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Eva Green : Son calvaire secret !

Publié le 9 décembre 2018

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Eva Green, Ravissante et adulée, la James Bond girl de “Casino Royale” souffre de l’image qu’elle renvoie.

C’est une très belle jeune femme à la peau diaphane et au regard troublant. Une « fille de » (Marlène Jobert) qui réussit brillamment, régulièrement en tête d’affiche de superproductions internationales.

À 38 ans, Eva Green est une vraie star, et cette reconnaissance, à la fois du métier et du public, aurait pu faire d’elle un de ces personnages qui se croient tout permis, parce que tout lui réussit.

Mais non. Les regards de ses admirateurs, au même titre que son succès, n’ont en rien abîmé sa modestie. Il semble même, ce qui est bien dommage, qu’elle cultive un amour-propre inversement proportionnel à sa formidable notoriété. De ce fait, son existence tient plus du calvaire que du conte de fées…

Vous n’y croyez pas ? Jugez-en : Eva a beaucoup de mal à parler d’elle. Comme si elle estimait ne pas valoir les tonnes de compliments que son physique aussi bien que son jeu lui attirent. Que se passe-t-il donc dans la tête de la James Bond girl de Casino Royale, pour la bouleverser à ce point quand on s’intéresse à elle ? Elle a répondu en partie à cette question dans Le Figaro Madame du 8 novembre.


« Je suis d’une timidité extrême », a-t-elle expliqué, un sentiment si violent qu’il la pousse à vivre en recluse : « Je ne sors pas, ne suis pas à l’aise en société : en fait, on ne me voit nulle part… Je n’ai aucun talent mondain et peux facilement être paralysée dès que je suis invitée à un dîner où je ne connais personne. Enfant déjà, j’étais toujours en retrait », a-t-elle confié à notre confrère.

Fuyant aussi les réseaux sociaux, elle ne supporte pas « tout ce narcissisme » de ses collègues, qui se mettent en scène sur Instagram à tout bout de champ. Suite logique de cet état d’âme : cette si belle jeune femme évite les miroirs… et dit en riant qu’elle devrait voir un psy. Le pire, pour elle, c’est qu’avec le temps, elle ne se sent pas mieux. Aucune trace de cette sagesse qui serait censée venir en vieillissant.

Sans doute ses rencontres avec Harvey Weinstein, plus connu aujourd’hui pour avoir abusé de son pouvoir que pour son talent de producteur, n’ont-elles pas arrangé sa confiance en l’humanité…

Eva a avoué qu’il l’avait harcelée plusieurs années durant : « Plus vous lui résistiez, plus ça l’excitait, et c’était sans fin. Oui, ça l’excitait de faire peur. Tout ce qu’on dit de lui est vrai, hélas », a-t-elle encore confié au Figaro Madame.

En attendant de la revoir au cinéma, en mars 2019 dans Dumbo, de Tim Burton, ceux qui l’aiment peuvent retrouver sa voix dans Les sorcières de la rue des tempêtes (éditions Glénat), un conte destiné aux enfants, qu’elle a enregistré avec sa maman, Marlène Jobert. Une œuvre familiale, douce comme une oasis au milieu de ce monde impitoyable qu’est le cinéma…

Laurence PARIS

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