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Fabienne Thibeault : "J'ai peur de devenir aveugle !"

Publié le 15 mars 2020

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La chanteuse québécoise a récemment confié qu'elle était atteinte d'une grave maladie oculaire et en redoute ses conséquences...

Àbientôt 68 ans qu'elle fêtera sûrement avec Christian, l'amour de sa vie, le 17 juin prochain, Fabienne Thibeault n'a rien perdu de son enthousiasme naturel et contagieux, et de son goût pour les plaisirs de l'existence ! Grande passionnée du terroir de notre pays, et notamment des vaches vosgiennes et des vins de Givry en Bourgogne, celle qui a obtenu la nationalité française en 2008 reste, pour nombre d'entre nous, l'émouvante Marie-Jeanne, la serveuse automate de l'opéra rock Starmania, écrite par son compatriote Luc Plamondon sur des musiques de Michel Berger. Depuis cette gloire, connue dès 1978, la chanteuse québécoise a accompli un bon bout de chemin et continué de nous éblouir avec sa voix fine et délicate portée par de nombreux albums, dont l'artiste a d'ailleurs réédité onze d'entre eux, paru entre 1976 et 1985, au printemps dernier.


Si sa voix est restée, tel un chant d'oiseau, d'une pureté unique et mélodieuse, l'artiste vient tout récemment de confier que l'un de ses cinq sens était désormais en danger. Dans une interview accordée à l'émission L'instant De Luxe, sur la chaîne Non Stop People, Fabienne a en effet révélé le mal dont elle était atteinte. Une nouvelle inquiétante qui nous a poussés à en savoir un peu plus sur la maladie qui affecte l'amie de longue date de France Dimanche. Avec sa modestie, son optimiste à toute épreuve et sa bonne humeur coutumière, la star nous a tout expliqué, sans langue de bois. Comme à son habitude !

France Dimanche : Bonjour Fabienne ! Comment allez-vous ? Que vous arrive-t-il ?

Fabienne Thibeault : Que m'arrive-t-il ? Vous savez, je suis comme beaucoup de gens : depuis longtemps, je suis très myope, ça, c'est une chose, et puis je suis aussi devenue presbyte avec l'âge. D'abord, j'ai un glaucome pour lequel je suis un traitement. Si je ne le traitais pas, ce serait plus grave. Ensuite, je montre probablement des signes d'une future dégénérescence maculaire liée à l'âge, la DMLA, mais ça, c'est héréditaire, et elle est également traitée. Si je ne faisais rien, je deviendrai aveugle, mais ce n'est pas pour demain matin, rassurez-vous ! Voilà c'est tout…

FD : Comment vous êtes-vous rendu compte que vous étiez atteinte de ces deux affections ?

FT : Il existe des tests pour les déceler. Quand vous allez chez l'ophtalmologiste et que vous avez dépassé la soixantaine, il peut détecter ces éventuels problèmes.

FD : Mais dans votre vie quotidienne, vous êtes-vous aperçu que votre vue changeait ou qu'il y avait des choses qui n'allaient pas ?

FT : Non ! Au cours de ces examens réguliers, le spécialiste vous pose des questions sur vos antécédents, sur ce qui est arrivé aux membres de votre famille. J'ai donc expliqué que ma mère, mon père et ma tante avaient eu une DMLA. Étant donné que c'est une problématique familiale et que, souvent lorsque vous avez un glaucome, il y a des risques d'être également atteint de ce vieillissement de la partie centrale de la rétine, le médecin a donc pris en compte ces deux facteurs et m'a dit qu'il fallait faire un traitement préventif.

FD : Vous n'avez pas subi d'interventions pour le moment ?

FT : Non pas du tout ! Vous savez, la DMLA, ça vous tombe dessus quand vous êtes une personne âgée, mais plutôt aux alentours de 75 ans. Moi, avec mon hérédité, même si je n'ai pas encore cet âge-là, je dois le prévoir !

FD : Quel traitement suivez-vous ? Cela doit être très contraignant…

FT : Je prends surtout des Oméga 3, vous savez, ces acides gras que l'on trouve notamment dans le poisson. Et puis je dois aussi faire très attention à ne pas trop solliciter mes yeux, je dois éviter de trop travailler sur des écrans.

FD : Mais au quotidien, ce problème ne vous handicape pas trop ?

FT : Non, ça va. Pour le glaucome, je mets simplement des gouttes matin et soir, il ne faut pas les oublier…

FD : Que se passerait-il sinon ?

FT : Oh rien ! Jusqu'au jour où… C'est un préglaucome, c'est de la pression oculaire, donc il faut bien faire très attention au stade de la prévention. C'est comme toutes les maladies, il faut suivre rigoureusement son traitement…

FD : Donc vous êtes sérieuse, vous faites exactement ce que les médecins ont prescrit !

FT : Oui, bien sûr ! C'est assez simple finalement, quand vous vous couchez le soir, vous avez votre collyre à côté du lit, et lorsque vous vous levez le matin, il est toujours là ! Ce n'est vraiment pas compliqué. Et pour prévenir la DMLA, ce sont les petits cachets d'Oméga 3 à prendre tous les jours. Et ça, malheureusement ce n'est pas remboursé. C'est comme ça !

FD : Sinon, à part ces soucis de santé, tout va bien ?

FT : Oui, tout va bien, sauf le poids évidemment. J'ai toujours eu ce problème-là. Mais, de toute façon, que voulez-vous, il faut bien s'accepter ! [rire]

FD : En tout cas, vous prenez tout cela avec beaucoup de philosophie, comme toujours ! Vous avez des projets ?

FT : Je pars en Corrèze, à Objat, pour l'élection des Super Mamies ce week-end*.

CD : Vous allez sûrement leur offrir un beau tour de chant ?

FT : Non ! Comme c'est moi qui ai trouvé les élections en Corrèze, en collaboration avec Fabienne Ollier, je préfère donner le micro aux artistes locaux, il y aura une chorale, et deux chanteuses corréziennes.

FD : Vous n'allez donc pas chanter ?

FT : Non, j'aime bien mettre à l'honneur des talents du coin. Moi, ils m'ont assez vue ! [rire] Il y a de beaux artistes dans nos régions, vous savez. En plus, je vais présenter mon spectacle là-bas, à Objat, au mois de juin !

FD : Ce sera l'occasion de vous rappeler…

FT : Avec plaisir !

Recueilli par Caroline BERGER Retranscription : Clara MARGAUX

* L'événement s'est déroulé le 23 février.

Caroline BERGER

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