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Evelyne Leclerc : “Je cherche un aventurier !”

Publié le 20 juin 2014

En tournée dans toute la France avec “Ma femme s’appelle Maurice”, l’inoxydable présentatrice de “Tournez manège !” nous a confié son parcours de � grande amoureuse�.

Evelyne Leclerc interviewVous l’avez peut-être croisée sur scène, au gré de ses tournées théâtrales. Sinon, vous pourrez retrouver la star du petit écran dans une nouvelle pièce, "Les cougars attaquent", dans laquelle elle incarnera une… cougar. L’occasion pour elle de nous parler… d’amour.

Evelyne 1 LeclercFrance Dimanche (F.D.) : Vous venez de déclarer que vous étiez un cœur à prendre. Que s’est-il passé ?

Évelyne Leclercq (E.L.) : Mon compagnon étranger et moi avons arrêté notre relation, c’est la vie. On reste proches, comme souvent avec mes anciens copains. Les premiers temps, ce n’est pas évident, mais ensuite ils font partie de mes meilleurs amis, se connaissent et s’entendent très bien. C’est rigolo.

F.D. : Quel type d’homme vous plaît ?

E.L. : J’aime les aventuriers, style Koh-Lanta, plutôt que style présentateur du 20 heures. Jeune, j’étais amoureuse d’Alain Delon. Pas parce qu’il s’appelle Delon, mais le modèle qu’il incarne me conviendrait, même si, jusqu’à aujourd’hui, ça ne m’a pas réussi plus que ça. Cela dit, quand je vois dans mon entourage des couples qui se séparent, des copines qui pleurent, moi, je suis bien dans mes baskets.

F.D. : Avez-vous trouvé celui dont vous rêviez ?

E.L. : J’ai eu deux ou trois grandes passions dans ma vie. Le premier était pilote d’avion. Avec un autre, je suis partie dans le Grand Nord canadien avec des chiens de traîneau. Je ne suis pas Kersauson, mais j’ai beaucoup navigué, dans tous les sens du terme…

F.D. : Vous êtes, paraît-il, très courtisée.

E.L. : Je l’ai toujours été, mais, ce qui m’étonne, c’est de l’être toujours autant. Je viens d’animer deux émissions avec Patrick Sébastien. On ne s’était pas vus depuis des années et il m’a dit : « Waouh ! T’es canon ! » Récemment, j’ai bu un pot avec Michel Drucker. Lui aussi était charmant et m’a fait des compliments. Mais je tiens à préciser que le bistouri ne passera jamais par moi. De près, ça se voit d’ailleurs, j’ai des rides comme tout le monde, mais quand je souris, je crois qu’on ne les voit plus. Alors je souris tout le temps. (Rires.)

F.D. : Avez-vous une bonne hygiène de vie ?

E.L. : Pas du tout. Je ne vous dirai pas tous mes travers, mais je fume toujours, par exemple. C’est mon gros problème. Après, on dit souvent qu’avec l’âge on prend du poids, et de ce point de vue je fais très attention. Je suis même plus mince aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Comme je fais beaucoup de scène, c’est très important. Je suis encore en tournée avec "Ma femme s’appelle Maurice", de Raffy Shart. Et je prépare pour cet hiver une pièce très drôle, "Les cougars attaquent", du même auteur. Avec Fabienne Thibeault nous allons jouer des cougars…

Evelyne 2 LeclercF.D. : Le personnage vous ressemble ?

E.L. : Aujourd’hui, on va dire que je suis moins cougar, mais dans le passé, je l’ai été et je l’assume… J’ai eu de belles histoires avec des gens qui avaient l’âge de ma fille. Ce n’est pas bien, mais c’est comme ça !

F.D. : Pourquoi ce n’est pas bien ?

E.L. : La société trouve que ce n’est pas bien. Mais, bizarrement, il n’y a aucun terme pour qualifier un homme qui a une liaison avec une jeune femme. Ce n’est pas normal. Quand on voit une femme au bras d’un jeune, ça choque. Moi, je trouve ça bien. Quand je vois Claire Chazal et Arnaud Lemaire, je dis bravo. Je ne me vois pas du tout avec un monsieur de mon âge. À moins qu’il soit bronzé, sportif, les cheveux longs, et marin… Un homme de 60 ans avec ce profil pourrait m’attirer. Mais un sexagénaire élégant en costume trois pièces, très peu pour moi… J’ai été très courtisée récemment par un monsieur comme ça : divorcé, belle situation, bel homme, drôle, sympa, tout était bien, trop bien en fait… Mais j’ai eu beau me forcer, il n’y avait rien à faire.

F.D. : Avez-vous une façon courtoise d’éconduire les prétendants ?

E.L. : Les hommes ne sont pas idiots. On sent bien quand une relation est possible ou pas. Un dîner, deux dîners et pas de suite. « Tu viens boire un verre chez moi ? » « Non, je ne peux pas, demain, je me lève tôt », alors que ce n’est pas vrai… Après deux ou trois refus, le message est clair. Mais ça me permet d’entretenir de bonnes relations.

F.D. : Comment imaginez-vous la suite de votre vie sentimentale ?

E.L. : Je ne me vois pas au quotidien avec quelqu’un. Je n’ai d’ailleurs jamais vraiment vécu avec un homme. J’ai été mariée deux fois, mais mes deux époux étaient peu présents. Je suis Verseau : voyageuse, exploratrice, indépendante. On n’attache pas un Verseau. Et c’est de pire en pire : plus que jamais, je tiens à ma liberté. Pour moi, l’amour routinier tue l’amour. Et, de toute façon, je ne crois pas à l’amour ou à la fidélité toute une vie. Je ne connais pas un homme fidèle. Les femmes croient qu’ils le sont, mais ce n’est pas vrai.

F.D. : Avec des aventuriers, on risque des mésaventures…

E.L. : J’étais un jour en mer avec un skipper que j’aimais beaucoup, et ça ne s’est pas bien passé à bord entre nous. Il m’a larguée à Antigua, une île des Caraïbes. Hors saison, en fin de journée, tout était fermé. J’étais sur la plage, assise sur mon sac. Un seul bistrot était ouvert. Finalement, j’ai réussi à trouver un hôtel. C’était un moment un peu galère, mais c’est aussi ça, l’aventure, on se brûle les ailes.

F.D. : Être célèbre, ça aide en amour ?

E.L. : C’est un énorme handicap. Les gens regardent celle qu’ils connaissent à la télé. Et puis, on n’attire pas les bonnes personnes. Il y a une grande part d’intérêt. D’ailleurs, le nombre de femmes connues et seules en atteste. Sans parler de celles qui ont eu des fins tragiques : de Dalida à Romy Schneider, en passant par Marilyn, toutes ont été malheureuses en amour. Mais moi, rassurez-vous, je vais très bien !

Cyril Bousquet

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