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Fabrice Luchini : Enfin fidèle !

Publié le 6 octobre 2018

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Séducteur invétéré, Fabrice Luchini a toujours défendu le couple libre. Une vision qui a radicalement changé depuis sa rencontre avec la jolie Emmanuelle.

Qui est vraiment Fabrice Luchini ? Qui se cache derrière ce séducteur-né, à l’apparence frivole et aux yeux rieurs, au sens inné de la provocation coquine et joyeuse ? Qui est donc ce passionné des beaux textes déclamant à l’envi ses auteurs préférés, Louis-Ferdinand Céline, Jean de La Fontaine et Molière, ce comédien inclassable totalement habité par son métier et qui exulte à semer le chaos sur les plateaux de télévision où il est invité, pour le plus grand plaisir des téléspectateurs ?


Cet homme fascinant, parfois irritant, l’émission Un jour, un destin, Fabrice Luchini, voyages intérieurs, diffusée sur France 2 dimanche dernier, nous le révèle, au travers d’images d’archives, d’extraits de films et de témoignages de ses proches…

Un portrait délicat et tendre, brossé notamment par ses deux frères, ses amis, sa famille du cinéma et du théâtre, et par celle qui partage aujourd’hui sa vie, Emmanuelle Garassino !

Car aussi incroyable que cela puisse paraître, ce beau parleur au regard polisson qui a, depuis toujours, prôné une vision sans entrave du couple, succombant plus qu’à son tour à un joli minois, a finalement posé ses valises sous le même toit que sa dulcinée.

Et si la nouvelle est étonnante, vous ne serez en revanche pas surpris d’apprendre que sa compagne partage son amour de la littérature : c’est en effet cette jolie brune au regard doux et à l’apparence sereine qui a mis en scène son spectacle, Des écrivains parlent d’argent, une lecture des œuvres de Charles Péguy, Marcel Pagnol ou encore Émile Zola, reprise pour les Parisiens du 25 février au 13 mars 2019 au théâtre de la Porte-Saint-Martin.

“Tracassé du périné”

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la jolie brunette a réussi une véritable prouesse là où, sans doute, de très nombreuses autres « candidates » avant elle ont malheureusement échoué !

Elle qui, en parlant de son compagnon, explique dans le touchant documentaire : « Il a de plus en plus de facilité avec les choses du quotidien », a probablement dû montrer des trésors de patience pour parvenir à garder auprès d’elle ce drôle d’oiseau toujours prêt à voler vers d’autres horizons !

Lui qui, en 2012, affirmait dans Télérama, au risque d’en choquer certains : « Pendant vingt ans, tout le monde a cru que j’étais homo : un acteur si maniéré ! Mais j’étais obsédé par les femmes, client des prostituées dès l’âge de 15 ans. J’étais ce que Céline appellerait un “tracassé du périnée”, un chercheur. »

Un chercheur, un explorateur des sens qui, même lorsqu’il était follement amoureux de Cathy Debeauvais, la maman de sa fille Emma, âgée aujourd’hui de 39 ans, restait libre comme l’air, tourné vers l’aventure et prêt à expérimenter de folles sensations d’une nuit, d’une semaine ou plus…

Car il n’est un secret pour personne que le héros de Perceval le Gallois, film d’Éric Rohmer (1978), avait toujours refusé de se laisser enfermer dans un duo contraignant, préférant conserver sa chère liberté de… papillonner !

Fier de reprendre à son compte cette phrase d’Oscar Wilde : « Être en couple, c’est n’être qu’un. Oui mais lequel ? », Fabrice Luchini affirmait aussi :
« Personne, à part ma mère, ne m’a jamais demandé d’aller chercher le pain ! », exprimant avec des mots simples sa terreur de vivre une existence ordinaire et un amour banal s’étiolant sous le même toit.

Mais si cette dernière phrase, lancée comme une boutade, exprimait son refus, et probablement sa peur, de s’unir pour la vie à une femme, elle montrait surtout son extraordinaire attachement à celle qui lui a donné le jour.

Un amour si fort que ce n’est qu’après la mort de sa maman, en 2008, que Fabrice le beau parleur a fini par accepter de partager le même trousseau de clés, voire la même baguette de pain, avec l’élue de son cœur, qu’il avait pourtant rencontrée depuis quelque temps déjà !

Fidèle à sa mère jusqu’au bout, peut-être a-t-il ainsi pu se délivrer de ce lien qui l’empêchait de se donner entièrement à une autre ?

« Il avait l’angoisse d’être enfermé dans les choses simples quotidiennes, qui lui semblaient loin d’une volonté de s’élever, d’être dans de grandes conversations », a encore confié Emmanuelle Garassino aux journalistes de France 2.

Une inquiétude que l’ancien gosse des rues de Montmartre, âgé maintenant de 66 ans, semble avoir réussi à maîtriser…

Clara MARGAUX

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