France Dimanche > Actualités > Evelyne Dhéliat : Ce handicap qu’elle cache à tout le monde !

Actualités

Evelyne Dhéliat : Ce handicap qu’elle cache à tout le monde !

Publié le 7 avril 2020

.photos:bestimage
© BESTIMAGE Evelyne Dhéliat

Evelyne Dhéliat aura mis des années avant d’avouer ce problème physique qui l’a même empêchée de poursuivre sa vocation première…

Elle soufflera le 19 avril prochain ses 72 bougies… Difficile à croire pour les millions de téléspectateurs de TF1 qui la regardent chaque soir presque religieusement leur annoncer la météo du lendemain ! Le visage à peine marqué par les années, une silhouette de rêve à faire pâlir d’envie les jeunes filles d’aujourd’hui, la belle Évelyne Dhéliat semble totalement imperméable aux orages de la vie.

Pourtant, Dieu sait que cette grande prêtresse du temps et des éléments n’a pas été épargnée par le destin, et qu’elle a, plus souvent qu’à son tour, traversé les plus douloureuses épreuves. Elle a bravement dû surmonter de terribles malheurs qui ont fracassé sa vie personnelle. À commencer par un cancer du sein il y a huit ans, un drame qu’elle avait alors voulu tenir caché, ne disparaissant que durant cinq mois du petit écran afin de soigner son mal.

À son retour, elle avait repris son poste, rayonnante comme toujours, et personne n’avait remarqué qu’elle portait une perruque. Mais, deux ans à peine après avoir vaincu cette épouvantable maladie, en février 2014, un autre malheur la frappait : son mari, Philippe Maraninchi, était victime d’un accident vasculaire cérébral ! Une semaine durant, Évelyne avait gardé le chevet du père de sa fille, Olivia. Hélas, il y a tout juste trois ans, le 11 avril 2017, la pétillante présentatrice disait un dernier adieu à celui qui l’avait accompagnée durant cinquante et un ans…

Comme si cette tragédie n’avait pas suffi, le sort s’est acharné à nouveau sur elle : il y a deux ans, cette belle âme qui officie depuis vingt-six ans sur la Une au point de considérer ses collègues comme une famille, apprenait que son amie Catherine Laborde quittait la chaîne. Un crève-cœur doublé de l’immense peine de découvrir, quelques mois plus tard, que sa consœur souffrait d’une démence à corps de Lewy (qui associe les symptômes des maladies d’Alzheimer et de Parkinson)…

Autant de rudes épreuves qui ont sans nul doute assombri le moral de miss Dhéliat, pourtant si souvent au beau fixe ! Mais on apprend aujourd’hui que cette force de caractère a été entaillée par un douloureux handicap qui a brisé sa carrière ! La spécialiste des tempêtes, ouragans, cyclones et autres catastrophes naturelles n’a en effet pas toujours joué les météorologues à la télévision.


Au milieu des années 60, la jeune Évelyne, qui finalisait une licence d’anglais à l’université, avait été embauchée par la première chaîne pour présenter des programmes bilingues. C’est de là que datent ses débuts à l’ORTF. Un job dont la ravissante étudiante s’était acquittée à merveille et qui lui avait valu quelque temps plus tard, aux abords des années 70, d’être rappelée pour intégrer le clan des femmes les plus appréciées du petit écran : les speakerines ! Une mission que cette battante à l’optimisme indestructible et au physique déjà très engageant s’était hâtée d’accepter, tout en regrettant : « Bien que les speakerines jouissaient d’une certaine aura, j’étais plus attirée par le journalisme », a confié la chef du service météo de TF1 dans Télé 7 Jours.

Mais alors, si cette écologiste de la première heure qui nous enjoint depuis longtemps de modifier nos habitudes de consommation pour sauver la planète préférait les excitantes investigations de terrain, pourquoi s’est-elle alors cantonnée au rôle de « femme-tronc » nous annonçant docilement les programmes de la journée ? « Malheureusement, c’était chasse gardée pour les hommes, a-t-elle déclaré dans les pages de notre confrère. Sauf pour les sujets sur le tricot. Mais ça, ce n’était pas mon truc. »

On s’en serait un peu douté ! Celle qui, pour son plus grand bonheur et le nôtre, fait désormais la pluie et le beau temps, a donc fait contre mauvaise fortune bon cœur et pris son travail de « beauté de téléviseur » très au sérieux. Et ce, en dépit des regrets de n’avoir pu embrasser le métier de reporter, qui n’ont sans doute pas manqué de lui marteler le cœur : « On se relayait à deux, a encore déclaré la miss Météo. Il y avait une session du matin, jusqu’à 16 h 30. Puis une autre jusqu’à minuit. Notre studio était rattaché à la régie finale, car, en cas de pépin technique, on nous sollicitait aussitôt pour dire un mot d’excuse aux téléspectateurs. »

L’apprentissage de cet art de l’improvisation a permis à cette grande pro de la télé de faire face à toutes les mauvaises surprises dues au direct ! Mais si cette formation sur le tas, et sans filet, l’a énormément aidé plus tard dans son parcours, ces apparitions de haut vol auraient pu lui être fatales et la pousser vers la sortie ! 

Car à l’époque, souvenez-vous, tous ceux et celles qui parlaient « dans le poste » ne disposaient pas des techniques actuelles leur permettant de regarder les téléspectateurs dans les yeux sans jamais perdre de vue leur texte… 

En d’autres termes, le dieu prompteur n’existait pas, et les journalistes n’avaient d’autre choix que de lire leurs petites fiches ! Une aubaine pour Évelyne Dhéliat qui, hélas, souffre de… myopie, et aurait été bien en peine de déchiffrer les mots défiant sur la bande ! Autant dire que la belle blonde n’aurait de toute façon pas pu s’orienter vers ce métier qu’elle admirait tant. Car ce trouble oculaire l’a sans doute empêchée de se diversifier dans la présentation d’émissions plus journalistiques. Bref, ce handicap a brisé dans l’œuf une carrière qui aurait pu être encore plus flamboyante…

Clara MARGAUX

À découvrir