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Emmanuel Macron : Le drame qui a hanté son enfance !

Publié le 25 février 2017

L’énergique et charismatique candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, cache au plus profond de lui une  tragédie  familiale survenue peu avant 
sa naissance.

Le plus jeune candidat, à 39 ans, à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron n’en finit pas de créer la surprise. Secrétaire général adjoint de l’Élysée, puis ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, il a fondé en avril dernier son propre parti, En marche !, avant de démissionner du gouvernement quatre mois plus tard pour se lancer dans la course à la présidentielle, dont il est aujourd’hui l’un des favoris. La chance sourit aux audacieux, dit le proverbe.

Mais dans le cas d’Emmanuel Macron, convient-il de parler de chance ? Pas sûr… Car ce fils de bonne famille, énergique et charismatique, a grandi dans le souvenir d’une tragédie. Et sans doute est-il, d’une certaine façon, le fruit de ce drame familial dont ses parents, et notamment sa mère, continuent de souffrir.

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Quand on lit la biographie du Picard, on découvre qu’il est l’aîné d’une fratrie de trois enfants. Ce qui n’est pas tout à fait exact. En effet, dix mois avant de mettre Emmanuel au monde, Jean-Michel et Françoise ont vécu la plus cruelles des épreuves : perdre leur bébé. Une petite fille mort-née.

Le couple aurait-il pu éviter ce terrible accident ? Il est possible qu’étant tous deux médecins, lui à l’hôpital de la ville et elle à la Sécurité sociale, cette question les ait hantés. Même si deux mois à peine après le drame, Françoise était de nouveau enceinte.

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Est-ce pour implorer la protection divine sur leur garçon à naître qu’ils l’ont appelé Emmanuel, qui signifie « Dieu est avec nous » ? C’est en tout cas un cadeau du ciel qui leur échoit ce 21 décembre 1977, à quatre jours de Noël. Mais si la vie reprend ses droits, la mort rôde toujours. Comme l’écrit Claude Askolovitch dans Vanity Fair : « Françoise porte la blessure. Chaque mois de février, la douleur est lancinante. Retraitée aujourd’hui, elle exhale une souffrance en suspension que je ressens le jour où je la rencontre parce qu’elle veut me parler de son fils. »

Comment un enfant qui succède à un bébé mort se construit-il ? Et que fait-il de cette absence qui affecte tant ses parents et dont la douleur, diffuse et lancinante, doit sans doute ressembler à celle que l’on éprouve lorsqu’on se fait amputer d’un membre ? La plupart de ceux qui ont connu cette situation difficile se disent en proie à la culpabilité : ils ont l’impression d’avoir pris la place du disparu, quand ils ne se sentent pas responsables de sa mort.

Ils peuvent aussi se sentir investis d’une mission et en faire deux fois plus pour compenser cette absence en vivant pour deux. Beaucoup cherchent également, d’une façon ou d’une autre, à consoler leurs parents de cette perte irréparable.

Intime

Ne comptez pas sur Emmanuel Macron pour évoquer cette blessure : « J’ai toujours considéré que l’intime, ce que je suis au plus profond, était dissocié de mes activités publiques. C’était déjà vrai dans mon enfance », confie-t-il dans Vanity Fair.

Reste qu’il a toujours été différent des autres gamins de son âge. Élève à la Providence, école jésuite d’Amiens, son intelligence précoce a suscité l’admiration de ses professeurs. Sociable, ce brillant élève aime néanmoins se réfugier dans la solitude en compagnie de ses livres. Il est aussi le petit préféré de sa grand-mère, Manette, chez qui il passe la plupart de son temps. Cherche-t-il ainsi à échapper au désespoir de sa mère ? Toujours est-il que s’il en est très proche, elle n’est pas la seule femme qui compte dans le cœur de ce grand romantique.

Il n’a pas encore de poil au menton quand il tombe amoureux fou d’Anne-Laure, une jeune fille à qui il écrit des lettres enflammées. Cette idylle aurait pu le tuer : un jour qu’il sort de chez elle, il est tellement plongé dans ses rêveries qu’il traverse sans regarder et se fait percuter par une voiture ! À 15 ans, il s’embrase de nouveau : l’élue anime l’atelier théâtre dont il fait partie. Brigitte est professeur de français, a vingt-quatre ans de plus que lui, est mariée et a trois enfants. Elle ne tarde pas à succomber à son tour au charme de cet élève mature, génial, qui « crevait les planches ».

Leur liaison ne reste pas secrète longtemps, au grand dam de Françoise et Jean-Michel, qui feront tout pour éloigner leur fils de Brigitte, le retirant notamment de son établissement d’Amiens pour l’exiler à Paris. Ce que le jeune homme, selon un de ses proches, a vécu à l’époque comme une vraie blessure. Cela ne suffira pas à le séparer de son grand amour, qu’il continue de voir en cachette pendant un temps et finit par épouser quelques années plus tard… avec la bénédiction de ses parents.

Trois fois beau-père et sept fois grand-père, grâce à Brigitte, le leader d’En marche !, qui avoue n’avoir jamais voulu d’enfant à lui, accorde une place essentielle à son clan. « Notre famille, c’est mon socle de vie, mon rocher », écrivait-il dans son livre Révolution, paru en novembre dernier. Comme Emmanuel Macron a sans doute été, trente-neuf ans plus tôt, le socle et le rocher de Jean-Michel et Françoise.

Lili Chablis

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