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Évelyne Dhéliat : Elle vit une passion avec Jean-Pierre !

Publié le 23 décembre 2019

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© BESTIMAGE Évelyne Dhéliat

Leur complicité est née il y a près de quarante ans. Depuis, ces deux-là ont tout partagé, les coups durs, comme les petits bonheurs de l’existence.

Ils ont fait leur début sur la même chaîne, à l’époque où la télévision était encore en noir et blanc… Et, contrairement à ces couples qui, à trop passer de temps ensemble, ne se supportent plus, toutes ces années qu’ils ont vécues quasiment côte à côte n’ont fait que resserrer leurs liens. Amis, complices, confidents et bien plus encore, ces deux-là ont en effet noué une relation étonnante, qui dépasse largement le cadre du travail.

Ils ont oublié leur première rencontre, sans doute ne faisaient-ils que se croiser dans les couloirs de la toute récente TF1 (ex-première chaîne) où Évelyne anime l’émission À la bonne heure, tandis que Jean-Pierre Pernaud présente l’édition de la nuit. Dans les années 1980 celle qui a commencé comme speakerine à l’ORTF et le journaliste sont amenés à collaborer. Elle coprésente l’émission La maison de TF1 dans lequel il intervient en tant que chroniqueur. Un souvenir heureux dont Évelyne a gardé toutes les cassettes !


Ce qui les rapproche alors ? Sans doute ce qui est aujourd’hui une des clés de leur étonnante entente, comme ils le confient dans l’interview à deux voix qu’ils viennent d’accorder à Télé-Loisirs : « Nous sommes exactement les mêmes à l’antenne et dans la vie. » Et c’est vrai ! L’un comme l’autre ne jouent pas à être proches des gens, ils le sont. Avec sincérité et simplicité. Serait-ce le secret de leur longévité dans ce monde souvent cruel de la télévision où le jeunisme fait rage ? Une chose est sûre, la reine du service météo et le pape du JT de 13 heures de TF1 n’ont aucun souci à avoir pour leurs carrières… Ça tombe bien : carriéristes, ils ne l’ont jamais été, un autre de leurs nombreux points communs. À 69 ans, Jean-Pierre avoue ne plus travailler que par plaisir, quant à Évelyne, de deux ans son aînée, elle se réjouit de n’avoir jamais pris la place de quelqu’un. « J’ai eu une bonne étoile, et la chance d’être là au bon moment. »

Dans leur ciel respectif pourtant, il y a eu des trous noirs, telle l’épreuve intime de la maladie qu’ils ont tous deux vécue.

Souvenez-vous, en 2012, la rayonnante blonde apprenait qu’elle était atteinte d’un cancer du sein. Opérée et soumise à un traitement lourd et épuisant, elle était restée plusieurs mois absente des plateaux. À son retour à l’antenne, elle s’était résolue, pour couper court à toutes les questions, à évoquer son combat. Avec dignité, courage et optimisme, elle confiait à Paris Match : « Je n’ai pas perçu cet événement comme une épreuve, mais comme une étape, en sachant que, dans la vie, si certaines sont choisies, d’autres, comme celle-ci, vous sont imposées. »

Six ans plus tard, c’était au tour de Jean-Pierre d’être confronté au « crabe ». Le 24 septembre 2018, le journaliste se faisait remplacer par son confrère Jacques Legros à la présentation du JT. Dès le lendemain, il révélait sur son compte Twitter les raisons de son absence : « Bonjour à tous. Je dois m’absenter quelque temps de la présentation du JT de 13 h. J’ai en effet subi une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate. Tout va bien. »

Ce n’est pas seulement par honnêteté envers ceux qui les suivent depuis si longtemps qu’ils ont, l’un et l’autre, choisi la transparence. Comme le journaliste l’affirme : « C’était important d’en parler. La médecine a fait de tels progrès que le cancer n’est plus synonyme de mort. La preuve, nous sommes toujours là. » Quant à Évelyne, si elle a mis plus de temps à parler de sa maladie, elle ne le regrette pas aujourd’hui. « Je me suis aperçue que cela était important pour beaucoup de femmes. On m’a souvent dit dans la rue : “Vous m’avez aidée.” C’est vrai que ça donne de l’espoir. »

Cette bataille qu’ils ont menée, qu’ils ont gagnée, ne les a pas seulement rapprochés. Elle a décuplé leur appétit de vivre ! Leur belle entente sur le plateau, ces inséparables la prolongent chaque midi à la cantine où, à en croire Jean-Pierre, son amie fait preuve d’un sacré coup de fourchette ! « S’il y a de la choucroute ou de la potée auvergnate, c’est la première à sauter dessus ! », s’amuse-t-il.

Ce joyeux duo partage également une même passion pour le jardinage. Fervente écologiste, Évelyne a toujours eu la main verte. Et si elle avoue avoir moins l’occasion de travailler la terre depuis qu’elle a vendu sa maison en Normandie, elle continue néanmoins de faire pousser des fleurs sur son balcon : « J’ai une collection d’orchidées. J’ai besoin du contact avec la nature. J’adore ça ! »

Depuis ses récents soucis de santé, le journaliste ne peut plus s’occuper, comme il le faisait jusqu’alors, du parc entourant sa maison de Louveciennes, dans les Yvelines, où il vit avec son épouse, Nathalie Marquay. Pas question pour autant d’abandonner toute activité de jardinage ! Amoureux, comme Évelyne, de la nature, il persiste à lui consacrer une partie de son temps libre. « J’aime observer les bourgeons, tailler les arbres, ramasser les feuilles », confesse-t-il.

Ces meilleurs amis du monde ont-ils jamais eu des différends ? Non, et visiblement ce n’est pas près d’arriver. Unis comme les doigts de la main dans cette grande maison de TF1 dont ils sont tous deux des piliers, leur chemin ne se sépare que… devant l’ascenseur. Évelyne lui préfère l’escalier. Pas Jean-Pierre !

Lili CHABLIS

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