la belle brune est même parvenue à se faire une place de choix aux côtés des illustres Hélène, Nicolas et consorts. Rencontre…

France Dimanche : Comment se fait-il que vous ayez disparu du générique de la série entre  2015 et  2017 ?
Elsa Esnoult : Cette décision n’était pas de mon fait… La production m’a expliqué que ce serait bien que je prenne un peu de temps pour moi, et que ce ne serait pas plus mal qu’on me sorte de la série. Je n’avais jamais eu aucun problème avec personne… et je pensais sincèrement ne pas mériter ça. Je n’arrêtais pas de me dire : « Mais qu’est-ce que j’ai bien pu faire !? » Sur le coup, je l’ai vraiment mal pris. Pour moi, c’était une punition.

FD : On sent que vous avez eu très peur…
EE : Oui j’ai eu de gros doutes et j’ai traversé une période durant laquelle je n’étais pas bien. Je déprimais… Moi je n’ai pas un membre de ma famille dans cette production. Et puis je faisais partie des nouveaux… Ça ne faisait pas vingt-cinq ans que j’étais là, donc je savais que j’étais sur un siège éjectable. Mais j’ai finalement eu cette chance immense d’avoir un public qui me réclamait tous les jours ! Au travers des réseaux sociaux, notamment… on pouvait lire des : « Elsa, on te veut, tu nous manques ! », ou encore des « moi je ne regarde plus la série depuis que tu n’es plus là ! » Et je pense que ça a eu son petit effet… Car je vis une histoire d’amour très forte avec tous les gens qui me soutiennent.

FD : Cela vous agace-t-il d’être qualifiée de « nouvelle Hélène » ?
EE : Non, pas du tout. On est nées au même endroit, on joue dans la même série, on a le même producteur toutes les deux… mais je ne me considère pas du tout comme la nouvelle Hélène. Elle a son univers, j’ai le mien… on n’a rien à voir ! Au niveau caractère, sur le plan musical, et tout le reste, nous sommes totalement différentes. 

FD : Dans votre livre, vous évoquez cette solitude dont vous avez souffert étant plus jeune…
EE : J’ai toujours été une fille solitaire. Je ne me sentais pas bien dans ce monde… Pourtant mes parents ont toujours été merveilleux avec moi, et je les aime de tout mon cœur. Mais à l’école, mes camarades n’étaient pas très gentils avec moi. Et ça a empiré quand j’ai rejoint un établissement où les élèves étaient d’un rang social bien plus élevé que le mien. J’ai été rejetée, et ça a été très dur de me reconstruire. Heureusement que ma famille était là. Ma mère me disait d’ailleurs toujours que j’étais sa « vie ». D’autant plus qu’elle avait eu un problème de santé à l’époque qui aurait pu l’empêcher de m’avoir…

FD : Vous parlez aussi de votre grand-mère, qui vous a inspirée…
EE : C’est elle qui m’a fait découvrir le métier de comédienne qu’elle a elle-même exercé… À travers ce qu’elle me racontait, je trouvais que ça avait l’air d’être les grandes vacances tous les jours [rires] ! Métro, boulot, dodo, pour moi, ça aurait été la mort assurée, et sans elle je n’aurai sans doute pas fait cette carrière-là.

FD : Vous avez fêté vos 30 ans il y a quelques mois, mais vous êtes pourtant toujours célibataire…
EE : Le jour où je trouverais le bon, promis, les gens le sauront [rires] ! Car aujourd’hui on sait à quel point tout est fragile… et je n’ai pas du tout envie de dire un jour que je suis avec Untel, puis le lendemain que c’est terminé. Pour moi, LA bonne personne, c’est celle avec laquelle j’aurai construit un mariage, un enfant, voire les deux !

FD : Mais alors, pourquoi cela traîne-t-il, d’après vous ?
EE : C’est compliqué quand on fait un métier comme le mien. Surtout qu’avec mon personnage, je suis en couple avec un garçon [Sébastien Roch, ndlr], que je dois parfois embrasser… alors être avec quelqu’un qui n’est pas de ce milieu, ça peut créer des problèmes de jalousie. Il me semble impossible de construire quelque chose dans ces conditions. Et une chose est sûre, je n’arrêterai ce métier pour personne !

FD : En attendant, les animaux semblent occuper une place de choix dans votre vie !
EE : Oui, et j’en ai toujours eu. Mon premier chien, ma mère me l’avait d’ailleurs offert quand j’étais petite, en échange du fait que je lâche ma tétine ! Quand il est mort, au bout de quinze ans, ça a été un drame… Du coup, j’ai vite pris une petite yorkshire, Éden, qui a aujourd’hui 5 ans et demi. Et vu que je n’ai pas encore d’enfants, je peux dire que c’est ma fille !

Edwin FORESTHAN

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