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Emmanuel Macron : Sa famille menacée

Publié le 7 juillet 2017

À quelques jours de la traditionnelle célébration du 14 Juillet à Paris, 
les autorités s’inquiètent de la  sécurité  du président Emmanuel Macron et de ses proches…

Dans quelques jours se tiendront à Paris les traditionnelles célébrations de la Fête nationale, avec, en point d’orgue à ce moment tant attendu par les Parisiens, mais aussi par les touristes de tous pays, le fameux défilé militaire. Des soldats, venus de la France entière, fouleront en cadence la plus belle avenue du monde.

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Sur les Champs-Élysées en liesse, au milieu de ce déploiement de forces, l’on verra le président de la République Emmanuel Macron marcher lui aussi, saluant la foule, sourire aux lèvres, heureux de pouvoir regarder les Français dans les yeux.

Fusillade

Convié également à ce moment exceptionnel, le 14 Juillet, le premier d’Emmanuel Macron en tant que chef de l’État, le président américain Donald Trump sera aussi de la partie… Autant dire que, vendredi prochain, tandis que résonneront les hourras des passants survoltés, toutes les forces de sécurité seront sur les dents, prêtes à intervenir au moindre risque d’attaque !

Oui, il est clair que cette fête sera placée sous haute surveillance, dans un climat extrêmement tendu, car l’on sait désormais que personne n’est plus tout à fait en sécurité nulle part et que tout peut basculer en un millième de seconde. Surtout lorsqu’on occupe la plus haute fonction de l’État.

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Trump l’a pleinement réalisé à la suite de la fusillade survenue le 14 juin dernier à Washington, lors d’un match de baseball. Et il y a fort à parier que tous les moyens ont été mis en œuvre pour assurer sa protection… À commencer par sa propre garde rapprochée à laquelle il se soumet sans restriction !

Quant à notre nouveau président, on vient d’apprendre l’interpellation d’un jeune homme qui projetait justement de s’attaquer à lui durant le défilé. Par chance, Guillaume M.,
 23 ans, a pu être localisé et arrêté par les agents de la Sous-direction antiterroriste (SDAT) avant qu’il ne commette cet acte irréparable. Ce passionné d’informatique était un fervent admirateur d’Anders Breivik, le néonazi qui avait assassiné 77 personnes en Norvège en 2011.

Lors de son arrestation, il a confirmé ses intentions de tuer Emmanuel Macron, rappelant la tentative avortée de Maxime Brunerie, qui en avait après Jacques Chirac lors du défilé de 2002. Autant de faits qui ont de quoi donner des sueurs froides à tous les agents chargés de protéger l’intégrité du président ! D’ailleurs, si, jusqu’à son élection, le fondateur de La République en marche a pu compter sur Makao, un géant de 2,03 m prêt à tout pour éviter les violences envers son patron, l’ancien énarque de 39 ans est désormais constamment entouré par les 32 policiers d’élite du service de la protection (SDLP) et les 28 gendarmes détachés par la force de sécurité-protection du GIGN.

Mais ces contingents, qui constituent la garde rapprochée de M. Macron, suffiront-ils à lui éviter le sort de John F. Kennedy, assassiné à Dallas le 22 novembre 1963 alors qu’il traversait la ville, au côté de son épouse, dans sa Lincoln Continental ? On sait, de plus, depuis sa campagne à l’élection présidentielle, que le tout jeune président n’apprécie guère d’être en permanence entouré d’hommes en armes, prêts à bondir pour le protéger.

Gladiateurs

Dans un documentaire, Les coulisses d’une victoire, on l’avait d’ailleurs entendu dire à ce sujet : « Je ne peux paraître planqué […]. Je ne serai jamais en sécurité parce que le pays est comme cela. Donc voilà, il faut prendre des risques, aller au cœur de la bête à chaque fois. Parce que, si vous écoutez les mecs de la sécurité, vous finissez comme François Hollande. Peut-être que vous êtes en sécurité mais vous êtes mort. »

Ces propos, prononcés à l’époque où il n’avait pas encore été élu, inquiétaient au plus haut point les hommes du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). Ces derniers, aux physiques de gladiateurs, espéraient alors que ces mots étaient ceux d’un candidat de l’entre-deux-tours, et non ceux du président qu’il est devenu depuis. Sans doute le premier des Français a-t-il quelque peu changé d’avis depuis le 7 mai dernier, et compris qu’il était nécessaire pour lui et sa famille d’accepter que des « super-flics » offrent leur vie en bouclier pour sauver la sienne et celle des êtres qui lui sont chers.

