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Emmanuelle Béart : Son fric-frac chez Enrico Macias !

Publié le 12 novembre 2010

Devant cette armoire remplie de robes de princesse, Emmanuelle Béart, l'ado toujours en guenilles, n'a pu résister à la tentation.Devant cette armoire remplie de robes de princesse, Emmanuelle Béart, l'ado toujours en guenilles, n'a pu résister à la tentation.

Le clan, la famille sont des valeurs essentielles pour Emmanuelle Béart, elle-même mère de trois enfants. Alors quand Ariane et Béatrice Massenet lui ont demandé de témoigner pour leur livre Frères et sœurs, ce que je voudrais te dire... (éditions de La Martinière), elle n'a pas hésité. Entourée d'Ivan et Olivier, deux de ses frères, elle s'est livrée sans tabou. Et ce qu'elle révèle est pour le moins surprenant !

Actrice renommée, égérie de marques prestigieuses, la fille de Guy Béart mène aujourd'hui une vie très confortable. Mais il n'en a pas toujours été ainsi, notamment lors de son enfance dans les montagnes varoises aux côtés de ses frères et de Geneviève Guillery, dite Geneviève Galéa, sa mère. Mannequin, cette dernière a eu une liaison avec Guy Béart dans les années 60. Mais alors qu'Emmanuelle est encore toute jeune, le chanteur quitte le foyer, laissant à son ex-compagne le soin d'éduquer leur fille. Baba cool dans l'âme, Geneviève décide très vite de ne plus travailler : « Le travail l'ennuyait, se souvient la comédienne. Elle avait l'impression de se prostituer ! »

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Débrouille

Livrés à eux-mêmes, ses enfants doivent alors apprendre la débrouille et assumer malgré eux les choix de leur mère. « Quand on ne pouvait pas payer la cantine, raconte Emmanuelle, elle nous disait : " Tu expliques et tu dis qu'on n'a pas d'argent. " » Mal nourris, les enfants se contentent également des vêtements qu'on leur donne. Jeunes, sans repères, les frères et sœurs font les 400 coups, comme le confie la star, qui n'a alors rien à envier à la sauvageonne de Manon des sources !

« J'ai des souvenirs du Monoprix de Saint-Tropez. J'arrivais avec mes vieilles pompes pourries, je prenais des chaussures neuves et je repartais avec. Maman nous avait dit : " Vous pouvez voler les grandes surfaces, mais jamais les artisans. " »

Une personnalité a même été victime de l'éducation laxiste de la petite Béart : Enrico Macias ! Plus de trente ans après les faits, Emmanuelle a en effet choisi de confier un secret qu'elle a longtemps gardé sur la conscience.

Geneviève était très amie avec les gardiens de la maison du chanteur à Saint-Tropez. Un jour qu'elle leur rend visite avec ses enfants, ils ont la mauvaise idée de leur faire visiter la demeure... « On arrive dans la chambre de ses filles, se remémore l'actrice. J'ouvre le placard, et je vois des robes magnifiques... Je referme le placard avec beaucoup de regrets, puis nous repartons. »

Convoitise

Pas pour longtemps... En effet, le soir venu, l'adolescente subtilise la clé de la maison et, se faufilant dans la chambre, y dérobe dans le noir un des objets de sa convoitise. « Je ne savais pas ce que j'avais pris ! avoue-t-elle. De retour chez nous, je découvre une robe bleu électrique avec de la dentelle blanche, sublime ! »

Le lendemain, Emmanuelle part à l'école en jean, se déshabille dans un buisson et arrive vêtue comme une princesse. Et là, ses camarades l'interrogent : «" Oh, ta robe ! Tu l'as eue où ? - C'est mon père qui me l'a achetée. " Je raconte toute une histoire à ma meilleure amie, Arlette, qui me regarde avec envie. Comme je ne voulais pas me faire pincer, je lui dis : " Je te la prête. " Elle a donc gardé la robe, qu'on se passait de temps en temps. »

Aujourd'hui, la star s'amuse de cette anecdote. Mais cette enfance rude a laissé des traces, comme elle s'en explique dans Frères et sœurs ... En effet, lorsqu'à son tour elle est devenue mère, Emmanuelle Béart a eu tendance à trop bien habiller ses enfants... Jusqu'au jour où ceux-ci le lui font remarquer : « Mais maman, on s'en fiche des fringues ! » « Il a fallu qu'ils me le disent pour que j'accepte », reconnaît-elle. Comme elle a fini par accepter les frasques de ses parents, dont elle est restée très proche...

Benoît Franquebalme

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