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Enora Malagré : Elle ne pourra jamais tomber enceinte…

Publié le 10 avril 2019

Atteinte d’endométriose, Enora Malagré a déjà fait plusieurs fausses couches… 

La cigogne ne trouvera jamais son adresse. À 38 ans, Enora Malagré s’efforce de faire le « deuil » de son envie de grossesse. La raison ? Comme une femme sur dix, la chroniqueuse de Bons Baisers d’Europe (France 2) est atteinte d’endométriose. 

Comme Lorie Pester et Laëtitia Milot qui se sont déjà confiées sur leur état de santé, celle qui s’est fait connaître grâce à Touche pas à mon poste (C8) souffre au quotidien de cette maladie invalidante détectée chez elle il y a seulement huit ans. « Ma propre mère est atteinte de cette maladie. Je commençais à avoir des règles plus douloureuses, donc elle a eu le réflexe de m’alerter. Effectivement, je suis allée voir un gynéco[logue] et le verdict est tombé », confie-t-elle aux « Éclaireuses du bien-être ». 

En plus de lui provoquer des « douleurs indicibles » pendant ses règles et pendant certains rapports sexuels, les nodules placés dans son utérus, mais aussi dans sa vessie et ses jambes, sont facteurs d’infertilité. Par le passé, Enora Malagré a déjà fait « plusieurs fausses couches » comme elle le confiait en 2018 sur le plateau de Thierry Ardisson. 


C’est donc une double peine pour la jeune femme qui éprouve des difficultés à abandonner son désir « non pas d’avoir un enfant, mais d’être enceinte ». « La plus grande des douleurs, c'est le fait de ne pas pouvoir avoir de bébé. J'avais l'impression d'être une non-femme. Le regard des autres femmes est différent. [...] J'aimerais avoir des enfants, mais je ne peux pas  […] J'entame le chemin de ce deuil, mais ce n'est pas évident. », a-t-elle révélé. 

Lorsqu’elle a confié à ses proches sa maladie, Enora Malgré s’est heurté à du « dégoût » mais a aussi reçu des « réactions solidaires ». C’est peut-être grâce à ces deux sons de cloche distincts qu’elle souhaite désormais prendre la parole sur ce sujet afin d’éveiller les consciences. « On a l'impression qu'on se plaint pour, peut-être, au début j'entends, pas grand-chose. Comme on nous ressasse que ce sont des douleurs de règles ++, je crois qu'au début, on en est un peu convaincu. Et c'est avec le temps qu'on se rend compte que non, ce ne sont pas des douleurs de règles. […] On a le droit de crier un peu sa douleur. ». 

En parler serait, selon elle, une manière de légèrement s’en « libérer » …

Estelle LAURE

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