Car si l’on pense en priorité à la sécurité du chef de l’État, qu’en est-il de celle de son épouse ? Et que risquent les filles de la « première dame », Tiphaine et Laurence ? On y pense d’autant plus que l’on vient d’apprendre que les trois femmes sont bel et bien en danger ! À l’instar de son mari, qui ne recule pas devant le risque, n’hésitant pas à aller au contact de concitoyens parfois très hargneux, comme les pieds-noirs en colère de Toulon ou les ouvriers de l’usine Whirlpool d’Amiens, « Bibi » continue de « faire sa vie » !

Passionnée de mode et de haute couture, l’ex-prof de lettres de 64 ans était ainsi au premier rang du défilé de la maison Christian Dior, qui fêtait, le 3 juillet, ses 70 ans au musée des Arts décoratifs, lors de la Fashion Week à Paris. On imagine l’importance du cordon de sécurité qui a dû être mis en place autour de la belle blonde afin de s’assurer que rien ne lui arriverait durant ce moment de pur plaisir qu’elle affectionne particulièrement.

Mais si Brigitte semble assez sereine, malgré les dangers qu’elle encourt depuis qu’elle s’est installée à l’Élysée, agissant comme lorsqu’elle n’était qu’une « simple » femme de ministre, elle doit sans doute se ronger les sangs en pensant aux risques que courent ses deux filles chéries ! Et en tout premier lieu Tiphaine, sa cadette. Il faut dire que la jeune femme de 30 ans, candidate suppléante dans le Nord aux dernières élections législatives sous la bannière du mouvement créé par son beau-père, a été victime de menaces de mort.

Une raison suffisante pour allouer à cette mère de deux enfants, avocate dans les Hauts-de-France, une discrète surveillance rapprochée de six policiers. Si cet effectif n’a rien à voir avec l’armada qui entoure le président, il a été présent quotidiennement durant la campagne auprès de la candidate de La République en marche.

Daech

Rongée d’inquiétude pour Tiphaine, « Bibi » pense aussi désormais à Laurence, son aînée, qui ne fait pourtant pas de carrière politique. Cette dernière exerce en effet le noble métier de cardiologue et réside à Fontenay-sous-Bois. Et depuis la semaine dernière, elle est également sous haute protection. Motif ? Vers 22 h 30, dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 juin, l’un de ses voisins, intrigué par une camionnette mal garée devant l’immeuble du médecin de 39 ans, a alerté la police du Val-de-Marne, qui s’est rendue en force dans ce secteur résidentiel.

Quelle particularité pouvait bien présenter ce véhicule pour susciter un tel branle-bas de combat au domicile de la jeune femme ? Il s’agit en fait d’un simple autocollant apposé sur la carrosserie de la camionnette : ce sticker sur fond noir présentait des signes écrits en arabe et arborait le même graphisme que les symboles de l’État islamique. Daech viserait-il donc une belle-fille d’Emmanuel Macron ?

Heureusement, une enquête minutieuse, effectuée dans le voisinage de Laurence Auzière, a permis de retrouver le locataire de ce véhicule utilitaire et de l’innocenter. Selon Le Parisien, ces autocollants Daech seraient nombreux à être en circulation et ont été identifiés à plusieurs reprises dans l’espace public. Or c’est dans ce même espace public que bals de pompiers et feux d’artifice vont battre leur plein au cours de cette fête tant aimée des Français. Comment donc ne pas redouter le pire lors de ce 14 Juillet sur les Champs-Élysées ?…

Clara Margaux

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