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Gina Lollobrigida : Entre les griffes d'un pervers !

Publié le 13 juillet 2020

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Depuis 2011, Andrea Piazzolla a isolé Gina Lollobrigida, l’icône du cinéma âgée aujourd’hui de 93 ans, pillant sans relâche sa fortune.

Elle était, dès les années 50, pour des millions de cinéphiles tombés sous son charme dévastateur, une sorte de Marilyn Monroe à l’italienne… l’innocence et la fragilité en moins ! Brune piquante aux formes généreuses et à la sensualité débridée, Gina Lollobrigida avait mis un frein à sa carrière de comédienne dans les années 80, pour se consacrer à la photographie et à la sculpture. Malgré tout, la sulfureuse héroïne de Pain, amour et jalousie a continué à faire rêver des générations de jeunes gens qui n’ont pu que regretter son choix de se faire plus discrète à l’écran. Mais aujourd’hui, si l’icône du cinéma, qui fête ce 4 juillet ses 93 ans, revient sur le devant de la scène, ce n’est pas dans une superproduction hollywoodienne, mais plutôt dans une sordide affaire dont elle est la malheureuse victime !


Ce 9 juillet, en effet, suite à la plainte du fils de la diva, Milko Jr., et de Javier Rigau, second époux de la comédienne, qui accusent Andrea Piazzolla d’avoir dérobé plus de 4,5 millions d’euros à la comédienne, la justice italienne se prononcera sur la comparution au tribunal de ce trentenaire apparemment sans scrupule, pour abus de faiblesse.

Tout commence en 2009 lorsque, sur les conseils de l’une de ses assistantes, « la Lollobrigida » embauche en qualité de jardinier, ce fils d’un carabinier et d’une syndic de propriété, qui se targue d’être aussi un as du coaching, vivant dans la banlieue sud de Rome.

Le jeune homme s’avère excellent dans son travail, donnant tellement satisfaction à l’occupante de cette somptueuse demeure romaine sur la via Appia Antica, quartier prisé par les stars, qu’il monte rapidement en grade, passant de la taille de ses haies à la conduite de sa voiture, puis tout aussi vite, à la fonction de secrétaire personnel ! Un homme à tout faire – mais aussi à tout prendre ! – que la vieille dame nommera même, trois ans plus tard, à la tête de Vissi d’Arte, Dousoline et SCI Mirtis, les trois sociétés qui gèrent sa fortune personnelle colossale.

Cette position privilégiée lui aurait, entre autres, permis de vendre trois appartements romains de sa patronne à une entreprise de Naples pour 2,5 millions d’euros, un montant qui aurait été retrouvé sur les comptes bancaires de membres de la famille Piazzolla ! Sans parler de nombreux séjours dans des palaces, des voyages en hélicoptère, des fêtes somptueuses et autres voitures de sport, des dépenses incongrues pour cette artiste que ses proches qualifient d’économe, voire pingre !

L’ascension du bel Andrea, opérée à la vitesse de la lumière, prend un tour inquiétant en 2011, à l’occasion d’un voyage en Amérique que l’actrice doit effectuer seule avec le jeune homme. Selon Javier Rigau, c’est à ce moment-là que celle qu’il a épousé par procuration à Barcelone, en Espagne le 29 novembre 2010, aurait été prise entre les griffes de celui qu’il considère comme un dangereux manipulateur : « Elle a donc emmené Piazzolla, a expliqué ce riche héritier d’une famille ayant fait fortune dans le textile. Là-bas, il aurait prétendument démantelé une arnaque qui la visait… Nous sommes convaincus qu’il a lui-même ourdi cette manigance pour gagner la confiance de Gina. Après ce voyage elle n’a plus jamais été la même. »

De fait, à son retour des États-Unis, l’ex-bombe sexuelle s’empresse de « faire le ménage » autour d’elle, et se débarrasse vite fait bien fait de ses plus fidèles collaborateurs, des proches de trente ans en qui, jusque-là, elle avait eu toute confiance : son avocate, Giulia Citani, brusquement soupçonnée de vol, et Carlo Giusti, son manager – qu’elle partageait avec l’autre championne italienne du sexappeal, Sofia Loren – également remercié du jour au lendemain. Après avoir élagué la branche professionnelle qui la soutenait, l’artiste cisaille désormais sa sphère familiale, et interdit de séjour dans son domaine son propre fils, Milko Jr., avec qui elle a toujours eu des rapports difficiles, mais aussi son petit-fils autrefois adoré, Dimitri. Pour ce dernier, c’est un véritable déchirement !

Il faut dire que le garçon avait tout pour demeurer à tout jamais le chouchou de la star qui, dès la naissance du petit ange en 1994, avait totalement craqué pour lui. Un amour qui lui donnait du même coup l’occasion de se réconcilier avec Milko. En 2009, la nonna plus que jamais conquise par ce petit-fils providentiel l’invitait à s’installer avec sa maman, alors séparée de son père, dans la dépendance de sa villa. Mais deux ans plus tard, changement d’ambiance : sans sommation, la grand-mère aux yeux de panthère donne un coup de griffe inattendu à cet arrangement, en faisant ériger une grille entre les deux bâtisses, lui interdisant l’accès à sa maison ! « On lui a fait croire que Dimitri se droguait, qu’il réalisait des vidéos pornographiques sur Internet, explique encore Rigau. Le plan mis en place par Piazzolla est clair : il a isolé Gina pour mieux l’avoir sous sa coupe. Il l’a flattée, apitoyée avec des maladies imaginaires. Surtout, il l’a convaincue qu’elle était menacée, qu’elle ne pouvait compter que sur lui seul. » Un bannissement qui trouvera son apogée en 2016 avec un avis d’expulsion de la propriété de sa grand-mère envoyé au pauvre Dimitri par la société Vissi d’Arte, dirigée par Andrea Piazzolla. Exit, le petit-fils…

Aujourd’hui, dans la villa de l’Appia Antica, il n’y a personne d’autre auprès de la richissime nonagénaire que cet homme et sa compagne, ainsi que leur petite fille, née en avril dernier, judicieusement nommée Gina Jr. Entre les murs de cette prison dorée, la grande Lollobrigida vit isolée des siens… mais peut-être plus pour longtemps !

Clara MARGAUX

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