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Émilie (Koh-Lanta) : “Je suis une guerrière !”

Publié le 5 avril 2019

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© Philippe Leroux/ALP/TF1/Starface Émilie

À 35 ans, Émilie a de sérieux atouts physiques et un mental de gagnante.

Avec son physique de sportive, la courtière en prêts immobiliers dans la région bordelaise se sent capable d’aller au bout de l’aventure. Mais cette maman de deux enfants (âgés de 5 et 11 ans) aura-t-elle un mental suffisamment solide pour supporter les contrariétés de la vie de groupe ?

France Dimanche  : Quel est votre principal atout dans cette aventure ?
Émilie : Sans hésitation mon côté sportif ! J’ai commencé la gym à 5 ans et en ai fait durant quinze ans. J’avais dix heures d’entraînement par semaine, mes week-ends étaient rythmés par les compétitions. Par la suite, je me suis rabattue sur le fitness, la course, le roller, le vélo. Quand je me suis inscrite à Koh-Lanta, mon but était donc surtout de m’imposer dans les épreuves sportives. Je me sens suffisamment forte pour aller loin.

FD : Que pensez-vous de ces candidats qui, comme Chloé (voir notre n° 3786), participent malgré une mauvaise condition physique ?
E : À sa place, je n’aurais jamais pu. Même si beaucoup disent que, pour gagner Koh-Lanta, tout se joue au mental, je considère que la condition physique est un facteur essentiel. Quoi qu’il en soit, je lui tire mon chapeau. Je la trouve très courageuse. Mais pour ma part, je pense avoir aussi le mental nécessaire. Je suis une guerrière, je me suis toujours battue face à l’échec.

FD : Vous attendiez-vous à ce que ce soit aussi compliqué ?
E : Tant qu’on n’y a pas participé, on ne peut pas mesurer à quel point Koh-Lanta est difficile. En ce qui me concerne, ça aura été surtout très compliqué mentalement. Dans la vie de tous les jours, j’arrive pourtant à gérer assez bien les problèmes, aussi bien professionnels que personnels. À la maison, par exemple, c’est moi qui m’occupe de tout. Mais sur l’île, c’est un autre monde !

FD : Personne ne vous aide pour les tâches ménagères ?
E : J’ai déjà demandé à mon homme de donner un coup de main, mais c’est quand même moi qui fais tout. Je pense que de se retrouver tout seul à gérer les enfants et la maison durant mon absence aura été une dure épreuve pour lui. C’était son Koh-Lanta à lui ! [Rires.] Il n’a pas eu le choix et a dû se retrousser les manches. Il était donc d’autant plus heureux de me voir revenir en France ! Son métier de directeur commercial lui prend certes beaucoup de temps, mais mon travail aussi. Cela dit, je suis sans doute aussi un peu responsable de cette situation.

FD : Qu’avez-vous le plus mal vécu sur l’île ?
E : Ne pas avoir derrière moi une équipe qui ne me soutienne, comme lors du deuxième épisode, a été très dur à digérer. Quand on a perdu l’épreuve d’immunité, je me suis forcément sentie responsable en tant que chef, même si j’estime ne pas avoir été la seule fautive. Si j’avais été davantage aidée par mon groupe, les choses auraient sans doute mieux tourné.

FD : Vous attendiez-vous à de telles tensions dans votre clan ?
E : On a tous de forts caractères, c’est donc normal qu’il y ait des frictions. Je ne m’imaginais pourtant pas à ce qu’on en vienne à éliminer quelqu’un comme Victor. Ça m’a fait beaucoup de peine. Au-delà du fait que je m’entendais bien avec lui, c’est quelqu’un qui méritait de gagner. Il a vraiment l’âme d’un aventurier hors pair.

FD : Comprenez-vous l’acharnement contre lui sur les réseaux sociaux ?
E : Les internautes se sont moqués de lui, c’était injuste. Cela dit, quand on regarde les images à la télévision, je conçois qu’on le critique. Il se met certes souvent en avant mais, quand on apprend à le connaître, l’on découvre ses qualités.

FD : Et comment vous trouvez-vous à l’écran ?
E : Moi qui suis extrêmement féminine, j’ai beaucoup de mal à me regarder à la télévision. Je me vois dans un état pitoyable et j’ai du mal à m’aimer comme ça. À part ça, je suis à peu près semblable au point de vue du caractère, même si, au début de l’aventure, je suis forcément restée un peu en retrait pour ne pas trop m’attirer les foudres de mes coéquipiers.

FD  : Avez-vous déjà pensé à ce que vous pourriez faire des 100 000 euros promis au vainqueur ?
E : Je partagerais une partie avec mes proches, comme par exemple un voyage à mes parents, et une autre irait pour l’organisation de mon mariage. Encore faudrait-il que Thibaut me demande enfin de l’épouser ! J’attends cela avec impatience. J’espère qu’il saisira le message en lisant cette interview ! [Rires.]

Philippe CALLEWAERT

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